dimanche 7 août 2016

Sortir au Brésil.


Dans un guide sur le Brésil vous allez lire « Les Brésiliens aiment faire la fête ; ils sortent danser toute la nuit sur les rythmes de la Samba et du Fogo. »
Une fois sur place vous vous rendrez rapidement compte, que les Brésiliens ne font pas, plus la fête que n’importe quel autre peuple, et que de toutes façons, ceux qui travaillent doivent travailler et ceux sans emploi  attendent de pouvoir faire la fête sur le compte des autres.

Les Brésiliens sont plutôt travailleurs et actifs, leur journée est calée sur le jour, sans fermeture à midi. Ils retournent donc tôt a la maison.
Les sorties du soir en fin de semaine commencent tôt aussi, ce qui est appréciable pour moi. Avec  le rythme diurne je n’arrive pas à faire de grasses matinées.
J’aime bien sortir le soir, boire des bières, ressentir la culture musicale, surtout quand c’est joué par des musiciens.  Parler avec tout le monde ouvertement, rigoler, draguer.
Quand à danser c’est juste une question d’ambiance et de taux d’alcoolémie.
Toutes les musiques sont bonnes.

Et justement au Brésil, la musique, que ce soit en zone touristiques ou non n’est pas tellement Samba, Fogo ou Salsa. Et même les Brésiliens eux même préfèrent écouter des tubes anglo-saxons.
En Colombie, par exemple c’était uniquement des tubes Latinos et de la Rumba, tous lieux confondus.

En arrivant au Brésil je ne suis pas trop sorti le soir le premier mois, d’abord par manque d’envie, mais aussi que les conditions ne s’y prêtaient pas. Puis a Salvador de Bahia on m’a trop dit que c’est dangereux. Je sais très bien qu’en retournant bourré à 4 heures du matin je constitue une proie dans n’importe quelle grande ville. Donc suite à mon expérience de « Clubber » je fais maintenant plus gaffe au moyens pour retourner en sécurité,  le soir je n’amène pas le téléphone et uniquement de l’argent liquide nécessaire pour la sortie.

A Salvador j’ai quand même fait une sortie le soir avec Chloé la Canadienne de la marina. Son père m’avait invité avec eux et leurs 2 équipiers à manger au Polourinho, puis on alla dans une terrasse couverte bondé avec un groupe trop chargée en musiciens, il en sorti une musique chaotique sur laquelle personne ne dansait vraiment, sauf pour ainsi dire nous, au-devant de la scène. Il pleuvait ; à la fin on a embarqué dans un taxi pour la marina.

J’ai commencé à sortir seul à Macaé avec l’intérêt qu’il n’y a pas de tourisme du tout. Et ainsi mieux connaitre la sortie des Brésiliens. J’ai été dans une rue ou était organisé une hamburger party, Un groupe jouait des reprises Anglo-Saxonnes avec parfois un tube de rock en Portugais.
Mon portugais est très mauvais, donc aborder ne marchait pas trop. Il faut dire aussi que la Brésilienne qui sors, ne cherche pas tant que ça a s’amuser, sauf si elle est déjà en couple. Celle libre, vise lors de cette sortie, un homme qu’elle a déjà en vue. Et elle le fait vite comprendre, ce qui a l’avantage de ne pas me faire perdre de temps. Ben oui, pourquoi payer des coups et bavarder si la demoiselle, attends en fait le moment pour aller vers celui qu’elle souhaite.
Donc cette soirée fut surtout intéressant a parler avec des garçons et des couples.
Comme la ville est petite, je pus rentrer paisiblement. En fin de nuit apparaissent une ou deux putes travestis, dans le centre. Comme on peut en voir à Nice vers le port.


Ensuite Rio de Janeiro. Le quartier ou on avait mouillé le bateau : Urca est vraiment un chouette quartier, sécurisant, varié et jolie. J’allais faire la wifi a Urca grille, en face duquel  on s’est carrément mouillé après quelques jours, pour avoir la wifi a bord.  Chaque fin d’après-midi, les jeunes prennent des bières en bouteille à l’Urca-grill, puis s’assoient sur le muret en bord de route avec les bateaux au mouillage en dessous et vue sur le Christ rédempteur. Les gens se connaissent,  je n’ai pas vraiment parlé avec eux. Les filles sont aussi trop jeunes autour de 20 ans.
Je me suis donc renseigné auprès de Joé, un américain qui vit au Brésil depuis 7 ans et qui s’occupe du petit hôtel juste à côté, il a d’ailleurs vécu illégalement jusqu’à une régularisation récente.
Comme le 14 juillet était mon anniversaire je voulais faire une sortie organisé. Un rencard sur TINDER, puis Joé m’a dit d’aller au quartier LAPA en prenant le bus 107, puis de retourner en taxi. Avec  la femme que j’avais rencardé le feeling ne passait pas tant que ça, et de payer inutilement consommations et entrées dans des endroits supposés « in », qui ne me plaisaient pas, m’ont conduit à m’en défaire au bout d’une heure, et d’aller plutôt ou je voulais.
Le quartier Lapa est vraiment bien pour sortir, le lendemain vendredi j’y suis retourné, mais en restant uniquement dans la rue, un Caipirinha 5 Reais bien chargé (1 euros 50), puis 2 puis 3, avec ça je suis chaud. J’ai bien rigolé avec un vendeur de rue ; fait la connaissance de xin xin une magnifique chinoise que j’ai revu le lendemain. Puis de 2 Brésiliennes devant le stand de caipirinha sous les arcades du pont, une plus agée et sa Cousine,  des femmes simples et rigolottes.
Je les ai embarqué jusqu’au bateau, ou on a continué à faire la fête. Il a fallu pour ça aller au quartier Urca, puis prendre l’annexe depuis le petit port de pécheur…Quelques bisous avec la cousine, puis on s’est endormis sur la banquette du carré.
Au petit matin elle me réveilla pour que je les ramène au bord.

