mercredi 20 juin 2018

Tonga


Tonga est un royaume, indépendant, la population est de 110 000 habitants, qui se repartissent sur 3 Archipels ; Vavau au Nord, peut être la plus jolie, ou du moins différente de ce que j’ai pu voir en Polynésie française. Ensuite au centre à 70 Miles au Sud de Vavau, Ha’apai qui bien que ce ne soit pas un atoll est très comparable aux Tuamotu. Puis 80 Miles au Sud la capitale d’où on fera la sortie du pays pour faire 1000 milles jusqu’à Nouméa en Nouvelle Calédonie.

Nous c’est moi et Loupy bien sur, mais aussi Christian ingénieur calme et posé de 60 ans, ainsi que Kinga une Hongroise habitant la Suisse de 68 ans qui était enseignante.

Ils semblaient pourtant bien à l’aise avec Stéphane qui les avait embarqués sur son catamaran, un Fontaine Pajot  38. Rencontrés suite d’avoir mis une annonce sur la bourse aux équipiers.

Le soucis fût principalement un gros soucis de communication entre Kinga et Stéphane, au point qu’elle était invité à quitter le bateau et qu’elle souhaitait aussi ne pas continuer ; des soucis de sécurité également mis en avant par Christian qui était très amie avec Kinga.

J’avais lâché un peu sur un coup de tête, que s’ils ne savaient pas ou aller qu’ils pouvaient venir chez moi. J’ai failli le regretter et j’avais aussi le sentiment de faire un coup tordu a Stéphane

Au final c’était surement mieux pour tout le monde, Stéphane était plus zen le lendemain. Kinga et Christian à qui j’avais bien précisé qu’ils devaient partager la même cabine et qu’il y aura moins de confort ont cependant pu vivre en couple, ce qu’ils n’osaient pas afficher avec Stéphane.

Je n’avais pas trop envie d’aller au Fiji qui à une entrée de pays plus couteuse et plus complèxe que le Tonga ; J’avais aussi pour projet de passer par la Nouvelle Zélande, et d’y rencontrer ma copine Australienne Michelle, que je n’ai pas vu depuis 4 ans.

Comme c’est l’hiver austral qui commence et des navigations au vu des prévisions qui s’annoncent très musclés, en ce moment entre Tonga et la Nouvelle Zélande ainsi qu’entre NZ et Sydney. De passer par la Nouvelle Calédonie, qui est actuellement hors saison cyclonique est en fin de compte le parcours le plus logique. Je me suis engagé à y être avant le 12 juillet date à laquelle ils doivent prendre un avion.

Dès mon arrivé au Tonga j’ai remarqué que les Tongiens sont peu portés à être sur/au bord/dans/sous l'eau contrairement aux polynésiens français ou ils vivent au bord de l’eau, nagent beaucoup, rament avec leur pirogues ou qu’on soit.

Leur langue principale est le Tongrien avec l’anglais comme deuxième langue, très souriants et agréables ; semblent parler peu même entre eux. Trop de communication tue la communication...

Leur monnaie est le dollar Tonga (2,4 $ top pour 1 euro). Enfin les prix baissent par rapport à la Polynésie française et Niue ou c’était encore plus cher.

Ici à Ha’apai on est en période de fête, c’est l’anniversaire du roi le 4 juillet. Il arrive Vendredi, les préparations battent le plein, un podium est installé, un DJ passe de la musique de 6 heures du matin à minuit, on en profite aussi puisque nous sommes mouilles dans la darse avec une ligne à terre par l'arrière.

Il y a deux jours nous avons assisté à un concours de beauté et divers representations ; beaucoup de monde présents assis sur l’herbe ou sur des murets. Nous ne voulions pas gêner les autres, ni s’imposer de trop ; puis un officiel bien habillé local (une  jupe tressée avec des feuilles de cocotiers) est venu nous dire de nous asseoir sur l’herbe devant, la grande table du jury organisateur en plein milieu devant le podium.

