vendredi 8 mai 2015

Bermuda-Acores de la vraie traversée d’Atlantique










Pour le trajet vers Bermuda, je n’étais pas préparé a la solitude, ni a affronter des évenements imprevus comme la méteo completement differente apres 5 jours, j´étais affecté moralement ; du coup une fois a Bermuda, en voyant arriver des nouveaux solitaires, j´allait vers eux, sachant ce qu’ils peuvent éprouver. Ils venaient de Saint Martin pour la plus part, trajet de distance similaire mais plus facile, ils pouvaient monter droit au Nord. Il y eu Bastien le Hollandais avec un sun odyssey 38, puis Olly l’Ecossais sur son petit 8 metres, père de 5 enfants, 3 marriages, 1 cancer. Olli l’a acheté 7000 livres,  puis direct Carraibes. J’ai dit a Olli qu’il vallait mieux attendre Juin…mais Bermuda c’est cher ; pour les cardiaques vaut mieux n’aller, ni au bar, ni au resto ni au supermarché. Mais tout n’est pas cher, et pour la premiere fois, une de ces iles colloniales Anglaise m’inspire le respect, très accuillant, impeccable. Pas comme ailleurs ou il y a tout un tas de regles et de protocoles, puis a coté  de ca, c´est la zone, et cher quand meme. A Bermuda le mouillage juste devant St Georges est tres bien avec un ponton pour annexes, presque comme a la marina, mais gratos ; De ne pas se faire voler c’est gratos aussi ; souvent le moins cher fini par coúter plus cher ; En allant ballader le chien avec l’annexe sur la petite ile juste en face , j’ai decouvert un endroit libre avec les structures pour un barbequeue. Lorsque j’y suis  retourné, avec Olli et Bastien l’idée BBQ était évidente ; 3 jours plus tard nous y avons organisé un BBQ, en invitant tous ceux qu’on aime bien ; il y eu un autre Hollandais solitaire, arrivé la veille apres 20j de mer , super content de la presence humaine sincere et chaleureuse; il y eu le couple Argentin Espagnole qui partaient avec leur catamaran un peu bizzare, le meme jour que moi, pour bosser en Galice ;  Berto l’Italien qui a un magnifique Garcia pavillon Maltais en aluminium de14 m; un des plus beaux voiliers  que j’ai jamais vu, a la fois design et technique ; il est vennu avec ses 2 équipiers Allemands ;  un autre couple très sympa l’homme d´un metissage avec des iles du pacifique,  avec 68 jours comme plus longue durée seul en mer.Il a dit connaitre St Georges depuis 20 ans sans savoir l’ile BBQ. …puis plus tard sont arrivés les 4 jeunes Finlandais qui sont sur le retour vers la Finlande avec un Swan 41 Finlandais, acheté 110 000 euros en Suede....TOUS font étape aux Acores, et presque tous pour la 1ere fois. Horta sur l’ile de Faial est le plus courante pour  l’arrivée. Mais Flores est parait-il la plus jolies, et reduit de 130 Milles la longue traversée. Apres 8 jours a Bermuda a discuter avec les autres,  estimer le moment avec les previsons, et en me preparant mentalement a la solitude d’une traversée longue, font que j’étais prét …Je pense a eux, qui vont suivre, a Olli avec son petit 8m au nom de Soulage, sans WC, qui fait des moyennes de 4 nœuds et qui n’a plus que 800 dollars pour retourner en Ecosse bosser. . Je suis preparé a ne plus avoir de méteo apres 5-6 jours (Je n’ai toujours pas reussi a voir quoi que ce soit avec la BLU). Mon départ jeudi 23 Avril le lendemain du BBQ, était en conjonction avec le developpement, d’une assez grosse dépression, mais stable; il falllait encore attendre une semaine sans voir ce qui pouvait suivre mais aussi l’impression, que la dépression ne laisserai pas le temps a une autre, qui viendrai apres, me surprendre a l’approche des Acores…J’avais dit qu’il fallait rester plus au Sud avant d’aller vers le Nord, afin d’avoir des vents moins fort, puis pour des raisons d’angle de vent les premiers jours, j’ai finalement été assez direct, et je ne vais pas rallonger a redescendre ;