De Rio de Janeiro on fit 60 Milles vers la baie de Angra dos Reis.
C’est une ville orienté bateaux de pêche et plaisance. Ainsi que départ et approvisionnement des iles de la baie ou affluent touristes voulant voir autre chose que Rio ou Sao Paulo.
On a trouvé un réparateur pour le guindeau électrique. Et en attendant les 3 jours de réparations on alla visiter ISLA GRANDE.  Assez rapidement j’installai  l’Amarante au mouillage de Abracaou.
Et là les sorties de fêtes furent TOP.
La petite ville principale de l’ile, aux rues de sable, est harmonieuse et absente de voitures ou motos (comme le reste de l’ile il n’y a pas de routes).  Ceux qui y travaillent sont souvent des voyageurs, conciliant travail et vacances, comme Lucia qui est du Chili. Avec son grand sourire elle rabattait les clients vers le petit restaurant devant lequel elle se trouvait. Le resto est au milieu de la rue, je m’assois prendre une bière et me connecter à la wifi. En discutant avec Lucia, elle me dit que ce soir-là il faut aller au Banana de la terra pour y danser le Fogo. Donc j’y vais et effectivement ce petit lieu sans prétention accueille un groupe de 3 musiciens qui arrivent merveilleusement à faire danser tout le monde. Une femme m’invita à danser et m’appris les pas de base du Fogo. Au bout du compte j’en ai retenu la meilleure soirée au Brésil.

Le lendemain Lucia me dit que c’est à L’Aquarium que ça se passe. Entre temps je me suis fais d’autres amis par l’intermédiaire de Lucia et nous allons donc à cette boite en bord de mer.
Assez classique mais pas cher la conso et pleins de monde qui dansent. Le DJ est mauvais mais on fait avec ; je me suis encore bien amusé accompagné de Patrice ce coup-ci.

Puis le lendemain vendredi on fait les 10 milles pour retourner chercher le guindeau réparé, faire le papier de sortie du territoire de Rio, et faire de courses pour une navigation de 350 Milles jusqu’à Florianopolis en traversant la grande courbe d’un coup. Le soir en entendant la musique depuis le mouillage, je repars a la plage voir comment ça se passe. Un bal, pas terrible, puis à coté un autre établissement avec groupe, puis je fini dans une boite dans le quartier. Avant même la fermeture tout le monde s’en est allé ; comme pour rentrer avant 3h. Dans la rue un travelo a tenté de me faire un croche-pied ; en me disant dinero ; dinero. Je suis parti en courant.

Petite précision : Au Brésil suivant la classe sociale les lieux de sorties,  tant de jour que de nuit ne sont pas les mêmes ; bien plus qu’en Europe. La différence se fait par le prix et le standing ; En ce qui me concerne, comme je ne m’y amuse pas, je n’y vais pas. J’aime bien que les classes sociales soient mélangées lors de fêtes, et c’est aussi ce qui m’a plu à Abracaou.

Le lendemain nous partons donc pour Florianopolis. Mais en sortant de la baie me montait l’envie de retourner voir mes amis Lucia, Diego, Dudu, de Abracaou; je dis à Patrice « changement de programme ! » On mis 3 heures pour arriver à Abracaou, et a peine je débarque à terre avec l’annexe que je vois DuDu la jolie Turc, à qui je dis qu’on va faire une journée bateau. Puis Lucia devant le resto ou elle bosse.
Ce soir-là Diego m’amène dans un bar a l’écart, sur la plage ou des Chiliens jouent du blues.

Lucia avait congé Lundi, c’est donc lundi qu’on fit un tour avec l’Amarante : 15 Personnes à bord !
Une mission,  était de faire le plein d’eau au continent 6 milles en face. Pas de vent mais SOLEIL.
Nous y allâmes donc au moteur, avec baignade sur une ile en chemin, tout le monde s’est bien amusé.  Je précise que vu le nombre j’ai embarqué et débarqué tout le monde au ponton qui sert au débarquement des navettes.
Le lendemain j’organisait de nouveau un tour ; mais cette fois nous sommes 7. Le vent fort du matin fit chasser l’Ancre j’en profitait pour la remonter afin de remouiller après le tour.
Ce fut une après-midi plus tranquille sans alcool avec ballade a terre d’un petite baie voisine et percussions a l’intérieur car il s’était mis à pleuvoir.