Le lendemain au réveil, ayant bien compris le message : MONTREZ VOUS. J’ai mis tous les drapeaux que j’ai, les uns à la suite des autres puis hissés avec une drisse en haut du mât ; Loupy dont l’entrée au Tonga n’est pas vraiment en règle m’accompagne systématiquement maintenant.
Christian m'a pris en photo depuis Lazarina avec Loupy sous mon bras...(toutes les photos de cette publication sont de lui, mon smartphone ne fonctionne que partiellement)
Je voudrais aller voir cette ile en route vers le sud de Tonga, qui à fait irruption en 2016 (la petite en bas), j'envisage de mouiller au Nord Hunga Tonga, là ou c'est plus claire.
Christian qui tient une tongue avec L'Amarante et Lazarina au mouillage en arrière plan.
J'aide Stéphane à régler un soucis dans le tableau électrique.
 Kinga à droite, lors de la fête de départ à Maupihaa.
Alors ce corps mort, il est bien mort au moins?
Les grandes feuilles qui sont hauteur d'homme sont le kawa, dont on utilise les racines pour faire un jus, qui est une sorte de drogue. il faut en boire beaucoup; les 2 bols qu'on m'a servis lors d'un rituel dans un village ne m'ont rien fait.

Photo de Christian à Maupiti (Polynesie française)

Bora-bora en arrière plan depuis Maupiti.
Cette magnifique Photo de Christian avec la passe de Maupiti (Polynésie Française) au fond; je n'ai pas pu y entrer la houle était vraiment trop grande.
La passe de Maupiti sur openCPN avec en bas ma trace en essayant d'y entrer, ou j'ai tenté d'y entrer par 3 fois; mais lorsque je n'ai plus vu le poteau d'alignement donné pour etre 5m de haut, dans le creux d'une vague, je me suis dit qu'il valait mieux abandonner. il y avait en prédictions 2m de houle Sud/Ouest, j'ai su après qu'il ne faut pas y aller avec plus de1m50 de houle.


vendredi 15 juin 2018

Niue

Ce nom ne vous dit surement rien. Elle est sur la route, en voilier, depuis la Polynésie française, vers Tonga et Fidji, et sur les alizées du pacifique Sud, dont j’ai pris le début à Valdivia au Chili.  C’est une ile pays, qui est plutôt une principauté de la Nouvelle Zélande (NZ). On y utilise d’ailleurs le dollar NZ et les habitants ont la double nationalité Niue/ NZ.

Malgré un climat très agréable toute l’année, les habitants ont profité de la construction de l’aéroport pour émigrer vers la NZ ou l’Australie. 6000 habitants il y a 15 ans ; 1200 aujourd’hui,

12 écoles, maintenant 1.

C’est un atoll plat qui s’est surélevé d’une vingtaine de mètres, l’érosion et les formations de corail laissant des cavernes et des découpages particuliers à ras de l’eau.

Le pourtour est sans abris pour la navigation, il n’y a pas la moindre crique. 

En route vers Niue après 500 miles de navigation, j’ai fait un arrêt à Palmerston (petit atoll sans passe profonde qui elle appartient vraiment à la NZ avec une 20aine d’habitants), ou je m’étais arreté sans débarquer, surtout pour revoir mes nouveaux  amis du catamaran Lazarina, rencontrés à Maupihaa. 

Des boués sur corps morts sont à disposition devant Alofi, la capitale village, à l’ouest de l’ile sous le vent dominant. Mieux abrité de la houle que ce que je pensais.  Avec Lazarina nous avons débarqué au quai avec l'annexe pour faire la clearance d’entrée ;  On les avait appelé sur le canal 16.

Malgré l’accueil agréable, On est vite pris pour des vaches à lait ; ils en profitent pour qu’on contribue à leur économie à la limite de la banqueroute.  Nouveaux frais depuis juillet 2017 : 80 dollars NZ par personne. (env 50 euro).

On paye l’inspection sanitaire 35 $NZ ; puis encore les corps morts du club nautique ; le prix semble être variable, de 10 à 20 $nz/j ; étant seul avec Loupy qui n’a même pas eu droit de débarquer, je me suis déclaré exempt de payer pour la bouée. L’internet avec des cartes prépayés ; pour louer une voiture il faut se faire un permis spécial Niue. La location de la voiture est elle raisonnable ainsi que les restaurants.  On peu aussi acheter l’alcool détaxé à moitié prix ; ce qui fait moitié prix de la Polynésie française, ou c’était très cher.

