samedi 9 avril 2016

Las Palmas et La Gomera


Depuis La Graciosa jusqu'à Las Palmas, ce fut une navigation facile et tranquille de 70 Milles. Une fois a La Palmas, nous y retrouvons Pauline et son copain Thomas, qu’elle rencontra en Galice durant l’attente de 1 mois et demi pour avoir des conditions meilleurs. Sa navigation sur le voilier Loiska fut tres difficile entre le pays Basque et Lisbonne, puis agréable jusqu’aux Canaries.
Retrouvailles pleins de rires pour Pauline et Elina. Thomas est assez calme et discret, prêt a aider. Donc la nouvelle équipe s’annonce bien.
     La mission principale fut de trouver un frigoriste et faire réparer le frigo. Egalement quelques coutures sur la grande voile à reprendre, nous nous y collons avec Patrice qui en fait une, Thomas une autres et moi également. A préciser que le profil d’enrouleur de grande voile sans la voile cogne dans le mat et fait un vacarme horrible, autant dire qu’on n’a pas trainé a la remonter…Egalement au programme, peindre le triangle de bande UV qui reste visible. Elina commence à dessiner la terre, suivant un projet qui consistait a conserver la couronne de la marque de la voile Elvstrom, et de faire une tête ou la terre dessous. Je souhaitai que vu de loin les tons de bleus dominent.
     Pour en revenir au frigo en demandant a droite a gauche on fini par en avoir un qui est venu a l’heure et à venir tout court. Elias, au final nous fit un bon travail, remplaça la partie réfrigérante sans même prendre de supplément, ni non plus compter la deuxième intervention et remplissage de gaz, car j’avais cassé un tube en refixant le réfrigérant. Il a surement été content du pourboire de 20 euros, le soir a minuit il nous demandait encore par wattsapp, si tout allait bien. Nous avons également amélioré le refroidissement en fixant le compresseur plus haut et un trou en face du ventilateur. Au final le rendement est au moins double, il refroidit beaucoup mieux avec moins de fréquence de fonctionnement. Pub gratos pour Elias téléphone 00 34 617 44 57 54.
         
Nous avons été visiter l’ile de Tenerife. Sans rentrer dans les détails, l’industrialisation du tourisme avec ce que ca a de bon et de mauvais y atteint des niveaux que je n’ai jamais vu au part avant.
De là nous partons pour la Gomera ou je voulais surtout revoir comment a évolué le camps de touristes hippies naturistes de la plage de Chinguarime a l’Est de Playa Santiago (28 02,3 N 17 10,5 W). Le mouillage fut des plus agreables. Elina eu droit a un baptême de plongée en bouteille initiée par Pauline qui est justement monitrice de plongée. Nous y ferons des ballades dans les environs a la nature exempte de civilisation. Au retour d’une journée de rando durant laquelle nous peinturlerons des rochers, nous rencontrons des fêtards en camping car,  ce qui nous donna des difficultés par la suite a retourner dans le noir. Heureusement Patrice resté a bord de l’Amarante nous indiqua le chemin avec sa grosse torche.
     Pour ce qui es du contact avec les touristes naturistes hippies, dès notre arrivé un couple d’Allemands étudiants en géographie nous rejoignent à la nage. Nous y passerons 4 jours des plus agréables. Cependant pour moi il n’y eu pas l’euphorie de joie et de fête comme il y a 2 ans mais des rencontres plus tranquilles, j’en retiens plutôt des rapports entre nous sur le bateau, natation et ballades a pied dans les environs. Le seul voilier au mouillage est un petit voilier jaune de 7m. J’apprends qu’Alex un Russe trentenaire est arrivé là depuis la Suède sans pilote automatique et sans moteur, sa compagne enceinte de 5 mois est parfaitement intégré au camp.
     Hier matin très tôt nous avons navigué la distance de 50 Milles jusqu'à La Restinga au Sud de El Hierro. Je souhaitai faire toute la nav de jour, me souvenant de conditions dangereuses de rafales et de vagues croisées entre la Gomera et El Hierro. Il y eu la fête abord de l’Amarante toute la nuit. Nous partons a la voile directement depuis notre mouillage vers 5 heures, sans allumer le moteur, il fait nuit encore. Tout le monde pars ce coucher sauf moi et Elina qui tient la barre. 
vas y comme tu le sens, lui dis je, t’occupe pas du cap ou de la trajectoire, on regardera dans une heure ou avant que t’aille te coucher sur l'ordi. Elle fit ca impeccable avec calme et douceur, puis en silence nous contemplons le lever du jour avec vue sur l’ile de la Gomera et Tenerife au loin derrière. Plus tard dans la journee, les dauphins en grand nombre nous accompagnent a l’approche de l’ile El Hierro. A noter qu’en longeant la digue avant le port des récifs ne sont pas indiqués sur la carte CM93, Je repris in extremis la barre a la main pour prendre de la marge.
    D’ici nous partirons dans quelques jours pour le Cap Vert, 735 Milles jusqu'à San Antao.
Mais au regard des previsions de vents, et comme Diego m'avait parler de Dakla on va peut etre y passer avant le cap vert. Dakhla comme 80% du Sahara Occidental est sous controle Marocain.