Ca y est ! exactement la moitié de fait (de 1680Milles jusqu’à Flores) 6j et 6h, 150 heures, j’ai envie d´ouvrir le champagne, pour faiter ca; surtout que l’Amarante fait ca impeccable depuis les Bermudes, avec un jour d’avance. Avril, n’est pas le plus le pépere pour le trajet retour : Jamais vu de vagues aussi grosses, du vrai Atlantique Nord. Des vagues a casser un cargo en deux. Au dessus d’une bien grande, c’est la vue panoramique comme en haut d’une montagne, avec les crétes enneigées jusqu´a tout au loin, c’est beau, et il fait beau aujourd’hui. L´Amarante allure grand largue, 3eme ris et un peu de genois déroulé, va super bien. …Aussi je m’occupe beaucoup d’elle. La mer trop grande on ne peut, l’apprivoiser. Le plein vent arriere est désagreable, avec du roulis, et l’impression de subir les vagues, avec accelerations et ralentissements, mais ca permet de diminuer le vent apparent si le vent est tres tres fort, et sympa sans vagues croisées : En conservant une bonne vitesse, au pire legerement une deferlantes par l’arriere de temps en temps. Ce matin, une bien grosse vague a déferlé SOUS le bateau, j’avais jamais vu ca ; Elle a deferlé ; puis rien ne se passe, 2 secondes le temps de comprimer les 7 tonnes de l’Amarante; puis une accelération fulgurente, bien droit comme une fusée avec des gerbes sur les cótés plus hautes que le pont… Hier soir pour passer la nuit tranquille, ca passait a force 8, et aussi pour faire un cap direct,  au lieu des mauvais bords de largue,  j’ai affallé la GV complétement, plutôt que de réduire au 3eme ris, ; il fallait reprendre le tout correctement, pendant des vagues malicieuses, et de nuit.  Mais le bateau était instable, déviant de sa trajectoire a cause de feroces vagues secondaires,  parfois le foc se gonflait a l’envers, s’en suit un grand claquement et le mat qui tremble sous le choc lorsque elle se remet vers le bon bord ; j’aime pas ca. J’ai quand meme fini par faire du grand largue avec uniquement un peu foc ; Ce matin, bien qu’il soufflait  toujours entre 35 et 40 nœuds, j’ai pris le temps pour installer les petits 6 metres carrés de grande voile au 3eme ris : Ca va mieux, le bateau est plus stable avec des vitesses moyennes meilleures car plus régulieres. Je fais donc des bords de grand largue avec des empannages. Parfois je prends une demi heure pour juste un empannage, faut dire aussi que du temps j’en ai, et s’il est mal controlé, ca peut faire des degats, en plus du danger -si on est debout sur le pont- de passer par-dessus bord avec le crane défoncé. Empanner veut dire passer les voiles d’un bord a l’autre par vent arriere, ce qui fait qu’elle va a un moment brutalement passer d’un coté a l’autre. (Un virement de bord par l’avant du vent, fait fasailler les voiles mais progressivement); Pour l’empannage, il faut border la grande voile au maximum,  avant de changer le cap. Une fois le cap franchement passé, lacher l’écoute, et bien verifier que l’angle au vent n’est pas trop proche du plein vent arriere, quitte a l’accentuer un peu plus avant de remettre la retenue de bome, sinon elle peut repasser brutallement d’où elle vient. L’écoute de retennue de bome, doit etre grosse, toujours bien tendue et bien fixé en avant ; Les empannages imprevues arrivent aussi lors d’averses et vents tourants, déferlante déviant le bateau , surtout si on est proche du vent arriere, ou encore un équipier étourdi a la barre.  Par exemple a Santago de Cuba un Catamaran est entrée avec la bome cassé en son milieu suite a un empannage pas controlé, ou encore le jeune Suisse Kevin avec sa copine Malaisienne ont cassé une bastaque. Les bastaques sont des cables qui partent d’en haut ou du milieu du mat vers le cóte et l’arriere, la plus part des voiliers n’en ont pas, l´Amarante non plus mais elle a les attaches sur les cotés du pont ; j’ ai bricolé des bastaques que j’utilise tout le temps; Ma plus grosse PHOBIE, le DEMATTAGE, j’avais remarqué que le bas étais (court cable avant) se detendait et se tendait un peu trop. En bordant avec un palan le 1er tiers du mat (vers l’arriere coté au vent donc) le mat ne fait plus ce leger flechissement d’avant en arriere, qu’on appelle aussi pompage ; sans doute normal, mais je suis plus rassuré.        
Il y a bien 20 ans, avec mon pot de toujours Laurent Van Kuijk, on a dématé un dériveur au Club de voile de Roquebrune Cap Martin.  D’habitude, (s’il y avait du vent sinon on n’y allait pas), on s’éclatait avec un 470. Le responsable du club de voile nous demanda : «  vous voulez pas essayer ca ? » Ok  Pourquoi pas… Le wizz ne payait pas de mine, fabrication astucieuse mais simpliste camelotte, tres plat sur l’eau comme une large planche a voile mais en dériveur,  foc a l’avant, et une wishbone commes sur les planches a voile .  Alors qu’un 470 se maintient difficilement par force 5 pour deux gars de 60kg comme nous ; le wizz restait plat sans rien faire quasiement. On volait litteralement sur l’eau avec des gerbes sur les cótés et un sillon a perte de vue ; On s’est tout de suite dit que le wizz est a nous ! Pour le show on rasait la digue du club de voile. Laurent rajoutait du pur esbrouffe : Debout en tenant le wishbone style planche a voile, en geulant « Maxou,  le véliplanchiste Fou !» avec des mouvements de flexion sur les bras et les jambes. Au bout du dixeme aller retour entre le club de voile et le cap, un hautban a fait « spoing » on a regardé vers le haut pour voir le mat se plier puis casser, les voiles dans l’eau : Fini, plus de Maxou le véliplanchiste, juste deux blaireaux sur un vulgaire radeau ; je me suis tout de suite demandé comment on allait faire, on était vers le bout du cap…Puis on a fait signe a deux filles qui faisait tranquillement du 420… Retour tracté au zodiac, les voiles et le mat qui trainaient dans l’eau, avec nous deux dessus, la queue entre les jambes. C´était le seul wizz du Club, ils s’en fouttaient et n’ont jamais remplacé, ni commandé le mat malgré nos demandes.
Toujours dans le domaine du démattage, Peter Schmocker en plus de griller toute l’électronique comme ceux qui ont pris la foudre, la puissance de l’éclair a aussi détruit des hautbans conduisant au démattage de son Dufour 35. Apres 8 ans de camping car (il aime que sa maison puisse se déplacer) il a acheté un Hunter 36 avec le mat qui passe a travers l’habitacle et qui pose directement sur la quille. Il est tres content de son Hunter, pour d’autres raisons, comme les performances et la qualité du gel coat, non poreux. 
Martin Bode (qui n’est plus mon ami depuis qu’il soit parti de Santiago de Cuba, sans laisser de nouvelles, mais bien des dettes), a dématté lors d’une bourrasque sous spi au milieu de l’Atlantique ; faut dire que le spi tire tout sur le haut du mat ; c´est lá que des bastaques en haut de mat peuvent sérvir. Il m’a montrée la coupure d’un journal local  « Deux Allemands en détresse au milieu de l’Atlantique, ravitallés par un cargo Maltais »  avec une photo du voilier sans mat a coté du cargo qui grute une palette de tonneaux, et bidons. Il a encore dematté une 2eme fois il y a un an dans des circonstances digne d’un film. En tant que capitaine pour un Anglais, retour vers l’Europe au large de l’Inde, avec deux campeurs a bord, l’un Français (de Nice comme Brice) et l’autre Bresilien. Lors du quart de nuit du Français, celui-ci se cuisinait un repas (ben oui il est Français) ; puis il a vu ou entendu, le cargo port conteneur, droit en face, quasi sur eux; il a crié « Big ship,  Big Ship» ne sachant quoi faire ; ( moi je dors, l’alarme AIS évite l’équipier foireux). Le Brésilien a dit, que c’est pas son quart, pas son probléme, et le temps que tout le monde reagisse le Français avait mis les moteurs en route,  marche arriere toute ;  Dans la collision, ou plutôt dans la succession de chocs, le catamaran a dematté avec encore une voie d’eau , rendant l’un des moteurs inutilisable ; n’étant « que » a 150 Milles de l’inde ils y sont allé, mais restreint a bord du voilier car entrée au pays sans visa préalable.
L’un des voiliers arrivés aux Bermudes, genre course croisiere couverte de publicités et de banderoles,  avait des handicapés a bord ; Ils ont du mettre en application l’une des idées géniales de celui que j’ai adopté comme mon grand frére, Patrick Riem : MAKE YOUR DREAM, BEFORE YOU LEAVE. Donc le capitaine, qui partait le lundi sans trop se préoccuper des conditions musclés me disait « Faut monter au Nord pour le vent, ce qu’il nous faut c’est du vent » ; Je pense que j’ai bien fait ; au 8eme jour au soir le vent a bien baissé, la mer plus calme, et au 9eme jour force 4 au prés, droit sur les Acores…Le chauffage a air pulsé airtronic, qui était un casse téte chinois a installer, me sert de nouveau apres un an de non utilisation ; je seche les affaires humides, et la chienne aussi l’adore.
Apres 3 jours agreables de baisse progressive du vent jusqu’à Zero et surtout 10 jours de naviagtion 24H/24, c’est le moment pour L’Amarante, tel un cheval qui a trotté depuis des jours, d’avoir une journée de repos …quelques heures de moteur depuis ce matin, puis comme rine n’évolue  j’ai coupé le moteur,  et affalé les voiles ( sinon ca claque avec le roulis); le silence au milieu de l’Atlantique,  tout va bien,  je me sens bien,  c’est tellement tranquille que je vais aller me baigner, jetter un coup d’oeuil au ventre de la béte. Pourquoi m’inquieter ? 76% de fait il ne reste plus que 384 Milles,  moyenne en distance direct 130.4 Milles par 24H (5,43Noeuds)… J’en reviens, de m’etre baigné, elle est bonne, j’ai frotté un peu les algues. Comme je comparait l’Amarante a un cheval,  les fines algues vertes qui bougeaient, m’ont fait penser au pellage d’un cheval, a son gros ventre rond et ferme. Au sortir de l’eau (j’allais pas mouiller un maillot), j’ai eu l’agreable sensation comme au  mouillage sur une ile ou il n’y a personne a part des cailloux, une plages, des arbustres ; du soleil…Bref une pause au milieu de l’Atlantique calme, et reposante et un mouillage comme sur une ile deserte et meme la baignade. Et puis, tiens c’est dimanche ; Dans la bible, quelque part est écrit « le dimanche tu ne travaillera point, ni ta femme, ni ton fils, ni ton ANE » La bible s’adressant surtout a la populasse, dire Cheval reviendrai a dire; Ta Rolls Roys devra rester au garage ( …puis pour rester credible,  ou tenter de l’etre, il faudrai  revoir la textuelle dans le style ; « Votre Limousine, restera au garage en ces Dimaches ».
Lors de l’arret dominicale au milieu de l’océan. j’entendais «  pfssouuu » puis encore « pfsouuu »… c’était un globicephale, qui passait tout pres, tranquillement avec régularité, sortait de l’eau expirait, inspirait, replongeait,  il ne m’a peut etre meme pas vu. Ca ressemble a un intermediaire entre l’orque et le dauphin. Contrairement aux dauphins qui nagent dans tous les sens complétement imprevisibles, le glophicéphale croise droit, il tient le cap.
Je n’y avais jamais fait attention au part avant : En regardant les nuages plus loin se confondre avec la brume a l´horizon, je pensait que c’était due a la distance et puis c’est tout. Puis grace au ciel clair, a l’horizon net non pollué,  et a une visibilité parfaite, je voyais clairement le dessous des nuages qui suivaient la courbure de la terre en vue par le dessous. Avec le coucher progressif du soleil, pas besoin d’imaginer,  juste regarder, le dessous sombre du nuage sur l’horizon créait une iles ou un pays entier, et d’autres des icebergs.
C’était hier, aujourd’hui lundi, le vent est retourné de week end,  donner le tempo, l’Amarante trotte au prés a 6 noeuds ;  1er ris et génois mylar sur mousquetons…puis renforcement progressif du vent,  reduction voilure,  2e ris, foc, sur étais largable a la place du mylar, puis 3eme ris…