Je suis quand même content d’y avoir été pour ces 4 jours; Avec ceux de Lazarina nous avons loué une voiture pour faire le tour de l’ile, j’ai fait ce permis (22$nz) puis conduit à gauche pour le tour de l’ile de 70 km. On a visité 4 ou 5 sites de grottes, traversé les jolis paysages sur des routes remplies de nids de poules. Le long des routes des sépultures comme en polynesie française mais beaucoup plus ; c’en est trop.

Des maisons à l’abandon en grand nombre ; néanmoins tout est bien débroussaillé et propre.

Aucun vélo, aucune moto, uniquement des voitures ; assez neuves. Le prix de l’essence ou du diesel est de 2.66 $NZ, ce qui fait quasi 2 euro le litre.

On peux quand même se demander, ce qui leur a pris de vouloir être indépendants ?  Stéphane de Lazarina, m’a dit qu’ils voulaient faire un paradis fiscal, du style iles caïman ou Jersey ; mais que ça n’a pu aboutir, ayant été escroqués ; à moins que le gouvernement de la NZ leur ont mis des bâtons dans les roues.

Actuellement je suis au Tonga vava'u group, l'Archipel du Nord; Ensuite ce sera celle du milieu puis celle au Sud,puis 1000 Miles jusqu'à la Nouvelle Calédonie; 
Je ferai une publication sur Tonga et le comment du pourquoi des 2 équipiers qui ont quitté Lazarina; pour embarquer avec moi.




dimanche 3 juin 2018

Bilan des 5 mois de Polynesie française



Après 5 mois de visites en Polynésie Française , je me devais d’écrire un petit condensé ; 20 iles, manque les iles du Sud dites australes.

Un coup de cœur pour Mauphaa, le dernier atoll avec passe, a 130 milles à l’Ouest de Bora-bora. Tout est bien, le climat, les habitants, mouillages nombreux, navigation faciles, même si les distances sont  souvent grandes.

Au final Je n’ai rien éprouvé de transcendant en Polynésie.  
Donc rien de mieux à raconter que le blog de n’importe qui d’autre ayant visité quelques mois la Polynésie française ;

Ah bon c’est tout ? oui je ne vais pas m’en tirer comme ça avec quelques photos, et le ton limite hautain du « rien de transcendant ». Par transcendant je veux dire, rien n’a modifié ma vision des choses. La Patagonie, les 3 mois à Ushuaia, eux ont été transcendants, Rio de Janeiro, les experiences de vie en Amérique du Sud.

Bien sur c’est MON experience,

Par exemple la susceptibilité des polynésiens (et Polynésiennes) m’ont un peu perturbé ou déçu ;

Cette façon d’être ouvert, nature, cash, puis d’un coup de vexé se fermer comme une huitre, et ne plus rien vouloir entendre, même si je précise clairement qu’il s’agit d’un malentendu.

Je n’ai jamais eu de problèmes de susceptibilité avec les Brésiliens, les Chiliens ou le Argentins, alors qu’en Polynésie je pourrais citer 5 ou 6 cas en exemples. 

Quelques spécificités de language :
- Les savates sont le nom pour les tongues, flip-flops aux USA,  qui bien sur servent 365 jours par an.

- Le téléphone portable ou smartphone, GSM chez les belges, se dit VINI, du fait  du 1ER opérateur ayant utilisé le nom d’un oiseau endémique, et son logo du coup (facile).

- La marijuana s’appelle le paka ou le bonbon.

- Les travestis, très répandus s’appellent Réré, on écrit Rae rae je crois. Ils organisent même des concours de miss Réré. Je n’ai pas l’impression qu’ils se prostituent comme dans d’autres pays.

Je me suis intéressé au cas de ces hommes qui en viennent a se considérer comme femme. Au final soit je ne comprends pas, soit il me manque des informations. J’ai quand même posé quelques questions ; mais les réponses sont « Pour moi c’était naturel » POINT.

Quand je vois le ridicule des réré plus vieux et /ou plus gros, je demandais à un jeune réré. Mais comment tu va faire plus vieille ? Réponse  reçu«  C’est plus facile, les autres nous ont toujours connu comme ça ».

-L’argent sont des francs polynésiens par milliers ou centaines, une bière 500 francs, au supermarché 250 francs ; ça fait 2 euro la canette au supermarché !

