lundi 27 novembre 2017

Traversée jusqu’à l’ile de pâques.




J’étais en train de m’astiquer le poireau, lorsque – non pas celui-ci – mais une déferlante m’aspergea le groin.

Euh !? T’as pas autre chose à raconter sur ta traversée de 2 semaines jusqu'à l’ile de pâques ?

Bon, Je lisais un récit de navigation autour du monde, d’une famille sur un grand catamaran, stable, rapide, et tout ce qu’il faut pour roucouler de bonheur. Eh ben non ; pour eux, les traversées ont été longues et éprouvantes. Alors que justement les navigations 24h/24 uniquement a la voile au milieu des vagues et du vent, je trouve ça magique. Surtout que ce fût ma meilleure traversée océanique : Bonnes prévisions de vents, il a fait bon, 20-25°C, lecture, ordinateur, m’occuper de la marche du bateau, envoyer ma position à l’Armada Chilienne et quelques e-mails avec la radio BLU, me faire des thés et des bon plats à manger. Bien sur, le tout en compagnie de Loupy.

Et les 3 autres traversées océaniques? Pour la première qui fut d’aller du Cap Vert au Brésil, il y a eu trop de moteur pour passer la ZIC (pot au noir équatorial) et gâché par Kimberly, cette conne d’Américaine que je n’aurai pas dû embarquer. Ce qui m’a valu que je modifie mon parcours vers les Caraïbes pour la débarquer ailleurs qu’au Brésil. (Elle n’avais pas demandé un visa à l’avance, réciprocité du Brésil vis-à-vis des USA).

La deuxième fût l’Atlantique retour. Passer au pacifique par le canal de panama comme dans une machine de télé transportation ne me disais rien; et j’avais envie, de faire l’Atlantique retour. Ensuite recommencer vers l’Amérique du Sud, mais avec une descente complète du Brésil, puis l’Uruguay et encore l’Argentine jusqu’à tout en bas en terre de feu, (très content de l’avoir fait ainsi). Ce fût néanmoins une aventure exceptionnelle avec démâtage et construction d’un mat de fortune ; et au final j’avais atteint l’objectif de 15 jours entre Bermuda et l’ile de Flores. Cependant pas seulement à cause du démâtage à 200 miles des Açores, mais aussi que les conditions étaient trop musclées pour parler de traversée parfaite.

Ensuite la 3ème traversée de l’Atlantique quasi identique à la première, Cap Vert – Brésil. Cette fois jusqu' au Continent sans s’arrêter inutilement à Fernando de Norhona. Mieux que la première fois car tout a pu être fait à la voile, mais manquait que j’avais été trop a l’Ouest avant la ZIC. Du coup il a fallu tirer de bords devant Natales jusqu’à Joa Pessoa; Nous étions 5; Je n’avais pas vraiment apprécié de me sentir exclu de la vie a bord ; Elina et son couple d’amis jacassaient sans arrêt.

Donc cette fois-ci fut la bonne.

Avec Guadalupe on avait fait, et enregistré une chanson dans les canaux de Patagonie. La voici:
https://youtu.be/IhTKlLpvEpI

J’ai quand même eu UNE nuit d’emmerdements. Le genre de nuit ou tout s’y met, même la pluie alors qu’il n’y en a pas eu les autres jours. Je lisais justement dans un livre qu’il y a deux sortes de problèmes: ceux qui nous tombent dessus et ceux qu’on se crée soit même. J’ai eu les 2.

Celui que je me suis crée, fût d’avoir installé le spinnaker en fin d’aprèm. Le spi est une grande voile qui se gonfle comme un énorme sac pour des allures portantes jusqu’a force 4; c’est tout de même complexe à installer, faut rajouter un tangon, des écoutes, hale-haut, hale bas. Une fois inquiété par des embardées, des bruits suspects et par une probabilité de démâtage, au lieu de réfléchir a comment l’affaler dans la nuit sans précipitations malgré le vent fraichissant, par exemple de ramener la drisse vers l’avant et agir progressivement; j’ai affalé le spi d’un coup en pensant pouvoir le récupérer lors de sa chute, en tirant dessus. Sauf qu’il est parti directement dans l’eau. Tracté par le bateau le tangon cassa, d’un coup net, en plein milieu comme un spaghetti.

J’ai mis le bateau face au vent et remonté le spi a bord ; ouf déjà il n’est pas déchiré ni coincé dans la quille ou le safran.

Tant pis, pas grave, c’est surtout moi qui suis con, de m’être pris comme ça. Et de toutes façons étant seul je n’aurai pas du hisser le spi et encore moins d’aller me coucher comme ça.