C’est arrivé ce mardi ce 5-05 2015

DEMATTAGE :  Je l’avais surmenée au pres par des vents de 35 neuds (ou 40 apparent) , il était fragile ce mat, les barres de fleche, les cables. Ca secouait fort et un peu surtoilé, le choc d’une grosse claque de vague d’une rare volence provoqua le démattage, un bas haubas rompa sous le shoc.  Ca m’a ni etonné ni fait peur, j’étais  plus qu’a 210 Milles. J’ai du diesel ;, Quelle histoire, putain, c’est trop tard, il y avait des points faibles,  j’ai forcé sur la voilure, le jeu dans les barres de fleche, qu’il y a toujours eu, les 2 bas hauban qui avaient 2 torons de cassés. Le mat est d´origine de 1985.
Boum la vague, pleins de choses pourtant bien callés ont volé a l’intérieur . J’etais en t shirt, je venais de me reveiller.
Puis je vois la voile sur le hubelot,  j’ai compris tout de suite que dehors le mat est dans l´eau.
Sortis en slip observer les dégats, le vent froid et pluie incessante depuis la veille au soir . Le mat cassé en 3 morceaux. 1 grand et 2 petits
J’ai mis la combinaison de plongée surtout pour la pluie et le vent , elle protege le mieux et sert contre les chocs, aide a floter si je vais a l’eau.  j’avais prévu qu’en cas de grosse avarie il  fallait enfiler la combinaison de plongée c’est beaucoup mieux qu’un gilet de sauvetage. Je n’ai  mis que le haut de la combinaison avec capuche, c’était vite fait, puis j’ai commencé  a attacher, détacher, récuperer,  pour rendre le bateau navigable a nouveau, sinon c’est la dérive et la détresse, avec un mat dans l’eau on ne va nulle part et surtout qu’elle peut finir par percer la coque a frotter et a taper; pour aller plus vite j’ai éte a l’eau, vite fait pour attacher un bout a un endroit fatidique pour remonter le mat sur le coté avant.  Je n’ai pas trop hésité a aller a l’eau,  ca craint rien le bateau est arreté, sur place. . Normalement on abandonne le mat aux fonds marins en coupant les cables …A mon agréble surprise j’ai pu tout récuperé et remonter , pas de scie pas de démontages,  juste un marteau pour taper les coulissaux en métal de la grande voile ; elles coincaient aux endroits cassés . Deuxieme tour a l’eau avec un marteau si ca passait pas en tapant , j’aurai coupé la petite sangle cousue a la place, naviguant au 3eme ris, il n’y avait pas beaucoup de voilure a recuperer, elle est neuve je ne voulais pas l’abimer. Je me la suis fait ma VRAIE traversée de l’atlantique !.  Fini plus de voileux,  une nouvelle aventure V .V B. Vivre et voyager en Bateau. Pour stabiliser le bateau il faut maintenir les gaz a la vitesse 5 a 6 nœuds, pour mer agitée de face… Ce qui va changer ; Le rapport avec les autres, et la recherche d’un mat ou d’une solution de réparartion qui va créer des nouveaux rapports aux autres.
. Jamais,  je n’ai pensé pouvoir tout remonter a bord. J’ai mis 2 heures, Tout est bien bloqué callé sur le cóté des balcons babord. Vraiment pour ca je me sens mieux et peux me defouler  a raconter…