 voici le liens vers le blog d'Elina pour cette periode ainsi que d'autres photos.
 https://wendat.wordpress.com/2016/04/04/las-palmas-a-gran-canaria/
Au ponton d'accueil de Las Palmas/ On va direct au bureau.

La nouvelle equipe de l'Amarante.
Loupy pose avec une statue a Las Palmas.
Diego et Thomas jouent de la guitare.
Diego avec son voilier Looping...Patrice nous racconta une blague qui prit tout son sens par la suite. SAVEZ vous ce qu'es un lunettier ebeniste? c'est un fabricant de lunettes de chiottes en bois.
Patrice s'active a la reprises de coutures sur la grande voile.
Elias le frigoriste teste la pression du circuit.
Puerto Colon de l'ile de Tenerife.
Notre mouillage a la Gomera.


Alex sur son voilier.
Vegetation de la Gomera avec le Pico del Teide de Tenerife avec encore quelques neiges.


mercredi 23 mars 2016

Reparation a Graciosa

Comme j’ai pu l’écrire lors d’un article bien antérieur, la casse et la maintenance donne des préoccupations quasi quotidiennes, à tel point récurant que je n’ écrit rien dans le blog a part le frigo, la capote de roof et la drisse d’enrouleur de grande voile cassé mentionnés depuis notre départ.  Ce que j’ai vu lors du trajet Agadir-Graciosa est d’un niveau à donner de la tachycardie: Une barre de flèche décrochée du mat avec son emplanture qui tapait contre le mat !
     Alerte le démâtage est proche.
Ce n’est pas moi qui l’a vu mais Patrice lors de son quart de nuit, j’ai été réveillé par le bruit du tapage contre le mat. Très étonnant c’est arrivé côté sous le vent et par une navigation certes rapide et parfaite par 15 nœuds de vent en travers, mais sans aucun choc de vagues.
Comme je n’ai pas envie d’expliquer tout ça en détails, il faut quand même en dire une peu plus a savoir que l’emplanture de mat qui a un gros boulon au-dessus au centre et 4 rivets autour, a très certainement souffert dans des navigations précédentes et surtout que cette pièce fixé par moi a du être faite avec des mauvais rivets, le jeu s’est fait par les mouvements d’avant en arriére de la barre de fléche détendue sous le vent, puis le boulon a fini par s’arracher.
     En arrivant a Graciosa j’avais prévu d’aller a la Calla Francese ou on avait été il y a 2 ans, en fait envoyé là-bas par les autorités du port ; mais comme il fallait réparer nous sommes entré dans le port et appelé sur le canal 9 ; il nous ont dit comme il y a deux ans que c’est plein…mais on a dit qu’on avait une réparation a faire, et du coup on a pu se mettre le long du quai de débarquement des marchandises. Le défaut principal ce n’est pas l’absence de l’eau et du 220v mais qu’il faut modifier la longueur des amarres avec la marée et surtout qu’a marée basse on ne peut quasi pas sortir du bateau.
A part ça on est super bien ici. Nous y sommes arrivé vendredi 19 au matin et  c´était il y a 4 jours maintenant…Avec Patrice nous avons fabriqué une piéce en inox et soudé dessus des écrous pour ne plus avoir de rivets et tout refixé a l’intérieur du mat bien comme il faut ( le poste a souder a l’arc et des baguettes inox étaient a bord).
     Par contre la plaque inox suffisamment grande et épaisse on ne l’avait pas. Incroyable ce fut Pauline qu’on va retrouver à Las Palmas qui nous apporta la solution : Sur whatsApp je lui expliquait juste qu’on avait cette réparation à faire avant d’y aller…mais elle m’indiqua de demander à Dani, qu’on peut trouver à la pension Enriqueta, qui nous renvoya vers le bateau de transport « soleplaya » amarré devant nous…Dani nous trouva cette plaque, puis nous apporta du thon, nous arrangea pour qu’on reste durablement, nous fit encore visiter l’ile en 4x4 hier, plus encore un tour sur l’ile de Lanzarote pour chercher un semi -remorque de ciment et granulats avec son bateau ce matin. Nous sommes également chaleureusement invités a sa fête demain soir…
D’ici on ira directement à Las Palmas.