Le spi tout mouillé je l’ai mis en boule dans le cockpit et les 2 morceaux de tangons dessus. Et au lit, on verra ça demain. J’ai donc continué avec la grande voile seule.

Mais au lit, j’entendais d’autres bruits suspects et des sensations inhabituelles ; Je ressors du lit ; et là je vois et entends le cognement du jeu à la barre du pilote automatique. Pour accéder au pilote auto, il faut enlever, le grand capot, la bouteille de gaz 15kg, des bidons de gas-oil, dévisser les nombreuses vises pour ouvrir la trappe, le tout avec le spi et le tangon cassé au milieu et la pluie qui s’y met.

Le verdict c’est qu’une des deux tiges filetées de la demi-lune qui serre sur la mèche de safran est cassée à l’intérieur. En gros, la pire merde en mécanique. J’installe le pilote de secours ST1000, (c’est un pilote tout en un, l’ensemble se fixe sur la barre, comme si on barrait à la main) et m’attèle directement a démonter la pièce pour envisager une réparation.

A 6 heures j’ai terminé, il faut encore le remonter, mais ça sera pour le lendemain, le pilote de secours fais son travail correctement.

Dans l’après-midi je hisse le spi sans tangon pour le sécher, puis 2 jours après je répare le tangon de spi en rivetant 4 pièces d’aluminium à l’intérieur, tenu par 44 rivets. Je n’ai plus remis le spi. C’était peut être un mal pour un bien
La nuit suivante j’ai fait un drôle de rêve, surement en rapport avec le tangon. Dans le rêve j’étais à l’intérieur de mon corps dans les intestins, puis je vois un gros vers qui passe, couleur rouge et rose avec nuances comme le reste du décor. Puis je me demande si le vers, est un élément normal, qui fait partie du corps, ou bien si c’est un parasite genre vers solitaire. Je demande d’ailleurs l’avis au copain à coté de moi, mais occupé avec son téléphone, il n’y prête guère attention. Puis je vois la fin du gros vers ( genre 4m de long par 8cm de diametre comme le tangon) avec un morceau de corde bleu et blanc à la fin. Et là, je me dis que c’est un parasite qu’il faut le tuer avant qu’il se barre. Mais trop tard il est passé à travers la paroi. Une fois à l’extérieur je me renseigne au près d’autres gens pour savoir ce que c’est, et s’il faut s’en inquiéter. (je n’ai pas eu de réponses)

Puis le matin du samedi 25 novembre à 220 milles de l’ile de Pâques, j’ai remis le spi, les conditions étaient, excellentes ; vent arrière Force 4 régulier, et surtout aucun grain a l’horizon, contrairement à la veille. Le but étant d’arriver avant la nuit sans stress 2 jours après.

Un grain (pour ce qui ne savent pas) est un nuage noir qui arrive avec une bonne rafale de vent, le tout souvent avec changement de direction, et dans la foulée une averse. Une fois passé le vent tombe en laissant une mer hachée. Puis au loin un autre arrive déjà. C’est casse couilles. Donc trafiquer au spi avec des grains non merci. Je vais quand même l’affaler pour la nuit : j’ai déjà préparé le retour de la drisse vers l’avant, histoire de faire ça correctement.

Tiens, je viens de remarquer, la même chose que pour la première fois hier : Des grandes zones de l’océan mauves, un joli bleu violet profond. Je me demande ce que c’est ; du plancton plus ou moins concentré ? Variations de salinité ? En tout cas sans rapport avec les nuages, car hier il faisait couvert et aujourd’hui soleil. Puis 2 jours après l’océan a entièrement pris cette couleur pourpre, lilas. Peut être es ce la couleur normale de l’eau du courant de Humboldt qui se réchauffe ? (courant qui remonte des profondeurs de l’Antarctique vers la surface le long de la côte Chilienne)

Après 10 jours de navigation en solitaire lors de l’Atlantique retour, j’entendais de la musique. J’en avais discuté avec Philippe de Wateville, (qui m’avait bien aidé pour fabriquer un mât provisoire avec celui cassé en 3 suite à mon démâtage). Et lui m’avait dit qu’après 10 jours aussi, mais qu’il entendait des voix.

Cette fois-ci la musique est apparu au 11ème jour ; de la musique plus mélodieuse et moins techno, avec des vocales. Ces sons existent vraiment, ce ne sont pas des hallucinations : A mon avis ça provient qu’à force de vivre avec les sonorités de vent, d’écoulement d’eau, divers craquements et petits cognements réparties du grave jusqu’aux aigus ; elles finissent par êtres interprétés comme de la musique, un peu comme si on entendait la radio du voisin à travers un mur.