Une nouvelle aventure ; technique, humaine et financiere commence. L'occasion d'apprendre et maitriser un domaine que je craingais seulement. On vit Maintenant ! Demain on est plus la, bordel.  L’experience démattage je connais…Tout a l’heure,en passant proche, d’un pétrolier en route de collision.   Du Pétrole ! c’est un signe…. J’ai appellé au canal 16, pour voir si au moins ils écoutent et comprennent ( L’antenne AIS n’était pas sur le mat, mais sur le portique des panneaux solaires, était visible sur ordi déja,)... Ca m’a fait plaisir qu’il comprenne mon avarie, et m’a demandé si j’avais besoin d’assistance.  J’ai  calculé le carburant nécessaire, il me faut 80 litres maximum.  Ca va etre juste, je vais finir le reservoir avant de passer les 30 litres qu’il faut gérer a la fin ; 40 heures au moteur. La navigation se simplifie, comme les cargos on va droit et regulier sans se preoccuper du vent. ..Je suis bien vivant, Loupy va bien, la coque, n’a absolument rien, les voiles sont récupérés intactes…Si je démattais avant hier, je n’aurai pas eu assez de carburant…Faut rester positif, l’Amarante fonctonne au moteur aussi.  Phobie sur le démattage au dessus, je l’ai écrit avant c’était écrit. Si on peux dire.
Au 13eme jour revolu, j’ai fait 96 Milles, apres le demattage, me reste encore 125, le moteur s’est arreté, panne seche, j’avais beaucoup consommé avec le chauffage les jours précedents, qui utilise le diesel.  J’ai donc installé un grement de fortune en utilisant mon tangon en bois, pour les haut bans un pallan  d’un cóté, de l’autre une écoute de genois qui est du cóté opposé est qu’on tends au winch, un pallan long a l’avant par ou je léve le mat. Une poulie en haut avec une drisse pour hisser la voile par le coquepite, drisse qui fait pataras du meme coup . J’ai d'abord essayé en déroulant  du génois sur l’enrouleur qui faisait la bonne courbe du bon bord, mais comme il fallait encore faire du prés, ca n’allait pas trop comme courbure,  et tensions de la voilure correcte  tres difficile,  il m’aurai fallu trafiquer longuement encore , pour faire plus vites, j’ai monté le foc 2, a  l’horizontale, avec les mousquetons sur les fillières du balcon : ça va il y suffisement du vent assez fort,  le cap est au 117° depuis que je l’ai installé, je ne peux faire mieux, si je fais plus de prés il avance en crabe, et la dérive se fait vers le sud ; le bon cap serai 102°, ne manque que 15° pour faire le bon cap vers Lejas Das Flores. L’Amarante se retrouve de nouveau voilier, handicapé mais voilier quand méme. On fais 2.5 Nœuds (5 Milles de faits en 2 heures). J’ai mis 10 litres de diesel pour redémarrer le moteur, et pour vérifier que ça démarre. Ok, mais ces 30 litres ne peuvent me permettre de faire plus que 75 Milles, je dois me rapprocher a  la voile tant que ca marche. garder les 3 bidons de 10 litres jusqu’à presque arrivé.  Ma mission c’est d’y arriver sans assistance.
Le vent a tourné progressivement en ma faveur, est le courant habituel a repris Ouest . Pour  faire marcher le bateau plus vite, et avoir des meilleurs trajectoires; j’ai pensé rajouter une voile en plus du foc, puis comme ca tirait fort  déjà je ne voulait pas surcharger mon mat de fortune et le casser, securité avant tout. D’aller plus vite EST dans le sens de la sécurité!. Soyons fous.  Un deux mats ketch bricolé avec les moyens du bord... Installer un deuxieme mat en utilisant la bome comme mat, pour voile celle restée au 3eme ris dessus mise a l’horizontale comme le foc, et ainsi avoir les 2 voiles comme lors du démattage, mais montés a l’Horizontale. Je n’ai pas reussi a levr la bome, trop lourde, avec toute la voile et les lates dessus ;  il faudrait etre deux, et puis je risque de me la prendre sur la tete, j’ai quand meme pu caller un peu de voilure entre les balcons et le portique de panneaux solaires. Et le peu de voilure mieux répartie donne un meilleur cap. Sans le mat le roulis est vif  rapide, c’est inhabituel, comme un bateau plus petit, c’est tres bizzare,  Loupy est désorienté aussi. Avec la voile de fortune, c’est  plus agréable déja…La moyenne s’est ameilloré, 3.6 nœuds,  grace surtout au changement progressif du vent; pourvue que ca dure. 23 Milles, de parcourus en gréement de fortune,  moyenne 3.28 Nœuds.  Reste 106 Milles quand meme, Si je conserve cette moyenne et que je peux aller droit j’y serai dans 32 Heures. Bien sur j’ai 30 litres de gas oil, qui sont pour la securité, tant que ca va a la voile je continue et je ne met plus de chauffage qui m’en a consommé beaucoup, c’était du luxe, jechauffait pour etre en slip et T shirt…
Ce matin jeudi 7 Mai a 10 Heures 14 jours de mer, il reste 44 Milles,  J’arriverai demain. Finalement 15 jours comme prévu, compris démattage. Le vent s’est progressivement tourné, j’ai due empanner, ce qui reveiens a la defaire et a la mettre de l’autre cóté. Le vent a baissé et la mer moins agité, il fait plus chaud aussi. 72 Milles faites en 24 Heures avec le grément de fortune ce qui fait 3.0 Nœuds de moyenne, la moité de la vitesse habituelle. Le courant aide ; il est donné pour 0.5 nœud sur les pilot charts. La traversée me m’a pas semblé longue, c’était vraiment très varié. Le démattage serai arrivé un jour ou l’autre … Les 2 reservoirs d’eau sont a moitíé.  Etant seul, l’eau n’est pas un probléme , en plus j’ai consommé pendant 8 jours a Bermuda,  ; j’avais fait le plein d’eau a la station service en y arrivant, l’eau m’a couté 3 dollars pour 100 litres, le gas oil 1,68 par litre, (c’est pour ca que je n’ai pas remplis tous les bidons) Bien sur les produits frais viande, fromages, œufs, tomates, salades,  sont finis, depuis longtemps, mais il y a de quoi faire avec des pates, des sauces en pot, quelques conserves, des ongions et des citrons.  Reste beaucoup  de riz, de la farine, de l’avoine, du sucre, de la confiture. j’ai des biéres et du rhum, pour quand j’arrive ; seul en mer l’alcool ne me dit rien, c’est bien pour en société ou avec des amis…
Plus que 11Milles, je pourrais largement  remettre le moteur, il est 21H30, il pleut fort.
Je commence a trouver enrichissant, finalement le démattage, la voile foc horizomtale, avec le tagon en bois, tient bien, comme je suis plus a un démattage prêt…ca souffle. ca gite, bien qu'il n’a pas plu de toute la journée surement l’ile retient les nuages : il pleut fort. Il tient le mât, c’est incroyable. Vitesse 4 Noueds. Rien de tres fameux mais par contre comme l’Amarante est avant tout une coque avec un grand safran et une quille derive on  peut faire des bons prés avec, cette voile foc a l’horizontale, faut bien choisir les 3 points de fixation, puis border suffisement pour que ca fasse pas un long sac horizontal … En cas de demattage, pour un long trajet, il faut savoir comment, avoir le nécessaire et etre a meme de monter un grement de fortune complet.  Et faire du pré avec tant qu'a faire, faut un peu de technique pour bien créer la forme et bien le balancer sur le voilier,  si non elle ne remonte pas contre le vent mais dérive en acceleré, n'avance que en crabe, comme lors de  mes premiers essais. Rajouter de la voilure complique et ne corrige que partiellement, il faut régler le mauvais équilibre a la base.
 Arriver de nuit avec la pluie ; j’ai 3 heures devant moi, mais apres 15 jours et 14 nuits, j’arrive.…Oulla…Il y eu bourrasque fort dehors. J’ai fini par y aller sous la pluie battante le haut de combie affaller la voile tangon en bois de 4 metre, ( celui d’un petit arbre coupé dans les mangroves au Surinam. Ayant cassé deux bambous déjà  , je voulais du bois quand meme car le métallique peut frotter et causer des dégats) la voile je l'avait affalé depuis le coquepite, je voulais surtout férler la voile (attacher),  avant qu’elle commence a claquer, a s'accrocher et déchirer….  C’était pas la peine, la  pluie s’est arreté juste apres et la voile restait couché a l'horizontale.  Ne pouvant dormir tranquille aussi proche

