lundi 30 mai 2016

Cap Vert > Brésil 14 jours de traversée

Dès notre arrivé au Cap Vert, j’avais en vue d’aller au plus tôt vers le Brésil.
Il nous fallait pour ça, réparer le frigo, et aussi si possible la girouette anémomètre électronique, sachant qu’à la marina de Mindello un technicien compétent raymarine m’avait réparé l’auto-pilote ST1000 il y a 2 ans.
 A la sortie de la marina directement dans la ville, un gars parlant un peu français que je reconnais d’il y a deux ans, me propose de faire visiter la ville. « Non merci, ce dont j’ai besoin c’est d´un frigoriste ». J’insiste puisque c’est ce qu’il peut faire de mieux pour m’aider et lui dit voilier Amarante. Une heure après il arrive au bateau avec un gars, qui regarde et qui une heure après encore reviens avec un autre gars et tout le matériel comme celui de Las Palmas. Au moment de payer le lendemain, il demandait 100 euros,  j’ai tout de suite dit hors de question maximum 50. Au final ce fut 60 et puis 5 de commission au gars de la rue.
La Girouette Electronique fonctionne de nouveau, en plus la vérification avait été gratuite, il fallait reprendre les câblages des connexions, ce qu’on fit avec Patrice. Super… A la place on a le sondeur qui ne marche plus. Du coup pour les mouillages je sonde avec le sondeur à main. C’est un fil gradué avec un poids au bout.
Je fis également savoir aux autres ; à savoir Elina, sa copine Pauline et Thoma, bateau stoppeurs provisoirement a bord, qu’on y reste 2-3 semaines, mais que s’ils veulent y rester, ça ne me dérange pas du tout...
Au bar wifi de la marina je prends les prévisions de vent pour 2 semaines chaque jour, et me projette vers le Brésil comme si on y allait dans une semaine. Et justement je vois que c’est une bonne période. Au fil des jours il semble qu’a l’approche de Juin les alizés nord s’essoufflent et effectivement cette tendance se lit également sur les statistiques des pilot-charts. Alizées ? pour aller au Brésil ? Oui,  on en a besoin pour aller jusqu’à la zone intertropicale de convergence (ZIC). Ensuite changement pour prendre le vent de l’hémisphère sud.

Pour aller à Tarrafal de Santiago, l’Amarante nous y porta avec un vent de travers sur 130 Milles. Pour la première fois depuis notre départ de France on doit utiliser l’annexe.
A terre on rencontra Cyril, qui est le propriétaire de la grande goélette de 23 mètres au mouillage au nom de Stella Polaris (Qu’il met en vente ; une affaire). Plein d’humour et de choses à dire, Cyril est ancré à Tarrafal depuis  2 ans, il a dû y arriver quand moi j’en suis parti.
Je lui parlai de Rosie l’italienne et aussi de Carlos. « Oublie Rosie me dit-il, elle a un bébé avec un cap verdien. »  Je pensai qu’elle ne serai plus là, lui dis-je, mais il me dit qu’elle fait un carton avec sa charrette a cocktails sur la plage, ce qu’elle envisageait d’ailleurs de faire à l’époque. Delphine Il y a deux ans au retour de la plage à la nage me disait. " J’ai trouvé une femme pour toi, une italienne complètement délirante ». Rosie me disait lorsque je fit sa connaissance avec un naturel incroyable «  Si j’avais pas le mal de mer, j’irai en Amérique du Sud avec toi ».
Son mal de mer était si fort que le voilier avait été obligé de faire demi-tour pour la débarquer au Cap Vert. Je me suis dit par la suite, que j’aurai pu être patient et au moins essayer. Bref je n’avais qu’une idée ; naviguer.
Je fus très heureux de la revoir sous les cocotiers avec sa charrette a rhum au citron pillé. Bien plus belle qu’il y a deux ans, un corps mince et musclé, et non plus ronde. J’aurai sans doute craqué si elle avait été ainsi. Elle me présenta son fils et son homme. Je lui offris une boite en marqueterie du Maroc.