     




La petite isla
Montana Clara vue depuis le nord de Graciosa.









mercredi 16 mars 2016

Maroc en Atlantique: Essaouira et Agadir


 De Gibraltar nous partîmes avant la tombée de la nuit : Les vents forts qui rentraient droit dans la méditerranée, mollissait et passaient plus au nord ; comme ça on pouvait en sortir sans tirer des bords de prés. Je dis « les vents » car une partie de vent passe par-dessus les reliefs ; d’autres contournent et d’autres entrent droit dans le détroit.  A peine sortie de la baie de Gibraltar on eut un courant contraire et malgré une bonne vitesse apparente on ne faisait que du 2 nœuds ; mais je préférais continuer ainsi a longer la nord du détroit pour pouvoir ensuite traverser d’un coup et engager l’Atlantique à proprement parler. D’ailleurs le moment choisi le courant nous aida à faire du prés avec une vitesse de 7-8 nœuds. Mais comme c’est un endroit où les courants se rencontrent il a suffi d’une vague bizarre, rajouté au 8 nœuds du bateau pour littéralement  arracher la capote. Toute la capote se retrouva comme décalotté dans le cockpit, du coup depuis elle est en cours de réparations et comme il fait plus chaud et qu’on a des vents portants on ne l’a pas encore remise.
De Gibraltar jusqu’à Essaouira, il eu 360 Milles, ce qui fait 3 jours x 24H avec une moyenne de 5 nœuds ;
Ah enfin des navigations sans vagues croisés, sans avoir à modifier voilure et cap toutes les 30 minutes.
Pour l’arrivée à Essaouira on ne pouvait pas faire plus difficile ; de nuit par marée basse avec 30 nœuds de vents…(en fait si on l’avait eu en pleine face s’aurai été carrément galère)…Donc je stressait pas mal a l’avance ; on était plein vent arrière uniquement avec la grande voile, 7 8 9 nœuds et l’impression de ne pas pouvoir s’arrêter.  Sur la carte un alignement est prévu pour passer entre une petite ile et la digue, mais c’est pas large et les déferlantes, et les vagues qui s’éclatent sur les rochers ne laissent aucune place a la négligence.  Je me souvenais qu’accouplé au navire de sauvetage on touchait la quille par marée basse, mais attendre en mer ainsi ne me disait rien et comme elle allait remonter quand même si on s’enlise un peu au moins on est abrité.
On passe donc la digue, tout est calme car personne ne sors quand ca bastonne, puis presque arrivé à couple du navire de sauvetage la quille touche la vase et on ne peut plus avancer. En étirant bien le bras j’arrive à attacher un bout. 1 heure au moins fut nécessaire pour arriver a petite a petit le ramener a couple correctement. Un Gendarme arriva durant l’attente et Patrice put aller au bureau, puis directement apres nous avons été pour manger une tagine, mais on s’est satisfait d’un kebab.
              Le lendemain matin la quille touchait vraiment trop avec l’avant du bateau sortie de l’eau de 40cm…Du coup j’avais pas envie qu’on reste bien longtemps. Mais heureusement on put se mettre a couple d’un autre voilier lorsque la marée remonta.
Essaouira est vraiment une chouette ville, a la fois très authentique, compacte et touristique.
Le port de péche les jours suivants avec le retour de l’accalmie était en mouvement perpétuel,
Réparations des barques et chalutiers, retour et départ des pécheurs, vente des poissons le tout avec des mouettes et des chats de partout.
Pour l’artisanat, les produits frais, le gaz il n’y a pas mieux que le Maroc, on a donc fait pas mal de shopping. On alla aussi au hammam, Patrice acheta un djembé, on sympathisa avec Moustafa un commerçant avec qui le feeling passait bien, un ami a lui nous fit visiter l’hôtel sur les remparts, que Moustafa n’avait jamais vu non plus.