DuDu la Turc, qui est de 1985 comme l’Amarante fit savoir qu’elle était intéressée par venir à Florianopolis, et surement l’Uruguay aussi ; et Diego ça le branche aussi.
Le soir à 22h30 on avait rendez-vous pour discuter de tout ça. Dudu qui parle uniquement, mais bien anglais, m’expliquait que que son visa arrivait à la fin.
Aussi qu’elle ne voulait pas abandonner sa copine Nathalia qui était engluée avec son copain, mais aussi que Nathalia, d’un jour à l’autre elle change d’aller en Colombie par l’Argentine ; ou autre chose. De son expérience avec les Brésiliens Dudu me disait qu’ils étaient plutôt lourds et collants, en réclamant des bisous comme si c’était des bonbons.
Conversations sur le chemin vers  l’aquarium ; Mais à l’entrée le portier ne laissa pas entrer Diego, en disant qu’il vient tout le temps mais ne dépense rien. 
Moi je voulais repartir en solidarité pour Diego, mais DuDu entra voir Nathalia, et moi j’avais envie de boire un coup. Je dis a Diego de ne pas partir. Finalement c’est surtout Dudu qui oublia littéralement Diego. Elle m’expliqua que lors de la sortie bateau, Diego et d’autres boivent les bouteilles mais n’ont rien apporté ni payé. Que souvent les Brésiliens et sud-américains pour pas dire presque tous ; disent n’avoir pas d’argent.
Du coup ca m’enchante pas trop d’embarquer Diego s’il est fauché.
Et pour ne pas toujours faire les mêmes erreurs ; j’ai préféré dire a Dudu que je m’intéressais a elle comme copine, que pour le long terme « amis » ne me branche pas trop.
J’ai du mal formuler tout ça ; elle m’a répondu qu’elle n’est pas une prostituée !
A gauche Nathalia, a droite Dudu.

La bonne traversée vers Florianopolis, n’est valable que par cycles de 7-10 jours avec une bonne fenêtre de 3 jours seulement. Je voulais bien embarquer Diego, argent ou pas mais comme il voulait aller a Angra dos reis avant, et que comme trop souvent j’ai eu a faire des navigations bancales ; c’est chaleureusement que je dis au-revoir a Lucia, pour un départ très tôt le lendemain matin.

Comme d’habitude ; j’écris pour le blog en navigation sur plusieurs jours.

 La prévison de vent qui devait s'inverser, de Nord passer sud est arrivé avec 6 heures d'avance.
Heuresement que j'avais anticipé la trajectoire en cas de retrad. On a bien marché puisque 3 jours exactement pour faire les 350 Milles.  On est remonté le fleuve Itajai, ou on est a couple d'un vieux remorqueur, d'un chantier naval. J'ai discuté avec le gardien, qui a appellé le patron pour qu'on y reste faire quelques travaux. J'en ai assez de toujours prendre l'annexe avec de l'eau dedans, et aussi pour avoir de l'éléctricité.

Le Christ redompteur
Vue depuis le Christ Redompteur qui regarde la baie de Rio.
Nombreux taxis a Rio de Janeiro. ici l'entrée du tunnel ou on arrive a Copocabanha de l'autre coté.
A pied depuis Urca je met 30 minutes.
Moi et Loupy sur la plage de Copacabanha, 
La promenade au motifs caracteristique de Copacabanha.
A droite une structure provisoire pour les jeux olympiques. Volley ball.

Le jour de mon anniversaire il y eu ce massacre au camion a Nice. 
Ici l'article du journal métro de Rio. Hués pour Valls, et une victime brésilienne et sa fille qui seront enterrés en Suisse.
Urca grill en jaune au quartier Urca

Mouillage en face de Urca grill
Abracaou a isla grande
Le mouillage a Abracaou
Diego et moi.
 
Moi et Lucia.

BBQ dans la rue a Navigantes sur le fleuve Itajai.
Foca au centre m'invita a manger chez lui la veille.


mercredi 13 juillet 2016

Rio de Janeiro

A droite le mouillage, en haut a gauche Copacabana.

   Rio évoque pour moi, non pas la samba et les jolies Brésiliennes sur la plage de Copacabana avec le string dans cul, mais plutôt des films de mon enfance. En particulier James Bond Moonraker et  L’homme de Rio avec Belmondo. Dans un sens j’avais un peu peur d’être déçu. Mais pas du tout, à l’approche au matin par un ciel bleu, les iles et les montagnes environnantes sont magnifiques, même au début de la baie tout est étonnement beau et préservée, pas de poteaux ou de bunker ou chemins anti incendie ou quoi que ce soit de pas naturel.
   Entrer dans Rio de Janeiro en voilier fut ma plus belle entrée de baie : Simultanément,  le pain de sucre avec le téléphérique. Le Christ rédempteur au-dessus derrière, le tout avec les avions qui prennent leur alignement en faisant une courbe dans la baie, un pétrolier qui entre aussi tel le roi lion, et une centaine de petits voiliers qui s’entrainent pour les jeux olympiques. Ce fut majestueux.  Dois-je préciser que la pollution atmosphérique est visible. Je me demande quand même ou sont les millions d’habitants, ne voyant pas tant de constructions que ça, ni de favelas sur les collines.