; C’est décidé,  2 heurs de moteur pour les 11 Milles  qui restent et, je jette l’ancre et dodo. Moteur et je met le CHAUFFAGE il me reste entierement les 30 litres…Le stage :Traversée de l’Atlantique avec Démattage j’ai l'ai passé, j’ai mon brevet.





mercredi 15 avril 2015

Bermuda 8 jours en mer


Ecrire pour le blog est pour moi, comme d´avoir quelqu’un a qui parler, y compris d’y penser, bon nombre de textes ne sont jamais écris. Si on pouvait simplement deconnecter la fonction « penser » de la caboche, je l’utiliserai de temps en temps pour avoir la paix…déjà 6 jours 24h/24 ca en fait des heures, je suis quand meme tout seul (avec Loupy)…ca va aller plus que 150 Milles jusqu’aux Bermudes.

620 Milles de fait depuis Bahamas Grand Cay, 620 en pointant le curseur mais en suivant la trace ca fait 672 (voir photo écran open CPN), et meme plus encore car le voilier fait des micros courbes également. Une partie de ces micros courbes sont dues aux reglages pilote automatique, la reponse de reaction qui est d’office sur 3, je la regle au minimum, c’est-à-dire 1, donc qu’il reagit lentement, il va moins mouliner pour rien, donc moins de consommation et moins d’usure. Pour les variations dues aux vagues c’est bien, il ne va pas bouger et le bateau se remet de lui-même a sa position initiale, mais quand le vent varie trop brusquement il fait carrement des S. Un bon reglage et pas de surtoillage permet de conserver un cap constant avec quasiement aucun mouvement du pilote auto. Les 5 premiers jours je les ai fait avec le petit ST1000 sur la barre franche, puis hier la nuit le vent est passé vent arriere avec des vagues; comme il est pour des bateaux de 7-9 M, je l’ai mis tres loin sur la barre pour qu’il ai la force suffisante, avec des crans de reglages sur la fixation pour compenser le manque d’angle de barre. Ca va tres bien pour le prés, meme par vent fort, mais pour du portant avec vagues il va arriver hors limite assez vite. Je fais régulierement fonctionner l’un et l’autre, pour m’assurer que les 2 fonctionnent.

A isla mujeres j´ai remis la girouette annemometre en haut du mat ; j´y suis monté tout seul en utilisant un palan avec taquet : comme le bout de 30M ne suffisait pas, j´y ai cousu en rabout un autre bout de 30M, on ne peut pas faire de nœuds, sinon ca ne passe pas dans les poulies. Je m’etais habitué depuis 6 mois sans cette girouette électronique, avec souvent le nez en l´air pour regarder la girouette windex d’origine comme il y a sur tous les voiliers. La nuit je devais la pointer avec une torche…donc c´est un peu comme une TV couleur apres s’etre habitué a la TV noir et blanche. L´anemometre c’est comme les infos, qu’on les regarde ou pas c’est pareil, la vitesse du vent est palpable et visible sans lire des instruments.

Cet appareil permet du coup d’utiliser la fonction Wind c’est-à-dire comme un regulateur d’allure:

Quand la direction du vent change, le cap du bateau change avec le meme angle de vent sur les voiles, jusqu a partir dans la direction opposé éventuellement. J’ai essayé avec le pilote inboard cette fonction…c’est moins bien qu’avec avec le compas, surement encore des reglages a trafiquer, j’ai pas insisté…Le ST1000 permet aussi cette function, mais il faut le connecter a toute l’usine a gaz électrique du system sea talk et/ou NMEA. Ce n’est pas tres compliqué, il suffit de mettre le fil jaune sur le fil jaune,et le fil vert ; non pas sur le vert mais le gris d´un des appareils ou de la centrale Raymarine 150G. Ensuite une fois branché, presser standby + auto simultanement comme expliqué dans la notice pour activer la fonction WIND…lorsque j’ai pressé sur les boutons, ca a faille faire CRAC BOUM ! Le pilote inboard a également recu l’ordre via l’interconnection, comme il est plus costeau et renforcé il a manqué d’éclater le ST1000, voir de casser les 2. Heuresement j’avais la main quasiement dessus pendant que tout forcait et se tordait avec des sons de plastiques et de bois qui vont casser; j’ai vite soulevé le ST1000 pour le deconnecter (plus rapide que de presser des boutons). J’ai quand meme fait le necessaire pour essayer avec le ST1000: Pas trop mal.

Utiliser la caboche? Pour comprendre et évoluer…Le MIEUX est l’ENNEMI du BIEN, me disait Claude a Shelter bay ou il avait trouvé un boulot d’électricien marine, lorsque je lui demandait conseil quand a mettre un filtre a l’entrée du tuyeau d’eau de mer de refroidissement moteur: J’ai donc enlevé ces fils et basta.