Apres 4 jours a Essaouira, il était temps d’avancer vers les Canaries ou nous attendent Pauline (par qui j’ai connu Elina) et son copain Argentin Thomas. Mais pas de panique ; avant on va passer par Agadir qu’on ne connaît pas…ce qui fera 6 tampons sur le passeport pour le Maroc, 3 entrées et 3 sorties.
A Agadir pas la peine d’espérer une vieille ville authentique ; un tremblement de terre le 29 février 1960 détruisit presque toute la ville faisant 15000 morts.
Petite navigation de 70 Milles, par temps calme jusqu’à Agadir; la marina est très jolie, j’adore les bâtiments autour. Pour le centre il faut compter 20 minutes de taxi, on va y aller cet aprèm.

L'Amarante dans le port d'Essaouira

Patrice achete un djembé
 (en + du derbouca acheté a Saidia)

Visite de l'hotel avec Elina et Moustafa (a gauche)
Vue de la salle de restaurant de l'hotel Riad mamouna

Les remparts d'Essaouira


vue de la terrasse de l'hotel Riad mamouna



La marina d'Agadir.
Sur la montagne également lumineux de nuit,est écrit: Dieu, la Nation, le Roi.

Le blog d'Elina avec sa vue de Essaouira/Maroc:
https://wendat.wordpress.com/2016/03/16/apres-gibraltar-visite-de-essaouira-au-maroc/



lundi 7 mars 2016

Melilla puis Gibraltar

De Saidia au Maroc nous avons fait les 32 Milles pour visiter l’enclave Espagnole de Mellila. Bonne surprise marina 4,80 euro, gasoil 0,67. Belle ville agréable, vielle ville avec une vue de l’ensemble des 12km2 de l’enclave… On fit des courses, comme bon nombre de marocains qui y vont pour avoir des produits moins cher, comme l’alcool ou d’autres produits qu’ils ne trouvent pas chez eux du tout comme le saucisson. 
Puis le lendemain en fin de journée, nous reprenons la mer pour Gibraltar. Encore du prés, 46H pour faire les 130 Milles. On a fait 8 bords de prés et parcourus 250 Milles.
Pour moi la classe, c’était de traverser le détroit en arrivant droit dans la baie de Gibraltar en longeant le rocher de Ceuta l’autre enclave Espagnole  au Maroc en face de Gibraltar).
On a été directement a la marina de la Linea de la conception, juste a la frontière. ( A Gibraltar  c’est plus cher et lors de notre passage il y a 2 ans ils nous avaient presque rabattu vers l’Espagne)

Le lendemain, visite de Gibraltar, les rues commerçantes, alcool et tabac a bas prix, une glace au soleil, puis monter jusqu’en haut ou il y a les singes…Les macaques a la fourrure épaisse, sont rigolos et gentils, mais pas du tout avec les chiens ; Loupy subit des intimidations . Plus haut vers le sommet ils devinrent carrement agressifs et je dut utiliser un bâton pour les maintenir a distance.

Aujourd'hui lundi 7 mars Joaquim nous quitte ; il prend le bus pour Sevilla et retourne ainsi progressivement vers Lille.
Nous autres reprenons la mer en fin d’après-midi vers les Canaries mais avant on s’arrête a Essaouira ou Mohamedia a voir en cours de navigation.