   Je dis JE, car a part devant la baie que Patrice apprécia, il rentra ensuite à l’intérieur jouer au 4 en ligne sur son smartphone.  Patrice est une vraie force tranquille. Je l’ai quand même appelé pour m’aider a m’apponter a la marina da Gloria, que les Canadiens de Salvador m’avaient conseillé : En plein centre, un peu cher mais prix négociable. Ils ont eu le prix divisé par 4 !  Une fois apponté, les deux charmants garçons de quai, veulent me faire aller au bureau, je me dis que c’est pour les tarifs. Du ponton on me conduit en voiture de golf avec Loupy chaleureusement invité aussi. En fait la raison n’a rien a voir avec le prix. La marina est réquisitionnée à partir du lendemain pour les jeux olympiques. Ce qui explique qu’elle était presque vide.
   On me conseille d’aller à iate Club, qui est juste au-dessous du pain de sucre. Apres avoir fait le plein d’eau nous y allons. Pas de pontons, le iate club est aussi très occupé pour les jeux Olympiques mais une zone de mouillage au top.

   En chemin pour Rio de Janeiro, depuis Vitoria (350 Milles), se trouvent des  iles et deux caps sympas a voir: Cabo Buzio et Cabo Frio, qui fait l’angle après lequel on vire quasi a 90° vers Rio.
 La baie de Victoria, est très jolie en plus on a vu sauter une baleine, ce que je n’avais jamais vu. La marina très jolie aussi mais mauvaise ; Peu de fond sauf au ponton extérieur. Les pontons ne sont pas flottants ce qui avec 2 mètres de marée, est gênant. Et surtout le ressac permanant.
Ce que j’appelle ressac se traduit par une ondulation pourtant pas très visible ; qui fait avancer et reculer la bateau donnant des a-coups violents aux amarres. Résultat malgré des pneus pour amortir l’amarre; un retour de taquet cassé, et en prime une palle de l’hélice d’annexe cassé aussi. J’avais d’ailleurs déjà décidé que je n’allai pas au bureau, ni payer ou si je vais c’est pour dire que je ne paie pas pour ça...
   Donc plutôt que d’y rester encore 4 jours de plus, en attandant le retour du vent Nord-Est on est parti en fin d’aprem avant le coucher du soleil, la marée était haute ; j’ai décidé ca vite fait en revenant d’avoir visité le vieux centre. Le quartier proche de la marina ; modern chic, très clean, avec magasins dans le même style, me plaisait pas trop de toutes façons.  Donc Naviguer 170 Milles jusqu’au Nord de Cabo Buzios  pour y être avant Jeudi matin, car le vent tournait d’un coup  Sud-Ouest, et comme ca y rester tranquillement bien abrité, jusqu’à Dimanche, retour  d’un vent Nord Est.

En route après environs 140 Milles, je voyais qu’au lieu d’aller au Cabo Busio, qui est d’apres ce que j’ai compris une sorte de Saint Tropez ; la possibilité d’aller a Macaé a la place, Une ville qui semble ordinaire, sympas, 40 000 habitants et de pouvoir jeter l’ancre a minuit 1h au lieu de 4h du matin. Et puis aller au Cabo Busio après (s’il faut tirer des bords ; sur 20 Milles, ca va).
Et j’ai beacoup aimé Macaé, une vie normale d’une ville dynamisé par les emplois lieés aux forages pétroliers offshore, et sans tourisme. Et au final pas de Cabo Busio, ni de Cabo Frio.
   On leva l’ancre samedi pour s’abriter d’un vent nouveau qui faisait des vagues vraiment désagréables. Aussi pour visiter les petites iles a  quelques kilomètres devant Macaé et partir le lendemain pour Rio. L’ile qui s’appelle isla do Frances, comporte une petite crique avec un fond plat et rebords abruptes presque comme une piscine avec 5-6 mètres de fond et une plage de sable orange au fond. Le soir vers 22h vint 3 navettes transporteurs y passer la nuit aussi. Mais eux utilisaient une amarre a terre après avoir ancré. La crique n’est pas grande, il n’y a pas beaucoup de marge de rotation.