Sur la l’image openCPN on voit des moyennes faibles les 3eme et 4eme jour; le vent force 1 et 2 seulement, c’était cool, tranquille mer calme, la vie comme au mouillage, la 4eme nuit, un petit vent pour garder les voiles portantes, j’ai dormi 8h d’affilée, sans que rien ne me reveille, ni bruits, ni alarme AIS… J’ai aussi fait du moteur pour finir tout le reservoir jusqu’a la panne seche. Suite a mon premier voyage a Santiago Cuba (apres quoi je suis allé en Jamaique puis retour en Colombie) ayant acheté du diesel au marché noir, j’ai eu le reservoir contaminé. Je surveille regulierement la partie vitrée du prefiltre decanteur, et tout était opaque comme s’íl y avait plein d’eau : Démontage, nettoyage filtres: Pas d’eau mais de bacteries, rajout d’additifs, j’allais pas jetter 80litres de gasoualle…Petit a petit le filtrage se fait tout seul; la pompe a injection renvois du combustible filtré dans le reservoir, mais je voulais quand meme tout finir et en pleine mer, puis en profiter pour renettoyer et remplacer le filtre, souffler de l’air pour degager la crépine du reservoir et aussi voir comment repars le moteur apres la panne séche : Un bon pompage sur la poire et hop, ca a demarré nickel. Comme écrit dans un des livres « MARINE DIESEL ENGINES » d’un couple d’americains qui allaient les apporter a la zone d’echanges de livres. 90% des problemes viennent du diesel contaminé. Pour exemple un ketch est échoué a San Blas (il y est encore surement) suite a ce qu´il ai eu de l’eau dans le réservoir. De toutes facons il faut partir du principe que le moteur peut tomber en panne d’un instant a l’autre : Ancre prete a etre jetté, prendre de la marge vers le vent, devant digues et rochers,  rentrer dans les zones d’iles lagoons etc par le coté sous le vent quand c’est possible. Et le moteur #1 du voilier c’est les voiles, hisser la voile en vitesse ou dérouler le génois pour se dégager en securité.

Pour en finir avec le sujet pilot auto, reste une 3eme possibilité apres compas et vent, qui sont des élements naturels, n’ayant pas besoin de savoir ou je suis pour savoir ou je vais: Le mode Track utilise la position GPS pour aller vers une autre position GPS, sans doute bien pour un bateau a moteur. Je n’ai jamais essayé; l’ordinateur recoit et affiche mais n’emet pas d’ordres.

New York est a 600 Milles au Nord, j’aimerai bien, entrer dans la baie en voilier avec la statue de la liberté, les gratte ciel, les petits ferrys qui vont et viennent et le grand pont suspendu, le tout avec un ciel bleu, comme dans les films. Je vais d’ailleurs m’y interresser, voir de rentrer en avion depuis les Bermudes, laisser le bateau labas 2 mois au mouillage, faire les travaux chez moi et tout un tas de choses a faire, passer du temps avec mes amis, degotter le cruising permit visa USA, et début juillet avec une méteo favorable, aller a New York avec l’Amarante.

Au dela de 5 jours, les prévisons méteo ne sont pas valables, surtout la ou ca change vite comme ou je suis, et effectivement au lieu d’avoir du vent de travers par vent 10-15 nœuds, tribord amure, depuis ce matin, on fait du prés serré babord amure par vent force 6 suite a la venue d´une dépression, ciel couvert toute la journée et surtout le cap est nul, mon cap est de 112° alors que pour aller vers les Bermudes il faudrait faire 78°… Pas grave, on a fait plus court que mon estimation au depart, demain la depression se sera deplacée, et je pourrais remonter vers le Nord.

En observant depuis la terre comprendre que la terre tourne autour du soleil n’est pas si évident:

Je me retrouve dans cette situation avec ma depression, sans visualiser l’ensemble et son evolution future.

Au reveil donc le 7eme jour, lendemain de ce qui est ecrit au dessus, le vent et les nuages; toujours la, et le cap de moins en moins bon, il a bien fallu virer de bord quand meme, puis juste apres les ciel s’est degagé avec une arrivée de haute pression, surement bord a bord en accord avec la depression la direction du vent est la meme, mais progressivement moins fort, maintenant je remonte au Nord par 15°, mais pour aller sur les Bermudes, il me faudrai faire 52°: Faut arriver a faire les 100 Milles qui restent avant la tombée de la nuit de demain! Ou au moins ancrer au sud pour la nuit qui est a 86 Milles, et entrer dedans le lendemain. L’ile est comme un j couché a 45° de 25km avec des barriers de corail a gauche et une entrée par le point du j.  Le jeans viens de la villes de Genes en italie; pour Bermuda c’est le contraire, les flics en portent et ca a donné le nom. Cette nuit je vais peut etre voir le halo de lumiere dans le ciel.

J’ai fait un pain, il est chaud, sorti du four. Autre solution lors des mers plus calmes, faire des pizzas a la poele avec des boulettes de pate a pain, un bocal comme rouleau a patisserie, preparation d’oignions et tomates a la poele avant. Du fromage et du jambon, dessus miam. En dessert avec nutella, morceaux de bananes et un coulis de creme fraiche dessus.

Au final le vent ne changeait pas; et en plein face a faire des mauvais bords de prés, a 40 Milles de Bermuda, j’ai mis le moteur; en entrant par un passage de corails juste au moment du coucher, il m’a fallu encore 3h a suivre les chenaux dont 2h avec juste le genois en vent de travers tout au fond de la ville, aucun mouvement de bateaux, des batiments et des lumieres comme si c’etait une ville sur un fleuve en Allemagne. J’ai éte au borda u premier bar avec un groupe de blues...Puis le matin la pólice, polie m’a reveillé me disant d’eller ver st Georges (le manuel de Jimmy cornel disait que l’entrée se faisait a Hanilton bon il est de 2002). Accueil sympa des autorités, st Georges c´est mignon, 35 usd a payer pour l’entrée au pays.

les 2 photos sont parcours prevu puis realisé, et l'autre les infos recus de l'ais pour bien montrer qu'un voilier a la voile est prioritaire et qu'en emettant avec l'ais les cargos et navires de croisieres peuvent mieux prevoir et se derouter en consequence...mais il vaut mieux surveiller c qu'ils font quand meme. Le cercle autour de l'Amarante fait 1 mille ce qui fait 1,85km quand meme...sur la route 
on rase les camions a 1 metre!

jeudi 2 avril 2015

Cuba, Bahamas

 

Le programme est pour l’instant presque respecté : 5 jours a isla mujeres, au Mexique avec un mouillage vraiment bien, je n’y ai fait aucune formalité, et je n’ai vu de gardes côtes non plus. Cancun avec sa magnifique ile ; grouille de bateaux et de catamarans pleins a craquer de touristes avec la sono a bloc. Pour les courses et la sécurité c’était également très bien. J’y ai rencontré Peter schmocker, un suisse avec sa femme Cubaine, qui vit sur son bateau entre cuba et le Mexique depuis des années, ingenieur en physique ayant une entreprise au Mexique, avant de s’etre cassé les dents en France et a Cuba…personnage très intéressant ; nous avons conversé, de politique, d’économie, de religions, de voiliers , de voyages, et de Cuba pendant des heures et des heures. De ce qu’íl dit j’ai retenu que d’apres ses calculs l’influence de l´homme sur le rechauffement climatique n’est meme pas d’un %, que c’est pour nous faire culpabiliser et imposer tout et n’importe quoi comme le changement d’heure. Que la crise de 2008 serai provoqué presque entierement par Aaron Buffet. Ou encore qu’il n’y a eu aucun juif dans les victimes des attentats des tours jumelles a New York en 2001…