Ce matin le frigo a lâché ; une oxydation d’un tuyau contre le thermostat a fait un trou et vidé le gaz.

ici le lien du blog d'Elina (le text correspondant a Gibraltar va arriver) https://wendat.wordpress.com/

Melilla, la Citadelle

Melilla vue depuis la vielle ville.
le batiment du conseil général a Melilla




Le Rocher de Gibraltar en arrivant dans la baie.





dimanche 28 février 2016

De la Sardaigne a Oran en Algerie


Une fois amarré au port, vents froids et passages de pluie, seul le voilier d’a coté est habité ce sont 2 jeunes skippers Espagnoles de Majorca et Minorca…Ce qui fut l’occasion de bavarder avec eux en Espagnole. Leur grand voilier un Jeanneau de 15m est au pére d’un des 2. Puis 2 jours plus tard nous avons éte avec nos voiliers réspectifs a la petite ile en face. L’unique ville, pas si petite de Carloforte. On les a invité a manger chez nous ,puis le soir ils nous ont invité chez eux. Le lendemain eux, allaient  a Cagliari et nous vers Oran.
Un question fréquente concerne l’ennuis en mer : Dans la pratique, il n’y a pas de raisons de s’ennuyer plus qu’a la maison. A part l’absence de TV et d’internet, il nous reste le canapé mais surtout pleins de choses a faire, tel que cuisiner bien sur et s’occuper de la marche du bateau, mais aussi lécture, jeux de société, yams, uno...
Durant cette navigation de 4 jours et demi, il en résulte de véritables ateliers ludiques  comme la couture. Patrice répara la capote de roof, Et Elina, une manche déchiré de la veste du capitaine.
-Atelier  péche:  Je ne put m’empecher de rire lorsqu’ Elina apparu avec un canne a peche, alors que nous naviguions a 6 nœuds ; Ayant tres peu de materiel a bord ; cette canne a peche de pacotille et une unique sardine avec de la bobine de 100m de fil nylon. Elina et Joaquim tenterent de l’installer, mais ont fini par tout emmeller ; la matinée suivante fut nécessaire pour tout démeller . A l’accroche de l’amecon sur un pull et surtout de la perspective de ne rien attraper avant des semaines, me faisaient dire a répetition «  Vous comprenez maintenant pourquoi je ne peche pas !». Mais l’incroyable se produisit apres 2 heures de traine : un thon de 3-4kg. 
Comme il ne faut pas abuser de la bonté que la mer nous donne, nous n’avons pas remis la traine d’autant plus que le lendemain on mangeait encore  le méme poisson, décortiqué et cuisiné en gratin par Elina, Miam.