Le lendemain je vais au bord avec l’annexe ; il n’y avait pas besoin de la regonfler on l’avait tracté depuis Macaé ; comme j’avais déjà été a la plage la veille, cette fois  je vais vers les rochers. Donc visiter brièvement, faire quelques photos et balader Loupy.
Assez rapidement Loupy pourchasse des oiseaux de mer qui y sont chez eux. Les premiers s’envolent, mais l’un qui couvait des œufs mis un seul et bon coup de bec dans l’oeuil de Loupy. Olala !!! Du sang de partout, on aurait dit qu’il n’y avait plus d’œil.
Panique ! Je retourne vite au bateau ; Je ne sais quoi penser mais sans vraiment réfléchir, je mets plein d’eau oxygénée sur l’œil. Patrice dors, j’appelle a travers la porte sans insister; pas de réponse. Je démarre le moteur, lève l’ancre, moteur, au régime soutenu retour à Macaé pour un vétérinaire. Un Dimanche c’est pas gagné. J’ancre devant l’entrée du petit fleuve ou on était resté 4 Jours. Un zodiac viens vers moi ; en fait c’est plutôt moi qui a été vers eux puisque j’ai jeté l’ancre sous leur nez. Ce sont des autorités, genre marine nationale. Ils demandent les papiers en me tendant une grosse épuisette. Puis, pendant qu'ils font leur vérification en se laissant dériver, j’accroche le moteur sur l’annexe avec Loupy dedans pour directement récupérer les papiers et aller trouver un véto. Bon !? Le moteur Johnson 2 cv ne démarre pas, mais ils me remorquent a l’intérieur du fleuve, ou il y a un petit yacht club que je n’avais pas vu comme je débarquai au tout début du fleuve, ou arrivent les navettes de travail et les pécheurs.
Une fois au Yacht Club, On appelle pour moi. On trouve une clinique  vétérinaire 24h/24. Thibault qui s’occupait à nettoyer son hors-bord, m’a conduit au véto. Il a habité en France ; sa femme l’attendait mais il a quand même pris le temps de rester avec moi pour traduire ; bien que je lui ai dit que ce n’était pas nécessaire…
L’œil devrait se résorber ; Ouf, je peux me calmer.

De tout mon cœur merci au Brésiliens pour leur aide, naturelle et sincère.

Tiens des oiseaux?
Putain de piafs, ils savent se defendre.
A gauche isla do frances; vite je fonce a Macaé trouver un véto.
Pauvre Loupy, je me disais" a quoi ca sert de vivre si c'est pour encaisser des trucs comme ca"
Et voila le retour de Taquet cassé! pas grave mais moche.
Avant il était comme ca.
J'ai fait un moule en platre pour refaire une hélice en fibre de verre.
C'est un comme ca qui a mis un coup de bec a Loupy. Si elle avait pérdu l'oeuil, je n'aurait qu'une idée: tirer dessus a la carabine.
Le pain de sucre a Rio se fait en 2 telepheriques. Ici au premier pain. 
Bien qu'il est écrit de ne pas donner a manger, un peu de mangues ou de fraise permet de les voir de prés.
Ce sont les plus petits singes du monde.
(2016 est une année de singe  en astro chinoise;que je suis)


dimanche 3 juillet 2016

Salvador de Bahia > Vitoria


Il nous fallait un vent d’Est favorable, durable pour faire les 800 Milles jusqu’à Rio de Janeiro. En attendant on en profita pour visiter la ville, parée pour les fêtes de Sao Joao (saint jean 24 juin). On a aussi fait 12 Milles de navigation vers l’autre côté de la baie, jusqu’à l’ile d’Itaparica pour une ambiance plus relax. Feux de la saint jean dans la rue a même le sol, pétards et fusées (j’en ai acheté aussi). On y resta 5 jours; Un pont relie Itaparica au continent, ce qui d’après moi n’en fait plus tout à fait une ile. De Salvador le plus court et le moins cher est quand même d’y aller par l’un des bateaux qui partent de divers quartiers de la ville. Un petit terminal à côté de la marina, embarque les passagers sur des grosses barques en bois.


De l’hémisphère Sud je ne connaissais pratiquement que le prés serré au bâbord amure. Pour la navigation de Salvador de Bahia vers Rio de Janeiro, j’ai rarement eu autant de difficultés, du moins pour les deux premiers jours. SURTOUT que c’était avec des bonnes prévisions. Au courant contraire, se rajoutait le vent refusant, dans un sens et dans l’autre, puis ces cochonneries de grains. Pour casser le moral du navigateur à voile on n’a pas trouvé mieux: Le vent se renforce très rapidement voire brutalement passant de 15-20 Nœuds à 35-40, le tout avec changement de direction. Puis une bonne drache qui vous tombe sur la gueule. Une fois l’averse passé vous croyez peut être que le vent revient à 20 Nœuds ? Non, il faibli d’abord complétement, avec les vagues qui font rouler le bateau et claquer les voiles.
Voila un grain : celui la il est pour nous.

On a eu bien du mal a se dégager et trouver un vent favorable vers le Sud.

Du fait qu’ on a mis trop de temps au début : 3 jours pour faire 130 Milles, on va faire un stop à Vitoria à 450Milles au Sud de Salvador et 350 de Rio. Faudra pas trop trainer là-bas quand même : Maria une amie, hippie bourgeoise, callé en buisines, rencontré en Colombie me rejoins à Rio en avion. Elle embarque aussi sa chienne Négra, et une copine Diana. Je devrais plutôt dire NOUS rejoins car c’est aussi pour rendre visite à Loupy. Maria voulait venir en France, et visiter l’Europe. Elle s’était proposé de louer ma maison pour 6 mois. Mais j’ai dit, lorsque j’y étais l’été passé, que je pars bientôt et que la maison est louée déjà. « No problème, we see in latine America ».