 Thoma souhaitait si possible aller a L’ile de Maio. Comme c’est la seule ile du Cap Vert ou je n’ai pas mis les pieds et qu’en faisant le tour de l’ile pour Praia, la Capitale au Sud, l’ile de Maio proche a l’Est, est sur le chemin.
Elina étant absente le matin ayant passé la nuit sur le voilier de Jayre, qui se souvenais de moi en demandant ou étaient les poules… Je dis à Elina qui tardait à arriver qu’elle n’a qu’à y rester. Ce qu’elle fit, mais elle nous rejoindra en bus à Praia dans 4 jours (au sud de l’ ile) après qu’on soit passé par Maio. Avec tout ça, il manqua une heure pour arriver au mouillage de Maio de jour ; ce que justement je voulais éviter.

Pour Maio, Cyril m’a dit que l’arrivé a la plage en annexe c’est rock n roll, et aussi qu’a Praia il ne faut pas mouiller vers la digue de ferrys mais en face de la plage, car il s’est fait voler un ordi pendant son sommeil, ayant laissé tout ouvert. Du coup je stressais à l’avance et envisageait de faire des quarts de mouillage, qu’au moins ça servait a quelque chose. Mais finalement, de monter l’annexe a bord, de cadenasser le moteur et fermer l’habitacle de l’intérieur fera l’affaire.
D’ailleurs un couple de retraités français en retour de Casamance (Sénégal) changea de place pour mouiller à coté de nous après qu’une équipe de jour leur ai volé ordis et appareils photos, lorsqu’íls prirent le taxi pour aller à la police Maritime. Pas très malin de toutes façons ; un centre urbain est à risque partout dans le monde, de plus un copain à eux visiblement relooké à la mode Sénégalaise, aurai du rester à surveiller l’annexe et par la même occasion leur voilier en face, ou retourner au bateau avec la belle annexe rigide au moteur 4 temps 6cv Yamaha. Par la suite ils la laissaient en surveillance 2 euro jour à la plage des pécheurs.
Accolé a la police maritime, un bar wifi le Mochksa permet de surveiller l’annexe et de manger, boire des bières et faire de l’internet. J’y passais pas mal de temps, Patrice restait a bord, et les autres faisaient la plus part des courses. A chaque passage on embarquait des  bidons d’eau du bar pour remplir la cuve, et aussi des bidons de 5 litres d’eau minérale. Nous avons prévu que pour 20 jours x 5 personnes X 1,5 litres = 30 Bidons de 5 litres.
Le moteur de l’annexe johnson 2cv se mit curieusement à tourner à l’envers, à chaque démarrage il tourna en sens inverse. Le problème c’est que le refroidissement ne fonctionne plus en tournant à l’envers. J’ai bien commencé à me pencher sur le volant magnétique et l’avance d’allumage, mais comme il dit Patrice, il vaut mieux avoir un plan du moteur. Aussi c’est à la rame que nous faisons les allers retours.
Les prévisions de vent annonçaient un tarissement des alizés nord dans 7-10 jours donc qu’íl fallait qu’on s’active a partir Samedi. Vendredi, Je fonce avec les 5 passeports pour arriver avant 16h au service d’immigration en zone ferrys de l’autre coté du port car le week-end c’est fermé.
Puis Samedi, Pauline et Elina devaient voir un docteur ou un médecin a l’hôpital (...). En fin de compte elles devaient y retourner lundi pour contrôle.
-Lá j’ai dit clairement, que je n’ai pas envie de me retrouver coincé au Cap Vert ; que si Lundi pour n’importe quelle raison il faut reporter, j’annule leur départ au service d’immigration a bord de l’Amarante.