D’autres spécificités :
- les cimetières sont parfois à la maison ; un belle tombe pour les anciens dans leur jardin ; c’est courant.

-Ils mangent du chien, (pas tous dans les atoll surtout) ils en ont qui se reproduisent beaucoup donc de temps en temps ils en mangent un, ça a le gout d’agneau (j’ai demandé). Moi-même si je tuerai pour mon chien, ça ne me choque pas, voir pas du tout ; si on mange de la vache ou du cochon, on peut très bien manger du chien ou du chat.

-Ils se lèvent très tôt, pour dire un super U qui ouvre ses portes au clients à 5H45. Le lever du soleil est aussi très tôt, aussi que la longueur des jours sur l’année varie très peu.

-80% des habitants vivent sur l'ile de Tahiti proche de la capitale ;Pepeete la seule véritable ville. 

Actuellement je suis à l’ile pays de Niue, (a 1000 Milles à l’Ouest de Bora Bora) qui a appartenait avant a la Nouvelle Zélande, ils y sont toujours attachées vu qu’ils utilisent le dollar NZ. Nouveau frais depuis juillet 2018 de 80 dollars NZ par personne  (50 euro) ; ça vaut moins le coup de s’y arrêter. Jolie quand même, les grottes sont magnifiques, trop de tombes et de maisons en ruine le long des routes ; faut dire que la construction de l’aéroport ont fait émigrer les habitants vers la Nouvelle Zélande ou l’Australie, de 6000 habitants il y a 15 ans, ils ne sont plus que 1500 aujourd’hui.

L'année 2018 qui avait très mal commencé, n'a plus donné de gros soucis, on m'a même donné une annexe bien mieux que les deux AX 2 a bord. Gil à Papette en avait commandé une neuve a fond rigide et m'a donné son ancienne Bombard Typhoon à fond gonflable avec même les rames. Merci encore Gil et Nadia.

Départ pour Tonga tout à l’heure, 240 miles pour la partie Nord vava’u.
Je vais perdre un jour du mois de juin en route ; passant la ligne de changement de date. c'est a dire que tout le cycle de 7 jours depuis que je suis né va se décaler ; l’horloge biologique va donc se mettre en mode fiesta du week end un jour avant.
Ma "nouvelle" annexe à maupihaa
Front de mer de Maupihaa
catamaran à HuahineVe


stand de bijoux le long de la route à Bora Bora

Chargement de déchets a recycler à Bora Bora


Un chat et un carbe qui mange de la noix de coco à Maupihaa

gagnantes de miss réré

mini cimetière en bord de route à Niue





jeudi 19 avril 2018

Dogs and bikes are not allowed on Cruise ships, lol.


I like the picture, Loupy, the bike the cruise boat front of the basket what i use to carry Loupy ; but there is no massive tourisme in french polynesia, a few 130 000 tourists per year, when there are 8 millions in Hawaii !!!

I need to concentrate quite much to write good publications in french, because i have more and more readers so i don’t wish to drop the attention with fast and bad. Maybe i will loose even more with changing language. HaHaHa. Then i don’t mind, because i’m my self changing much languages too. To make a good text, i mean in french what i know much better than english ; i well reread it, modify errors, misunderstandings or parts of chronology about 20 times ;so it takes me much time ; No natural talent for the blog so called Living and Travel with Sailboat ; LTS, the VVV in french.

So what ? Right now, i don’t mind worry for a really readable french publication and just write it. To write right you have to write now. Anyway to write something at one moment you have to do it…maybe a speak machine would do it too…

Sorry for the bla bla bla ;

To make it simple (what was the first idea/ path lost above) ; i arrived in the city of Papeete, the capital of Tahiti and the whole French Polynesia ; The city is simply the only city, because everything and everybody reach first Papeete. All international flights ; all containers and goods comes first in Papeete, the custums collect the 30% import tax. Then goods are stored and reloaded on smaller cargos. i have seen those vessels many times, making a main attraction in the villages of Tuamotu, Marquesas or Gambier, what was interesting for me to discover during my trip in those islands (arround 13 islands before Tahiti). There is a few export with fish caught by locals and the coprah, (dry pieces of coconut ) ; Only one exception is Moorea with ferry boats, for the short distance of 12 Milles,to make the roll in roll out fast for vehicules. So there is much traffic in Moorea, a bit unexected much on my opinion ; In Papeete it’s about 250 000 habitants so that’s normal.