La charmante femme qui s’occupe du bureau de la marina TTNB, de la ville de Salvador de Bahia ; fut attiré par Loupy, allant spontanément la caresser ;Ce à quoi on reconnait ceux qui ont des chiens. Comme depuis quelques jours je la sentais un peu malade, j’en profitai pour lui demander si elle ne connaissait pas un vétérinaire. Dans la minute elle appelle - une vétérinaire - qui s’avère être une copine à elle. Celle-ci vient le lendemain, l’examine : l’œil indique un peu de carences, sinon elle a un bon cœur. Puis à ma demande elle fais les vaccins antirabiques qui sont maintenant à jour jusqu’en Juin 2017. Elle me proposa de faire des examens de sang, ce qu’aucun autre vétérinaire n’avait fait. Deux jours plus tard elle revient avec les examens, et me prescrit des compléments à certaines carences.


De Jacaré, sachant qu’on allait à Salvador de Bahia, les autres navigateurs sonnent les cloches sur le caractère dangereux de la ville. Joseph :« C’est bien plus dangereux que Rio » ; Un jeune équipier : « J’en connais un qui s’est fait butter la bas » Didier : « Le centre historique très fliqué ca va, tu vas pas tout seul en boite » « prends le taxi». La marina est fermée et gardé sérieusement, donc on a toujours laissé le bateau ouvert. Une fois dans les rues au pied de l’élévateur qui mène au Polourinho ; comme dans toutes les grandes villes, il y a de la faune, semi-ambulante, à l’affut de faire garer une voiture moyennant un pourboire, ou des vendeurs de colliers, devant le Mercado modena. Celui-ci est un marché couvert de produits d’artisanats pour touristes. Un restaurant sous l’entrée, aux tarifs comme en France, font passer l’addition avec un petit spectacle de danse/musique acapouera. Au premier abord, l’activité du quartier est comme dans une grande ville en générale.



La vie commence très tôt au Brésil ; de nombreux endroits du quartier permettent de prendre un bon petit déjeuner, et pour le déjeuner également, en cherchant un peu on peut bien manger pour 3 euros ; mais ceux de la classe moyenne n’y mettent pas les pieds ; les cols blancs vont au self buffet avec portier et salle climatisé ; Puis a la tombé de la nuit vers 17h30, tout le monde ferme boutique et s’en vont. Progressivement même le centre-ville ne laisse pas grand-chose d’ouvert. Reste donc les quelques marginaux par ci-par la, qui inspire effectivement de ne pas s’attarder inutilement avec un smartphone et un portefeuille bien garni…Sais-t-on jamais, on m’aura prévenu.

1200 Milles de prés serré au babord amure.

Vue d'en haut de l'elevateur a salvador de Bahia
 le mercado Modena au milieu a droite; la marina juste derriere. 
Rue de Salvadore de bahia au pulorinho parée pour les fetes de la saint jean..

Vue de Nuit de salvador de Bahia :A droite, la cloture de la marina; Au milieu le mercado modena,au fond en violet l'elevateur..
Moi et Loupy a Itaparica. Comme souvenirs j'achete régulierement s'il me plait et si l'occasion se présente un T-shirt; ici Trinidade and Tobago. Du Brésil j'en ai Joa Pessoa,. Un autre deSalvador avec en gros l'elevateur genre en style post moderne.

Calfateurs Bresiliens a Itaparica.

Patrice le roi de la pompe.

Travaux pour un nouveau lotisssement a Itaparica.

Marée basse a Itaparica; attention a pas perdre une tong dans la boue.Petites mangroves de part et d'autre.

Loupy a l'écoute des écoutes.

Maria .

Un vraquier avec ses propres grues, au mouillage  a Vitoria. Tres belle baie avec tout dont Arcelor Mittal, qui décharge du minerai, puis le transforme sur place ´puis charge d'autres vraquiers en produit utilisable pour les chinois.

Arrivé dans la baie de Vitoria; ce n'es qu'une partie de la vue; qui rappelle un peu Rio ( qu'on a pas encore vu)

A vitoria, les fanjos en vedettte sont rois.





jeudi 16 juin 2016

Premières impressions du Brésil.

Jungle treck avec Loupy, de l'autre coté du fleuve, Jacaré.

La marina et mouillage en pied d'Elevateur a Salvador de Bahia.
La barge  carburants au mouillage a Salvador de Bahia.

Donc ça y es on est arrivé au Brésil…10 jours passés à la marina de Jacaré, a l’heure que j’écris nous naviguons Patrice Loupy et moi vers, Salvador de Bahia a 450 Milles au Sud. Toute la distance fut quasi au pré serré. Beau temps tous les jours, sauf a l’arrivé. Il fait moins chaud en mer et surtout plus de moustiques : La mer est calme, s’écarter de Joa Pessoa fut lent à cause du courant contre en juin, ce fut le seul bord de pré a faire de 35 Milles. Navigation à faible vitesses de 3,3 nœuds de moyenne (5 jours et 15 heures).