Le lundi 16 mai a 18 heures, Dernières courses et chargement d’eau, puis nous tous embarquons pour la grande navigation de l’Atlantique. Thoma lèva l’ancre à la main pendant que j’étalais au moteur.
Tout de suite après nous déroulons de la voilure. On salue chaleureusement les 3 jeunes Bretons ; Moise, Victor et Julot qui s’étaient ancré à coté de nous avec leur jolie Arpège de 8m50. Ils revenaient aussi de Casamance.
Pour ne pas se retrouver déventé par l’ile, je profite plein sud du couloir de vent entre Maio et Santiago pendant 45 Milles avant d’empanner et suivre la route prévu, visant le sud-ouest en premier.
        J’ai mis du temps pour commencer à écrire, ca fait 9 jours et je ne m’y met que maintenant. On a toujours pu avancer à la voile, la moins bonne moyenne était hier de 91 Milles.
On est maintenant à 18 Milles de l’équateur. Comme je le souhaitait on a fait une courbure à l’Ouest pour garder le vent, mais a la place ce fut trop et on devra sans doute faire un bord vers l’Est de 12 ou 24 heures, mais on n’a jamais eu besoin du moteur. Depuis hier on a fini avec la ZIC (Zone Intertropicale de Convergence), on navigue au pré serré mais il manque 20° pour avoir le bon cap.  Plus que 460 Milles jusqu’à Joa Pessoa ; 4 jours si on va droit mais sans doute 5 pour le bord a faire vers l’Est. N’ayant plus de prévision météo fiables je souhaite également arriver sur Joa Passoa perpendiculairement a la cote. Ma recharge inmarsat a expiré du fait des 3 mois de validité, donc tant pis. La sim reste valable sans recharge 90n jours de plus, j’ai donc pu recevoir l’SMS de Christof de Beaulieu «Comment ca va ? donne moi votre position ? »

-1er jour . Tout l’archipel du Cap vert nous occasionne des vents légèrement irréguliers par  phases, même a 70 Milles de l’ile la plus proche. 116 Milles en 24H.

-2eme jour le même cap 265° au génois tangonné.

-3eme jour La mer se calme un peu et le vent devient régulier maintenant, conditions qui permet d’installer les voiles en ciseaux au plein vent arrière cap 220°.

-4eme jour jeudi 19 Mai, Position 12°04’N 28°44’W On passe au Cap 200° droit sur Joa Pessoa, On enroule le génois et installons le spi. Je me souci un peu de la consommation d’eau minérale qui est pour l’instant plus proche de 2 litres par jour que le 1,5 de prévu.
-5eme jour. Toujours sous spi cap plein Sud 180° moyenne sur 24H 134 Milles. Avant d’aller me coucher le vent approchait les 20 Nœuds et je dis aux équipes de quart que si ça dépasse 20, il fallait me réveiller et qu’on enlève le spi. Au milieu de la nuit à 2h30 Pauline me réveilla, car le vent indiquait 21-22 nœuds. Il pleuvait fort, l’océan était comme cotonneuse par les trombes d’eau tiède de pluie tropicale. On aurai cru pouvoir passer directement de la pluie à la mer telle une grenouille. Les filles en profitaient pour prendre une douche à la lueur de la lune, éclairant nébuleusement le tout en un rêve surréaliste. Voyant que le vent avait faibli pendant la pluie, je profitai de Thoma qui se douchait aussi pour qu’on affale vite fait bien fait le spi, trempé et raidi par la pluie. On arriva à tout ranger, sans utiliser de lampe, le spi fut mis en boule a l’arrière du cockpit, je me séchai et retourna me coucher vite fait. Le matin au réveil, le ciel était bleu sans le moindre nuage, Patrice était au quart.
La girouette anémomètre électronique c’est bien pratique pour expliquer clairement aux équipiers quel angle de vent maintenir. J’ai bien essayé la fonction angle de vent du pilote mais ça ne fonctionne pas bien, malgré des modifications de paramétrages.
- La consommation électrique a été trop élevée, batterie à 11v5, démarrage du moteur. Mais celui-ci ne démarre pas car ayant trop injecté du jus de la batterie moteur, elle est a 11v5 aussi. Du coup on débranche le frigo et presque tout y compris les feux de navigation. On a uniquement les panneaux solaires pour recharger les batteries.