Futur : I’m waiting for the wind to come back to visit the last islands of my French Polynesia trip; « Les iles sous le vent » what means islands under the wind ; i will not stop in Moorea where i have been 3 times already ; mostly in the bay of Cook what i like much ; it’s beautifull, AND i get wifi in the hotel resort loung what is aswell close to a peer where i leave the dinghy of a petrol station « mobil » i don’t need it for the petrol, they have frech products, for reasonable price.

So it seems to be in one week then i will sail 100 Milles for HAHINE ; then RAIATEA/TAHAA and maybe Bora-Bora why not ; and i heard that MAUPITI is well to see and have a pass to enter the atoll.

Even if Bora-Bora is from sky vieuw the most beautifull of the all French Polynesia, I heard from 2 or 3 sailors I was talking with, that they did not like it so much; had bad feelings of being there, maybe it was just better in the previous; more friendly, safer…


Delivery twice per month in Makemo an atoll of Tuamot
I did buy a few pearls (those in the paper front) of the very friendly Fernand. In Manihi
Polynesians don't use sailboats but are very much for rowing. On the back a big container ship; i did speak at a bar for wifi with a crew from Polqand; the owner of the ship is a german company, it's as charter for an Australian firm, what use it to do Australia - San Farnciso; always same route, every second time it stops in Papeete.
Wall painting in Papeete
I did tug with sailing inside the atoll Two friends Fernand above with the pearls and Henry, with the fishes they did catch during 3 days; to save petrol, it was 12 milles, it took 3 hours to get back.

Wall painting in Papeete.
My Anchorage in the bay of Cook in Moorea, with tourist sight seeing boat on back ground, made style traditional.
Cycling in the center of Moorea