A l’approche de Salvador de Bahia, vents variant entre 25 et 40 nœuds au gré des nombreux grains , le tout avec passages de pluie et au pré serré. J’ai eu a travailler beaucoup sur la modification de surface de voilure déjà depuis la veille; si on laissait la voilure pour 40 nœuds, a 25 nœuds on n’avance plus qu’a 2 nœuds. Mais si on conserve la voilure pour la demi-heure de 40, le bateau gite un peu trop.


La peur du démâtage ?  je préfère m’en écarter par la prudence. Surtout quand une bonne grosse déferlante de vague tape ou au creux en retombant ; ça fait boum ! Si on ne connait pas on peut croire qu’on a percuté une baleine. Donc ne pas forcer trop a la voile, pour que quand ca fait boum, le mat ne sois pas trop en tension par le vent : Faut ménager le matériel. Quand les haut bans sous le vent commencent a bouger, je réduis.


On arriva de nuit. On put enfin foncer a 8 nœuds avec la marée montante qui nous poussa droit dans la baie. Au bord du fort rond au pied de la ville, on jetta l’ancre à 22h30 par 8m de fond. J’étais très fatigué. Un bol de riz au corned beef avec Patrice ; puis direct au lit.


Au réveil, la vue est sympa ; une barge station carburant, est mouillé à côté ; je ne suis pas sûr qu’elle était là cette nuit. Je questionne Patrice, qui n’est ne sais non plus. On va aller a l’une des marinas, a commencer par celle en pied de ville. Mais avant, on s’amarre a la barge pour faire le plein, j’en profiterai pour les questionner au sujet de, quand ils sont arrivés. Et par la même occasion ce qu’ils pensent de leur ville. J’ai demandé, il arrive a 6h . La marina super, wifi, au pied de la ville 12 euro jour, moins cher que Jacaré.


Le Brésil tient son nom d'un bois spécial couleur braise, le pau-brasil. Ce bois y était très abondant lorsque les colons portugais arrivèrent dans le pays au XVIe siècle, et fut l'objet d'un commerce intense vers l'Europe qui l'utilisait comme matière tinctoriale. Le pays se nommait alors Vera Cruz mais fut surnommé le pays du pau-brasil puis devint peu à peu le Brésil, nom qui supplanta l'original.


Que dire comme première impression du Brésil ? Assez vite, ça donne envie d’y rester la durée totale des 3 mois. J’en profite pour dire que, plus on pense à Sarkozy, plus on se dit que c´était vraiment le président de l’Esbroufe ; Comme de déloger Kadhafi sans raisons, ou supprimer le droit de séjour de 6 mois pour les Brésiliens. Qu’a fait l’administration Brésilienne a votre avis ? Eh bien ils appliquent la réciprocité. Merci Sarko : Le Brésil c’est grand comme un continent rien que de descendre de Joa Pessoa, jusqu’en Uruguay, ne laisse pas beaucoup de marge en 3 mois. (NB :Pour y retourner faut etre hors du Brésil 3 moi. Le bateau peux rester 2 ans)


La marina Jacaré, qui se trouve à 12km de Joa Pessoa, est située au bord d’un fleuve, séparé par la mer d’une longue bande de terre. A 500 mètres il y a une gare d’un train de banlieue qui pars du début de l’estuaire : Cabadelo  le petit port industriel, ou se trouve douane et capitainerie. Puis dans l’autre sens jusqu’à Sainte Rita, mais le train ne passe pas le centre de Joa Pessoa.


Pour faire des courses on peut aller à pied jusqu’aux petits magasins du quartier. Les enfants jouent dans la rue. Les flaques d’eau boueuses sont à contourner par l’un des bords. Des vendeurs ambulants proposent des fruits exotiques à bas prix. Les locaux sont tous,  tous âges et tous sexes confondus en tongs, t-shirt/ débardeur, short.


Sinon pour aller à un supermarché ou retirer de l’argent il vaut mieux emprunter un vélo à disposition de la marina et aller vers le cóté mer. Nico qui tient le bar de la marina, m’expliquait que pour traverser la 4 voies, juste avant les bâtiments commerces, il valait mieux descendre du vélo et traverser par le passage piéton à pied, car ils roulent comme des dingues. Par la suite j’ai pu constater qu’ils ne roulent pas du tout comme des dingues, et plus prudents qu’en France ; pas vu ou entendu de fanjos  de l’accélérateur.


Pour l’instant ce ne sont pas les Brésiliennes qui donnent envie d’y rester ; celles des environs sont sans intérêt, laides et grosses. Cependant ils (et elles) sont positifs. Quand on s’adresse à eux ils sont bienveillants, et personne ne regarde avidement, jalousement ou m’a abordé pour avoir de l’argent ou une cigarette. De toutes façons  je ne vois personne fumer, même ceux aux bars de quartier… Il faut croire que l’évangile a du bon a les abreuver de chants religieux, de paix et d’amour, même les graffitis aux murs, sont des cœurs ou des fleurs.