-6eme jour Premier cargo faisant route au 121° a la vitesse de 11,7 nœuds.

-7eme jour On pêche une très grosse bonite de 8kg au moins, je l’ai mesuré 75cm de long, 53 cm de tour de taille. Ayant mis des gants vaisselle vite fait pour aider Thoma a tirer sur le fil. Au moment de remonter le poisson par l’arrière, vint a moi une phrase de la trilogie des révoltés de la Bounty que je lisais « …du plat bord il remonta le poisson en passant sa main dans les ouïes du poisson » Et c’est ce que je fis, je plantai 4 doigts bien dedans pour le tirer au bord de la planche arrière et JE ne le lâcha qu’une fois Thoma l’ayant bien tué. Oui oui le FRIGO…Je dis qu’en fin d’après-midi on aura assez de jus pour démarrer le moteur de sûr,  et ainsi remettre le frigo en fonction.

-8eme jour. Journée de galère avec la ZIC, pluies avec grains, changements de direction du vent, cap mauvais malgré un pré serré. Je m’inquiète en pensant zut, j’ai été trop a l’Ouest, puis ca s’arrête enfin le soir et on a du vent régulier. 90 milles en 24H largement la plus mauvaise moyenne.

-9eme jour Presque a l’équateur 00°36’N 32°25W cap 220°, il nous reste moins d’un tiers a faire .Tout le monde va bien. Tout ce temps ensemble peut être lourd à supporter a 5 sur un voilier de 10m50 (6 avec Loupy). Des moments de silence et de sérénité me sont d’ailleurs nécessaires, sauf pour Pauline qui a toujours besoin de parler. Avec  Elina elles jacassent un peu trop a mon gout, par phases de rigolades incompréhensibles tel deux ados. Le frigo ne refroidis plus, de nouveau en panne. Séchage du spi sur le pont, il ne nous servira plus, ce sera du pré jusqu’à l’arrivée.

-10eme jour, beau temps, depuis 2 jours déjà, adieu la ZIC. Le vent adonne. Tant mieux si ça continue on n’aura pas besoin de faire un bord vers l’Est.  Plus que 397 Milles ; 4- 5 jours, encore comme si on était presque arrivés.

-11eme jour. Beau temps, toutes voiles dehors comme hier au pré ; mer plus calme, vent Force 2-3. Position1°14’S 32°57W. 115 Milles en 24H. La lune se levant tard on peut apprécier la voute collecte et surtout la zone de la croix du sud , avec la voie lactée qui passe dedans, c’est vraiment impressionnant. On voit au dessus Jupiter, plus loin suit Mars, qui est bien rouge et bien grosse. Derrière suit Saturne, plus discrète.

Que dire de la vie a bord ? Chacun fait sa vie, grosso modo, en extérieur au cockpit, ou vers l’avant ; dans le carré, s’allonger en cabine ; faire a manger, boire et  cuisiner occupe de façon continue cette derrière partie se passe bien a tour de rôle, sans que rien ne soit précisé. Apres  11 jours on n’a remplis que 2 petits sacs poubelles ; sans compter les bidons d’eau, mais en comptants boites, plastiques ; personne n’a acheté de limonades, coca  ou bières…les déchets organiques vont à l’eau. Lecture, music en MP3, jouer de la guitare, de la percussion, se laver au seau de mer,  regarder la vue imprenable a 360°, et bien sûr s’occuper de la marche du bateau, surtout pour moi, et j’en suis content vu que ca me passionne.