Depuis le départ de Hyeres, nous avons parcourus 890 Milles en 6 jours et demi ; mais aussi pérdu un peu de materiel en mer resté dehors:  Un chat en pelluche de Loupy ; un seau en plastique bleu (le nœud s’es défait lorsque je récuperais de l’eau de mer ), une rame, et les 2 gaffes.
Sinon je suis tres content de l´Amarante et de son nouveau mat. Celui-ci  étant plus léger, et les efforts mieux réparties créent moins de contraintes verticales. L’enrouleur dans le mat pour l’instant je ne regrette pas du tout. Juste prévoir de trouver un bout en dynema de 8mm de 8m de long pour l’enrouleur ; celui d’origine a cassé. En attendant il y a un bricolage. Aussi  a l’avenir penser a forcer moins sur le winch et en mettant la bateau face au vent.
Le deuxieme jour on a eu droit a du soleil du matin au soir avec un vent de force 3. On installa le spi, qu’on conserva toute la journée. Nous l’avons démonté avant la nuit, car sans présence constante le spi peut tourner a la galere. Ce fut une journée mémorable passé entierement  dehors, d’autant qu’on attrapa le thon.
Le troisieme jours bon vent mais couvert toute la journée.
Puis 4eme jours, le vent tombe puis passe de face…il nous fallut 2 jours pour faire ce qu’on fait d’habitude en un jour, on tire des bords de pré, le tout en croisant la route des cargos qui vont vers le canal de suez ou ceux caboteurs plus prés de la cóte.
On entra vers 21H au port d’Oran.  Vu au préalable sur google earth a  On avait prévu d’aller au fond du port ou il y a des bateaux de plaisance…Une fois passé la digue quelqu’un siffla, on biffurca vers le poste d’accueil douaniers.  Papiers, bienvennu en Algérie ; puis on fut dirigé vers un quai de cargos.
Ca fait depuis hier soir que nous y sommes ; on n’aura finalement pas de permis d’escale pour  sortir en ville, on a fait du rangement et des lessives ; mais on a aussi sympatisé avec les travailleurs du déchargement d’un cargo de bananes qui dure depuis plusieurs jours.
Comme on peux pas visiter la ville, j’ai pointé mon telephone inmarsat vers le satellite géostationaiire pour envoyer une requette grib, puis 2eme connexion 2 minutes apres. Donc les vents ca dit dur dur mais pire a venir. Concertation, nous décidons d’aller vers Saidia au Maroc, une Marina recente qui n’apparait pas sur les cartes OpenCPN (35°06N 2°17W) elle est a 90Milles d’Oran. J’appel le port sur canal 16 pour qu’ils nous fassent la sortie. OK, puis on largue les amarres pour le quai d’accueuil a l’entré ou sont les gardes cotes. Eux ne veulent pas nous laisser partir car il y a un BMS, (bulletin météo spécial). Je montre au chef les vents et lui montre bien que Samedi et Dimanche c’est pire, qu’il nous faut y aller. En fin de compte il est tard et le lendemain apres midi sera mieux, je me laisse convaincre et on retourne au quai cargo, ou ils ont fini avec les bannanes ( on a reussi a s’en faire donner d’ailleurs des bananes).
Le lendemain On viens nous dire qu’un ferry va venir vers la ou on est, que pour notre sécurité on va nous diriger ailleurs. Le bateau pilote nous montre le chemin, et on se met a couple d’un groupe de 3 remorqueurs hors d’usage. La c’est carrement mieux, en plus j’ai reperé ou brancher du 220v. Le garde cóte me montre ou est le batiment bureau des gardes cotes car comme on voulait partir directement et qu’on ne pouvait toujours pas ; j’ai demandé a voir le supérieur en personne. Et la en chemin je me rends compte que la zone est plus vivante avec l’impression que de lá on peux se barrer en ville…Avec Elina on va voir en éclaireur et YES, le poste de contrôle nous laisse sortir…en plus juste devant une station essence : 20 centimes le litre.
En fin d’après midi nous reprenons la mer pour Saidia, navigation très difficile, du prés a faire et 1 nœud de courant d’apres les pilot charts. Mais le plus dur c’était les derniers 24 Milles. A minuit arriva d’un coup un vent en pleine face de 30 nœuds. Le moteur presque a fond on faisait du surplace lors des rafales, les prévisions indiquaient des vents encore plus fort au large ; on longeait donc la cote. Pour faire ces 24 Milles il nous fallut 15 heures ce qui fait une moyenne de 1,6 nœuds ! Une fois arrivé, quelle joie de brancher le chauffage. Le soir samedi oblige, resto, sortie bringue, on a fait toutes les boites du port…

Journée soleil sous spi
La marina de Saidia est la moins cher de toute la Méditerrannée d’apres un gars qui viens de me dire bonjour. En prime une machine a laver a disposition gratuite,  la wifi capte a bord…
Repas a bord de l'Amarante a Carloforte.


Elina passe l'examen barrer au prés serré


Le quai d'arrivé a Oran en Algérie
Loupy, Patrice et Elina
Copie écran du logiciel de navigation OpenCpn,
le point rouge indique la position du bateau a Saidia.
photo involontairement en Noir et blanc...