Loupy and Pinapple field in Moorea

vendredi 30 mars 2018

Manihi




D’un élan positif je me remets à l’écriture ; Oui, c’est que j’ai eu un cambriolage à bord ; j’y reviendrai plus bas.
Pour Les deux précédentes publications, je m’efforçais de valoriser les expériences afin que le positif l’emporte.  N’empêche que pour moi qui le vis, je doit encore subir du négatif avec 2018. Le pire n’est pas à venir j’espère LOL, je peux au moins en rire ; quand j’y pense. La chute de l’arbre en 2017, l’accident le plus grave qui me soit arrivé de toute ma vie.
Manihi est historiquement le premier atoll de la Polynésie à faire la perliculture, dont la technique de greffe fût importée du Japon. La chute des prix de la perle ont fait passer de 40 fermes perlières, il y à encore 15 ans à tout juste 5 aujourd’hui.
DU POSITIF ON A DIT !
Oui chef///
Le pacifique jusqu’ici porte bien son nom ; depuis le continent Chilien j’ai déjà tranquillement navigué 5700 Milles, ce qui équivaut à un aller-retour en Atlantique. Plus à l’Ouest l’océan pacifique porte peut être moins bien son nom ; vers les Philippines par exemple les statistiques indiquent de typhons toute l’année, donc même hors saison cyclonique.
Au départ de Valdivia, j’avais 250 litres de Gas-oil à bord, il m’en reste encore 160. Donc on a bien navigué à la voile. Approximativement 4% de la distance au moteur seulement. Principalement dans les atolls et près de côtes.
 Ma santé va bien. Toujours la santé en premier. Malade on se rend bien compte que sans elle, la vie n’a que peu de valeur ; il ne faut jamais l’oublier.
Loupy qui a 14 ans va très bien. Elle fait sa vie à bord à merveille. A terre elle à appris la diplomatie avec les chien autochtones souvent bien plus gros, afin d’éviter les bastons des chiennes possessives ainsi que les mâles fornicateurs porteurs de puces et de tics.
Quoi d’autres ? Joe va signer un bail avec un nouveau locataire ; qui a eu 1 mois de loyer gratuit en échange de réparations à faire, le zygoto précedent m’ayant laissé la maison dans un  état déplorable. Merci Joe.
LE CAMBRIOLAGE : on m’a volé mes 2 ordinateurs, un fusil de plongée sous-marine que j’avais acheté à l’ile de pâques, 3 bouteilles de rhum et 2 bouteilles de vin Chilien.
C’est  surtout le contexte de trahison qui fait que j’y repense trop. Je dois aussi corriger ma naïveté vers plus de méfiance et de prudence. C’est triste pour un village de quelques centaines d’habitants ou personne n’est ni pauvre ni dans la misère.
Autant le locataire qui m’a fait des coups tordus, était lié à moi par intérêt, puis est parti ; je n’ai donc pas cité son nom.   Par contre la crevure, fils de la femme police municipale Louis TETUA, qui veut s’affranchir chez les « bad boys » en me faisant des coups de pute. Même s’il m’a rendu un des ordinateurs volés, il a ensuite fait courir le bruit que j’ai introduit de l’ice (drogue chimique) pour me décrédibiliser et pour me faire passer pour nuisible.
Je venais de débarquer mon vélo lors de la soirée larcin, Louis,  Lionel et deux femmes (obèses sans charme) assis sur des glacières de bières le long de la promenade. Louis m’a interpelé pour discuter, je suis même allé chercher une bouteille de vin pour partager. A la tombée de la nuit je les ai accompagné une rue derrière ou se joue un jeu d’argent avec des dés dans une tasse.
 Un moment Louis me dit qu’il va prendre une douche chez sa cousine puis qu’il revient; lui-même habitant de l’autre côté de la passe. A ce moment très certainement au lieu d’aller se doucher, il est allé voler sur mon voilier avec 2 autres, m’a-t-on rapporté.
Une fois de retour, je trouvais curieux qu’il fasse des selfies avec moi en arrière plan, comme en prévision de prouver qu’il est resté avec moi. « Mon pot, qu’il me dit ».
Il m’a ensuite raccompagné au voilier, tout de suite j’ai vu la descente ouverte et les 2 ordinateurs manquants. Ce Louis à ensuite essayé de m’embrasser ?! Le baiser de Judas…
Le surlendemain, je faisais une patience sur l’ordinateur rendu, pour éviter de trop penser à cette histoire,  toujours à couple de la barge municipale, lorsque j’entends « il y a quelqu’un ?» Je sors en short, torse nu. Une dame et un grand costaud, se tiennent devant moi sur la barge, elle se présente comme la mairesse du village.
Directement d’un ton agressif, elle me dit qu’a peine débarqué de l’avion, on lui annonce que j’ai introduit de l’ace sur l’ile.
« C’est quoi de l’ice ? » je réponds. Haussant le ton un peu plus, elle me réplique « ne faites pas comme celui qui ne sais pas ce que c’est ».
«  ice ? C’est glace en anglais…de la cocaïne ? ».  De la poudre blanche dit sereinement le gros balèze à coté. Ils ne devaient pas savoir eux même ce qu’est l’ice; Je le sais depuis car j’ai pris des renseignements sur internet ; Ce sont des méthamphétamines, qui se présentent sous différentes formes, « ice ou glace » lorsque ce sont des cristaux transparents.
« Je ne veux pas de cette drogue sur MON ile qu’elle me réplique ».  Là je réponds que j’ai eu un cambriolage sur mon voilier, que ce doit être les voleurs qui font courir ces rumeurs pour me faire passer pour le bandit.
A madame Mireille Haoatai Liz, né le 11 janvier 1962, mairesse de Manihi, J’ai du lui répéter plusieurs fois la même chose, en précisant qu’elle ne m’écoute pas que je lui ai déjà dit trois fois ; que j’ai été cambriolé par ceux qui font maintenant courir le bruit que j’ai introduit de la drogue.
Une confrontation eu lieu à son bureau le lendemain matin 7H30. En présence des 2 personnes principales de la soirée Lionel et Louis, une adjointe et Mme Tetua Vahina policière municipale et mère du crapuleux Louis.
Lors de la confrontation elle a lu le mail que  Xavier Michel lui avait transmis. Il a une station Radio sailmail à Manihi, que je souhaitais visiter. Mme la mairesse puisque je ne vote pas dans SON village continue de s’en prendre à moi en disant que les écrits restent et que; je cite « je Salis l’image de la commune ». Elle en rajoute encore en disant que c’est fourbe de ma part d’accuser ceux qui gentiment m’ont invité à boire un coup avec eux. Ben voyons. Ci-dessous l’e-mail en question dont elle à lu à voix haute plusieurs fois certains passages lors de la confrontation:
Bonjour Xavier,