-12eme jour. Soleil un peu voilé, vent Force 4, On passe à 15 Milles a l’Est de l’atoll Das Rocas, qui est 80 Milles a l’Est de Fernando de Norohna.
Toujours au pré serré, je misai sur un passage Est du vent, mais non toujours pas. Il nous faudra tres certainement faire un bord vers l’Est.
En tirant un plan sur la comète, il est encore possible d’en faire une navigation presque parfaite : comme il reste 190 Milles jusqu’à Jacare. 10h30, actuellement on fait du 5  nœuds au moins. Bon disons 115 Milles en 24h, ce qui fait 230 Milles a naviguer. La marée haute est a 12H lundi, pour nous pousser dans l’estuaire les 5-7 derniers Milles. Donc ça nous laisse 40 Milles pour faire un bord vers l’Est. Et arriver a 10H30, ou 50 Milles vers l’Est et arriver a 12h30.
Je viens de penser qu’il y a un changement d´heure par rapport au Cap Vert de -2 heure ce qui laisse 2 heures en plus.

-13eme jour, Depuis hier soir la nuit on voit la lueur de la ville de Natal. En gros on est arrivé. Mais il reste 100 milles environs jusqu’à Joa Passoa. Et je ne veux pas aller faire un tour a Natal, genre, allons y voir puisqu’on est là, on va la ou c’est prévu.
J’ai tellement été omni bullé par avoir du vent a la ZIC que j’en ai oublié la navigation dans l’Hémisphère Sud. La théorie que j’avais émise était correcte, la trajectoire aussi et même les prévisions sur 2 semaines ont été correctes alors qu’il arrive qu’après 4 jours ce ne soit plus bon.
Donc on galère un peu, proche de la cote. Le courant contraire, le vent qui passe de plus en plus de face vers la côte, m’énervent un peu. Par moments on fait du 2 nœuds.
En prenant du recul a l’aide d’un coup de vin, je me dis « putain, c’est pas donné a tous le monde. S’il faut ce sera leur unique traversé d’un océan de leur vie, sinon leur première;  ce soir dernière nuit ; car oui ce sera la dernière nuit. Voile et moteur, on est tous les 5 dans le carré. Il reste 60 milles, je suis un peu bourré au vin. Patrice a fait le premier pain de sa vie. Thomas m’a montré 2 ou 3  photos vraiment bien dans l’action, pendant qu’il bavardait  avec sa copine Pauline, qui faisait des tresses a Elina…
Cet aprèm ils ont vu la terre. Les Buildings de Natal, avec des collines boisées derrière.
Les trois jeunes irent a la proue ouais le Bresil » … « et la regarde, un pont suspendu » .

Voila ; les cuves a eau sont pleines a 50%, du gas-oil ? le réservoir est presque plein ; tout le monde est souriant. La réussites elle est là.

14eme jour. Dernier jour de navigation. Le plus dur pour la fin. Pluie, bourrasques, depuis hier, cette nuit et ce matin. L’Amarante a  bien avancé a la voile, mais depuis 10 milles , vent en pleine poire et instable : Moteur. on est a 4 Milles de l’entrée de l’Estuaire, vitesse 3 Nœuds, pluie torrentielle, visibilité très mauvaise. Bon ca va qu’il est 13 h local.

ON y est arrivé. 2 semaine a naviguer d’un continent a un autre.
 Et après ?
Thoma et Pauline vont descendre en stop jusqu’à la Patagonie, avec planches de surf et guitare sur le dos. Elina va aller en Amazonie en bus.
Patrice n’a jamais traversé un océan même en avion.
-ET moi ? Je dois me dire merde zut, j’ai été trop à l’ouest de 50 Milles ?


le Parcours au  Cap Vert.

Cyril a Tarrafal de Santiago, sur son annexe fabriqué pour lui au Cap Vert, et sa belle goelette "stella polaris"

Le trajet Jusqu'au Brésil, avec un exemple de vent illustrant ce qu'on a eu.

600 Milles de pré serré


La bonite au premier plan.

Vue depuis ma cabine; je vois la girouette électrionique.

1 commentaire:

  1. Est ce que vous avez rencontré beaucoup de bateaux pendant cette traversée jusqu au Brésil.

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