Atelier couture en ambiance zen




jeudi 18 février 2016

Navigation intensive

Text d'Elina Reynaud. 
Dimanche 14 février 2016, jour de la Saint Valentin, nous partons du port de Hyères direction la sortie de la méditerranée. En perspective, nous prévoyons quelques pauses normalement prévues sur les îles Baléares (Menorca, Maiorca ou Ibiza).
Un logiciel de prévision des vents, nous permet de savoir la force des vents avec précision. Ayant vu les grand vents prévus au large de l’Espagne, nous avons préféré changer de programme pour garder le cap plein Sud. Du coup, au lieu de nous arrêter sur les îles espagnoles, nous nous retrouvons au port de Portoscuso dans le Sud de la Sardaigne en Italie… C’est aussi ça la navigation, on se laisse porter par le vent.
Nous avons commencé ce qu’on appelle les tours de garde durant les nuits. Moi, je surveille entre 2h30 et 4h30 du matin, le reste de l’équipage dort paisiblement. Grâce au pilote automatique, qu’on appellera Raymonde, l’Amarante tient le cap à merveille. Surveiller c’est-à-dire regarder la trajectoire du bateau en fonction des vents, des courants, et bien sûr la surveillance du trafic marin de vue et sur le radar juste pour s’assurer de ne pas tomber nez à nez avec un cargo. Je vous rassure sur 52 heures de navigation, nous avons croisé 3 cargos, ce qui est peu pour avoir parcouru 280 miles, c’est-à-dire 518 kilomètres (multiplié les miles par 1,85 pour trouver le nombre de Km). En moyenne, nous avons fait du 6 nœuds soit environ 10Km/h. Le début de navigation nous étions à vent portant, c’est-à-dire le vent qui nous poussait, puis pour les dernières 20 miles contrairement aux prévisions nous avons eu le vent complétement de face. Du coup la moyenne est très variable.
L’Amarante s’est bien défendue, elle a surfé sur les vagues, elle s’est battue.
Image1 hyères sardaigne
Trajectoire approximative
Autant dire que la navigation ce n’est pas de tout repos… Mais tout n’est pas que frisons et vertiges. Une fois que mon organisme fut adapté au mouvement perpétuel de la mer, j’ai pu commencer à lire, cuisiner, discuter sans avoir la désagréable sensation d’être sur une montagne russe. Sur le bateau, le vent et surtout les vagues décident plus que toi. Si ça bouge trop, tu fais ce que tu peux et non ce que tu veux. Bien entendu, souvent tu arrives à faire ce que tu veux mais attention au rythme de la mer. En général, tout prend plus de temps… Faire des pâtes, manger, la digestion, se brosser les dents… En mer tu développes une sorte de 6ème sens, tu prévois le mouvement du bateau, à travers l’ouïe notamment et la direction du vent. Si tu es attentif, tu entends une grosse vague arrivée et comme tu connais le sens du vent, tu peux prévoir comment la bateau va bouger. Finalement ça ressemble un peu à l’escalade, il faut prévoir ses prises pour garder l’équilibre et éviter de tomber. Du coup, des muscles qu’on pensait alors inexistants nous semblent indispensables.
Quand le beau temps revient, lundi après-midi, nous entendons un bruit assourdissant. Un avion nous est passé sous le nez à très grande vitesse !! On est sorti rapidement afin d’apercevoir de plus près, l’avion privé ou un avion de marine nous a frôlé. A quatre reprises, il nous a survolé à très basse altitude. On a eu des sensations fantastiques, tout en surfant sur les vagues.

Avant de mettre pied à terre, nous avons profité du soleil sur le pont et du paysage de la Sardaigne qui se dessinait à l’horizon. Le soir même juste à la tombée de la nuit mardi 16 février, nous amarrions au port de Portoscuso. Une fois à l’arrêt, les réflexes de terrien nous reviennent. Nous avions enfin retrouvé nos deux mains pour manger. Nous avons pu fêter ça en partageant une bière et un bon repas.
Deux jours dans une vie ça passent vite mais entre vents et marées, l’intensité est décuplée. De nuit comme de jour, la mer est à chaque fois différente, notre façon de la contempler aussi. Les vents en ont décidé autrement... dans la vie tout ne se passe pas toujours comme on l'avait prévu et pourtant on finit par aimer notre destination. Après tout la Sardaigne, je ne connais pas non plus et il se trouve que c'est une agréable surprise.

Essai concluant d'une voile sur mousquetons d'un bateau de 5m  que Fabrice m'a donné, cette configuration fonctiona pour force 6 et meme 7 jusqu'a la Sardaigne. Le bout d'renroulage casssa  a ras du taquet..., j'ai cousu un bout dessus pour pouvoir l'utiliser en  attendant de trouver un dynema,de 8mm a la place qui est au moins 2x plus resistant . 
j'évitais de faire trop de modifications de surface de la GV qui fut conservé tel quelle jusqu'a la sardaigne.

Le jet a fait 4 passages a 50m d'altiutude...ct génial



Le vendredi 19 fevrier nous partons pour une navigation de 4 jours. On profite d'un vent favorable qui va durer 4-5 jours, ni trop fort ni trop faible; ca va etre le top. La route prévue en bleu prévois 120 Milles/24H (moyenne 5 nds). Peut etre on s'arrete a Oran en Algérie.