Juste un jour de plus que prévu pour avoir une vent favorable pour aller vers la Havane de Cuba, ce fût une navigation d’un peu moins de 3 jours très agréable, premier jour 115 milles, deuxième jour 75 Milles, une vitesse réduite de 3 noueds mais sans vagues et avec toujours un vent qui garde les voiles gonflés ; puis le dernier jour, du vent, entrée au matin a la marina Hemingway de Cuba ; quand même plus simple qu’a Santiago, pas d’ancrage de quarantaine, et pas de réstriction pour le chien. A payer 25usd de visa et 55usd de permis de croisière (surement augmentation puisque c’était 50 en 2014) ;

La Havane est une ville a visiter ; dont le plus typique les voitures Américaines des années 1950 ; c’est a croire qu’ils les ont toutes gardées suite a la nationalisation des biens privés et entreprises en1960 ; ce qui fut du vol pur et simple puisque ces voitures étaient a des Américains de Cuba en grande majorité ; d’où l’embargo encore en valide aujourd’hui. J’ai lu que Fidel Castro détient le record mondial de tentatives d’assassinats 648 depuis 1959 en majorité par la CIA ; mais en y refléchissant un tel nombre me semble irréel, Fidel Castro a du s’en inventer ou en créer lui-même pour entretenir sa légende…Du moteur de ces voiture Américaines très gourmandes en essence ne reste presque aucun d’origine, le plus courant est d’y mettre un diesel qui n’a pas besoin d’etre très puissant puisque la Havane c’est plat, de plus, on peux y adapter n’importe lequel, a de la place sous le capot.

En retournant vers la marina ; je demande au caissier du bus s’il va vers la marina Hemingway ; oui oui…je me rends compte qu’il va dans le sens opposé car au lieu d’avoir le soleil de face, pour aller vers l’ouest ; le soileil est tout le long derrière, le bus bondé…au terminus le gars me dit «  ah vous êtes enecore là ? » eh oui ; il a penser marina militaire, puis on a bavardé rigolé ; j’ai sorti une bouteille de rhum de mon sac, qu’on a vidé…comme en retournant a la ville c’était 20H, allons a de la musique Cubaine puis je rentre en taxi : La casa de la musica, pas trop ce que souhaitait, le groupe jouait très tard et c’était plus du show de boy’s band que de la musique…

Les demandes de pourboires, la sécurité qui surveille et s’interresse à tout, comme pour la bouteille de gaz que j’avais été acheter moi-même suite a ce que rien n’avance, fût une négociation, les filles vénales au bar a l’entrée de la marina, et une invitation a un anniversaire qui était bidon, dans le but de me louer une fille et une chambre, m’ont un peu gavé ; Après 4 jours et pour me rapprocher des vents du gulf strem, j’ai été vers Varadero ; c’est une péninsule entièrement camp de touristes, avec beaucoup de Canadiens, ça n’a rien avoir avec Cuba ; Le Varadero d’origine est quand même plus sympa, mais les 20km de parcs et d’hotels tous neufs nickels, le long de la plage, ne sont qu’une copie de tourisme de masse comme il y en a de partout. La marina toute neuve est au bout de cette pensinsule. Demain mercredi 1 avril les vents sont plein Est (avant c’était nord est) qui me permettra d’aller vers les Bahamas facilement; Je ne pense pas m’arrêter au Etats unis ; ils n’aiment pas qu’on vient de Cuba ; pour exemple des Australiens qui étaient aux USA avec un permis de croisière l’ont ensuite perdu par ce qu’ils venaient de Cuba. Je peux prévoir dans le futur  un voyage, comme me l’a suggeré peter Schmocker, d’aller a New york en juin puis de là descendre vers les Caraibes par les canaux et fleuves intérieurs…

Fini la recharge pour envoyer le texte ci-dessus de Cuba…Finalement le »camp » de touristes n’est pas mal, quand l’ambiance musique live est bonne et les vacanciers ouverts,  rencontre d'un couple de Canadiens, qui etaient venu me parler par ce qu ils avaient eu un jack rusell. Je prenais le petit dejeuner dehors d un cafe. Eux avaient une semaine de vacances tout compris a l´hotel…J´ai insisté pour qu'ils visitent la Havane, sinon ils ne verraient pas Cuba…puis en fin d'apres midi, ils m'ont revu,dans le grand hall de l´hotel ou je recuperais les gribs des vents et essayer d' envoyer le text pour le blog.. « Alors vous y allez a la Havane demain ?» …comme reponse j´ai eu « m’emmerde pas avec ca, c est 130km 2h de bus , 130 dollars, nous on est déjà dans les transports en commun tout le temps a Montreal, on est ici pour se reposer ». A cet hotel, vous buvez biere vins alcools, mangez 24h/24 c est compris dans le forfait, du coup ils m'ont offert a boire et m'ont incrusté au buffet ou y avait vraiment surabondance de bonnes choses, ils m'ont encore remplis un sac plastique de charcuterie pour Loupy, resté au bateau, nous y sommes allé apres, souhaitant visiter l’Amarante. En voyant la guitere dans le carré, le gars la prise pour jouer et chanter avec une émotion étonnante. Puis en bas de l´hotel les DJ (pas de live ce soir la) envoyait du son avec des danseuses pour lancer la soirée, et de nouveau bieres…A coté de moi je bavardais a une jolie Espagnole (c’était la langue qu elle parlait avec sa copine), apres avoir cité tous les pays de langue Espagnole du monde, elle était finalement du Honduras…A la fin du set DJ, qui ne dure pas plus d’une heure, surement vu que ca ne rapporte pas plus si les touristes continuent de boire…Les 3 filles m’ont embarqué dans un taxi moi et un Venezuelien pour aller danser ailleurs…Le lendemain, elle allaient a la Havane et moi vers les Bahamas :

Il est 10h, parti a 11h hier et déjà 151 Miles, de fait ; le courant y est pour beaucoup, je fais du prés par force 3-4, pas de houle ou de vagues foireuses, tout va bien… A naviguer vers le Nord, les nuages deviennent plus beaux, les couchers de soleil sont de plus en plus longs, c’est agreable, un air plus sec et moins chaud, fait mieux apprecier le soleil.

Je suis en plein dans le détroit de Floride, presque a Miami. Exactement en face c’est les iles Bimini. Du traffic y en a ; cargos, gros yachts a moteur, navires de croisiere..Bahamas est un archipel peu profond trés vaste, d’ailleurs le nom Bahamas viens de basse mer en Espagnole. Je vais aller voir a Bimini, il me reste 35 miles pour y aller. En toute tranquillité on fais du 7 noeuds, ce qui feraient 5H pour y arriver. Mais pour y arriver je devrais faire 20 degrés de + a l’Est…

Les prévisons dont je dispose indiquent, qu’a partir de Dimanche 5 avril, dans 3 jours j’aurai un vent en pleine face pour aller vers les Bermudes ; et assez fort, il faudra donc que j’attende un peu dans les Bahamas. Au moins dans les zones ou les vents change, quand c’est pas bon il suffit d’attendre. Dans une zone d’alizé comme tout le nord de l’Amerique du Sud, les vents sont identiques toute l’année, juste plus ou moins forts et des périodes de pluie.