A la marina, tous ceux qu’on a rencontrés ont traversé l’océan atlantique aussi. On y retrouva sans surprises le voilier Mango qui n’avait été qu’une semaine au cap vert, mais fait une escale par l’ile de Fernando de Noronha : Tout est deux fois plus cher et il faut payer le mouillage je crois bien qu’il m’a dit 100 euros/ jour.


D’autres en route pour les Caraïbes, arrivent de l’Afrique du sud en passant par Saint Helene, et éventuellement l’ile de l’Ascension. Saint Helene est une ile Anglaise en plein milieu de l’Atlantique, dont l’aéroport n’a ouvert qu’en 2016. Mais d’après Didier qui arriva d’abord a Salvador de Bahia, le premier avion ayant atterris eu chaud chaud, a cause de la piste mal aligné avec le vent.


Un couple de Sud-Africains la quarantaine avancé, adorables un peu fous et inconscients ont engagé la traversé sur un catamaran qui n’inspire pas la haute mer. Ils l’ont acheté 2 semaines avant le départ sans aucune expérience.


Ils ont quasi fui un pays en déroute totale. Leur voyage a failli mal tourner ; le pilote automatique a lâché après 3 jours, ils ont tout barré a la main. L’un des moteurs est resté bloqué en marche arrière .L’équipier, un  jeune surfeur pourtant recommandé par la famille a failli leur chavirer le bateau en surfant de travers sur les vagues. Il leur a causé d’autres misères au point qu’ils l’ont débarqué a prendre le prochain ferry de Saint Hellène, qui fait le trajet 1 fois par mois. …La femme me parlait de tempêtes, qu’elle voulait appeler SOS ; mais son mari type Rugbyman a cóté, en buvant me disait avec l’accent sud-Africain. «  No mayday ! i lose my boat ; it’s all i have! ». Je les ai félicités, de l’avoir fait,  Bravo, et que jusqu’aux caraïbes c’est de la rigolade ; le courant est avec eux, ce sont parmis les vents les plus réguliers du monde.


J’ai aussi sympathisé avec Eric 52 ans qui était médecin dans la marine, à la retraite depuis ces 45 ans. Il s’est acheté un OVNI  neuf  (les ovnis, qu’on voit souvent  sont des voiliers français plutôt chers, en aluminium, dériveurs intégral). Eric a l’état d’esprit de droiture militaire, et aussi du mépris pour 99% de la population planétaire qu’il nomme crétins. Ça vaut pour toutes les classes sociales. Il a tout un concept du CRETIN ; on le devient, par éducation, Le socle de base c’est Cupidité, Ambition, Irresponsabilité. Il préféré donc ne plus trop vivre en société. Il a fait sa première traversé depuis le cap vert. Il s´intéressait à mon voyage vers la Patagonie. Eric disait n’avoir pas vu une seule jolie fille, que l’obésité touche décidément la planète entière. Dopé a l’adrénaline du sport, jogging, kayak, vélo. Il m’a entrainé à aller en ville en vélo ; lui son beau VTT, moi le scharafe de la marina sans vitesses. J’ai bien dit que, si c’est pour m’éclater, ça ne m’intéresse pas. Finalement le lendemain on part pour le zoo, via le marché. Arrivé en ville, crevaison. Assez vite on trouve un réparateur 1 euro pas cher. 1km plus loin de nouveau crevaison. « T’en a eu pour ton argent qu’il me dit ». Pff c’est pas ça ; y a qq chose de la jante qui le fait crever. Près du marché, un beau magasin. J’achète une chambre à air neuve ; puis sans supplément on me le monte. Hop, on repart ! 200m plus loin re-crevaison. Retours au magasin, mais avant j’achète du scotch pour entourer les vis rouillés des rayons à l’intérieur de la jante. ET la au magasin, ils voient que le problème viens d’un petit trou sur le pneu qui fais frotter la chambre à air sur le bord de la jante. Un monsieur, client ou je ne sais qui, me donne un pneu, avec une chambre a air et même le tout gratos y compris la mise en place au magasin; impossible de leur faire accepter un pourboire !


Pour réparer le moteur de l’annexe il me fallait un arrache. Un atelier de soudure à coté de la marina réussi a sortir le volant magnétique : la clavette était cisaillé, le volant complétement décalé. J’ai refabriqué une clavette et remonté le moteur qui tourne très bien maintenant. J’en ai profité pour faire une mission « jungle » avec Loupy de l’autre côté peu développé du fleuve. ; 2 jours après j’y retournai avec Eric ; En Kayak il allait à la même vitesse que moi. Des beaux marécages, des petits singes d’a peine 20cm de haut avec des oreilles blanches, ce fut très agréable 


 

L'Amarante au pied de la ville de Salvador de Bahia.
Décorations a la vieille ville en haut de l'elevateur pour la saint jean; 24 juin
Tiens ce voilier je l'ai vu au mouillage dans le baie de Mindello au Cap Vert.  C'est un couple de Turcs avec un chien noir; ils ont mis 24 jours de Brava, jusqu'a Salvador de Bahia.
Graffiti a Salvado de Bahia.