Malheureusement hier soir alors que je buvais et bavardais avec des locaux apparent sympas (Louis, Rio un peu de petit mafieux locaux finalement) l'un d'eux plus tard ; a trouvé moyen d'aller a bord du voilier pour voler 2 ordis et mon fusil de plongé;
Louis m'a rapporté un des ordis ce matin sans quoi je n'aurais pu vous écrire, ni naviguer.

En 4 ans de navigation dont presque toute l'Amérique du sud ; c'est le premier vol à bord.
Du coup je ne suis pas motivé pour rester ici jusqu'a votre retour.
Ce n'est pas grave, mais ça laisse un mauvais souvenir.

salutations

Johnny

Dans le village j’ai aussi rencontré d’autres personnes comme Fernand qui est à la fois boulanger, pêcheur et vendeur de perles. Ainsi que son ami Henri ; ils m’ont proposé d’aller trois jours au secteur comme ils disent ; une maison sur un motu (partie d’atoll), à 12 Milles de l’autre coté du lagon. Ce fût l’occasion de passer du temps avec des gens vraiment bien et intéressants. Nous y somme allés à 4 bateaux, moi en voilier, Fernand avec son hors-bord 15 CV, Henri que j’ai tracté ; ayant un moteur capricieux, et un jeune avec une belle vedette moteur 115 CV ; la journée ils partaient pêcher au fusil sous-marin, pendant que je profitais du coin paradisiaque pour me balader, et nettoyer le terrain.
On a aussi parlé, du village. J’apprends que Mme la maire à des fins électorales est ouvertement favorable à la légalisation du cannabis ; Le Paca qu’ils disent en Polynésie. Son mari fume toute la journée, les deux fils aussi, dont l’un est revendeur.
Je ne suis pas favorables à la légalisation du cannabis; la ou il y a plus de drogue, il y a plus de problèmes. Les vols sont plus courants à Manihi qu’ailleurs, et comme ceux qui se font prendre ne sont pas mis en prison, ils recommencent. L’un deux à même été pris 20 fois, sans jamais aller en prison.  Le laxisme va encore plus loin : A Saint-Malo le procureur a déclaré à la presse que si la délinquance était en pleine croissance sur Saint-Malo c'est signe que la ville est en bonne santé !!! On croit rêver.

RANGIROA
En partant de Manihi, je ne suis pas allé à Ahé l’atoll d’à côté, à cause des même soucis qu’à Manihi. Bernard Moitessier y a passé 1 ans, il a tenté d’y planter des arbres fruitiers et d’expliquer le compostage : Peut être, ont-ils trouvé plus intéressant de cultiver la ganja?
J’ai navigué facilement 100 Milles pour aller à Rangiroa, l’atoll le plus peuplé (2500 habitants) et le 2ème plus grand atoll au monde. Le premier étant Kwajalein aux iles Marchall.
Aussi pour déposer une plainte à la gendarmerie contre X pour vol et pour diffamation contre Louis et la mairesse.
Rangiroa à 2 grandes passes pour entrer dans le lagon, quasi exempte de patates de corail; j’y suis entré en même temps que le grand 4 mats de croisière qui s’appelle maintenant « Wind Spirit ». Illustrant le tourisme de masse, qu’il n’y avait pas jusqu’alors. On ne peut pas vraiment parler de Tourisme de masse, puisqu’il n’a que 100 000 touristes par an dans toute la Polynésie française. En cause le prix élevé des vacances, sans justifier autre chose que des cocotiers au bord  de lagons bleu turquoise, de plongées magnifiques et de fleurs dans les cheveux. L’idéal étant le voilier en couple ou en famille. Certains n’hésitent pas à utilisent entièrement les 3 ans auxquels on droit les ressortissants européens.

Voila, je suis maintenant à Papeete la capitale de la Polynésie française sur l’ile de Tahiti. Les polynésiens y sont aussi agréables qu’ailleurs malgré la concentration urbaine et automobile, qui rend généralement les habitants indifférents et stressés.