Je ne suis plus qu’a 15 Miles de Bimini. J’ai viré de bord, a vue ca avance pareil, mais au GPS 2 nœuds seulement et trop vers le sud. Il va falloir finir ca au moteur sinon demain j’y suis encore. A Bahamas comme bien d’autres iles des Caraibes qui était Anglais, on conduit a gauche, y presque que des noirs (mais avec un bon niveau de vie), et c’est cher, du moins a Bimini 4 usd une biere au bar. Je n’y reste pas mais sinon il faut débourser 150usd de permis de croisiere jusque 35 pieds ou 300usd pour un voilier + long.

Voyant que le seul mauvais jour était dimanche, je repris la mer vendredi vers le Nord, pour contourner completement la zone de haut fonds. Puis Samedi jour de vents faiblissant, je fit du prés pour garder les voiles gonlés et maintenir un peu de vitesse mais en tournant, j’arriva devant les petites iles le plus au nord des Bahamas, je jetta l’ancre a Cay Grande, 27°13’N 78°20’W, ou il y avait l’air d´y avoir des habitations et qui sait ? peut etre de l’internet pour avoir les vents a jour pour les Bermudes : Une semaine de navigation dans une zone ou tout peut arriver, j’aime mieux etre au courant. Et je laisserai passer dimanche qui est un jour a naviguer pour rien de toutes facons. Je gonfla l’annexe, en entendant la sono du village. J’arrivais juste le jour qu’une fete était organisé « Big daddy is back ». Et du monde il y en avait, et des enfants qui jouent, les adultes, tous bien habillés avec un verre a la main, la plus part très gros comme des Americains…Puis le soir un groupe de musique batterie, basse, 2 guitares, 2 chanteurs et un vieux a la scie, joua un genre de mélange de créole, reggae, rock vraiment fantastique. Ca me change des pays de culture hispanique…Et surprise, bien que sur les cartes, ca ne soit meme pas possible d’y naviguer, de l’autre coté de la petite ile une marina de peche au gros avec des americains blancs en bateaux a moteur et la WIFI ouverte.






mardi 17 mars 2015

Programme retour

Le programme pour les 3 mois qui viennent est de retourner d’où je viens, pour le 15 juin. Je pourrais comme d’autres laisser le bateau par exemple au Guatemala au Rio Dulce, puis prendre l’avion, qui en rapport a la lenteur d’un voilier est comme un portail de téléportation. Mais je ne le sens pas comme ça et j’ai bien envie d´une bonne promenade touristique de 10 000km, 5500 miles de navigation, 50 jours de mer et 40 jours à terre. Plusieurs raisons.  J’ai envie de retourner d’où on vient le Voilier, Loupy et moi, on a su y aller en prenant notre temps, je disais, comme d’autres « le programme, c’est de ne pas avoir de programme ». Je ne suis pourtant pas si carpe diem que ça, je devrais plutôt dire, « Le programme c’est d’en avoir, puis après on fait comme on veut » Bon ce coup ci, y a un vrai programme. J’ai envie de retrouver mes amis qui sont comme ma famille ; je pense en particulier à Sandrine et Eric Widehem, qui ont eu une présence constante tout au long du voyage ; merci a Brigitte pour s’être occupé des impôts et autres paperasse. Y a aussi des travaux de maintenance a gogo pour ma petite maison et l’appartement, les locataires ont bien payé jusqu’à maintenant, mais, ils risquent de ne plus le faire bientôt ; pour la maison les égouts débordent et c’est un gros problème difficile à résoudre ; ils veulent d’ailleurs partir a cause de ça, mais avec 2 gros chiens, ce n’est pas évident de trouver une maison sans que ça coûte trop cher, ni que ce soit trop loin de Beausoleil et Monaco ou ils sont infirmiers à domicile.

Donc le programme : De isla Providencia, a Isla Mujeres au Mexique juste en face de Cancun 4 jours de navigation puis 4 jours sur place ; le temps d’avoir un vent plus favorable pour la Havane à Cuba, 3 jours pour y allerPuis 8 jours sur place. Ensuite direction la Floride aux USA, en espérant qu’ils me laissent faire quelques courses avec mon visa ESTA, qui est normalement pas suffisant pour un yacht particulier. Donc 2 jours de nav, puis 3 jours sur place. Sinon Bahamas, à 2 jours, puis 2 jours à terre. Ensuite on engage de l’Atlantique a proprement parler, 750 miles pour les Bermudes 8 jours de mer, 3 jours envisron pour avoir une semaine de vision propice pour le gros morceau de 1830 miles, compter 15 jours jusqu’aux Açores. Fini l’espagnole, on ressort le dixio de Portugais. Une semaine làbas, y compris un jour pour aller à l’ile principale la plus Est Sao Miguel. Après ça, Portugal ou je n’ai jamais été non plus. 750 miles , 8 jours de nav puis une semaine labas. 2 jours pour Gibraltar, puis encore 800 miles de méditerrannée, disons 10 jours de mer avec arret a ibiza par exemple puis a Minorque...

Les 4 jours de mer jusqu’au Mexique furent des plus agreables, ancrage a isla Mujeres, tres jolie, de belles architectures et decorations,  Les Mexicains et Mexicaines, sont tres sympas, ce sont toutes de petites grosses et de petits gros. J’ai pris le Ferry pour aller a Cancun, premier pied en Amerique du nord. C’est pas cher et  les magasins sont grands et bien remplis..






mardi 10 mars 2015

Iles San Andres et Providencia







Ces deux iles bien qu’au large du Nicaragua, sont Colombiennes, San Andres tres peuplée et avec beaucoup de tourisme, avec aussi les structures pour, grand aeroport, hotels, bars restos et ville, activitées de kit surf, surf, plongée. J’ai bien aimé, bon mouillage, jolie chenal pour entrer avec les recifs de corals ou deferlent les vagues, les 2 épaves de cargos et 2 iles aux cocotiers, puis un mouillage droit devant la ville. En débarquant au ponton de la toute petite marina, j ai dit a l agent qui était justement présent, que je ne restait que 2 jours ne souhaitant pas payer les 80usd, et que j ai déjà payé 2x 200 a Santa Marta…

Je visait en fait Providencia, mais le vent m’apporta droit devant San Andres, puis pour faire les 55 milles jusqu a Providencia j ai du en faire 100 a cause du vent et des courants en faisant des bords de prés. Très jolie, genre montagneux couvert de verdure, mignon et bien entretenu.

L avion fait 2 voyages par jour depuis San Andries avec 10 places. J ai loué un scooter pour visiter et rouler les 15km de la route du tour de l ile, qui se fait en 30minutes.