13 jours à naviguer sans s’arrêter 24h/24, 3000 km sans voir aucun autre bateau, même pas sur le récepteur AIS ; parfois on y voit des navires invisibles à l’œil nu. Depuis 2007 tous les cargos et bateaux de transport de passagers ont l’obligation d’émettre ces signaux. Ce sont des informations digitales envoyés par ondes VHF, sur le cap, la vitesse, la position et le nom du navire. Pour les navires de plaisance c’est optionnel. J’en ai un qui est allumé en permanence. La nuit je ne fais aucune veille sauf près de côtes, ou il peut y avoir des bateaux de pêche. Je garde l’AIS (Automatic Identification System) avec alarme allumé, et le feu de tête de mat, qui est visible de très loin. Normalement je devrais avoir, non pas le feu de tête de mât, qui est le feu de mouillage, mais vert à droite, rouge à gauche et blanc derrière. S’il y a du trafic, j’allume le rouge et le vert aussi. Si en zones peu fréquentés je n’ai que celui de tête de mat, c’est pour plusieurs raisons : il est visible de plus loin et tout au tour ; consommation moindre et je ne suis pas dérangé par mes propres lumières pour voir au loin. Rajoutons que pour un cargo qui va 3 ou 4 fois plus vite, un voilier à 5 ou 6 nœuds est presque à l’arrêt.

Je garde aussi la radio VHF allumé sur le canal16, d’ailleurs à 100 Miles de l’ile de Pâques, un navire militaire chilien m’a réveillé à 6H30 en appelant directement « Amarante ». Il m’a posé les questions habituelles comme provenance, destinations et nombre de personnes à bord. Ce qui fût donc le seul navire à ce que je sache. En tant que militaires, ils se réservent le droit de rester furtifs, donc invisibles sur l’AIS. Mais eux m’ont vu (et c’est le but) puisqu’ils m’ont directement appelé par le nom du bateau.

ça y es je suis arrivé; (27°08’63 S, 109°26’15 W) j’ai mouillé l’ancre par 20 mètres de fond au plus près du bord de la limite des bouée roses que m’a indiqué l’Armada. La dernière fois que j’ai mouillée aussi profond ça doit être la rade de Villefranche sur mer, à côté de Nice. il est 2h de moins que le continent, j’avais conservé l’heure du Chili continental, ce qui me perturbait avec nuit noire a 8H et le soleil qui se couche à 23H.

Un seul autre voilier ; un ketch hollandais « Easter steam » MMSI 244 820 698  il part ensuite vers les fjords chiliens de la Patagonie. Puis en automne australe il remontera les fjords pour retourner au pacifique; j'étais passé lui dire bonjour avant de mouiller l’ancre, il venait de se réveiller, puis après il est passé me parler en annexe avec sa femme a bord. ca fait une semaine qu'ils sont ici, ils ont fait du vélo, aujourd'hui ils vont louer une moto pour une ballade complète de l’ile.

Allez ; je vais gonfler l'annexe, pour poser pied à terre et faire un selfie devant ces fameuse statues ; il y en à plus de 800… j’en vois une série au bord qui fera l’affaire.
petit port pour barques et l'annexe a Hanga Roa, la ville principale:
Lever du jour en arrivant a l'ile
Piscine naturelle.
Un des couchers du soleil, presque toujours un évenement dont on ne se lasse pas.
Elle est pas belle la vie? L'eau est de couleur legerement pourpre non?


Montage d'un foc sur tangon pour avoir un angle de vent plus au vent arriere sans que la GV dévante le genois; ca marche.
Chantier réparation du tangon.


lundi 13 novembre 2017

Robinson Crusoë


L’ile de Robinson Crusoë, (oui, oui elle s’appelle ainsi) est à 450 milles au Nord Ouest de Valdivia, elle fait partie de l’Archipel, Juan Fernandez qui comporte accolée la petite Santa Clara, et a 90 miles à l’Ouest l’ile Alejandro Selkirk, qui contrairement a ce qu’on peut lire sur internet, est habité par un petit village de pêcheurs de langoustes, spécialité lucrative de l’archipel. Cette ile aurait plutôt dû s’appeler Robinson Crusoë, puisque c’est le nom du personnage de fiction dont le véritable personnage s’appelait Alexandre Selkirk, qui lui avait vécu sur l’ile de Robinson Crusoë. (33°38′S 78°50′O)

Ayant récupéré les analyses d’anticorps rabiques de Loupy, en vue d’une entrée en Nouvelle Zélande et/ou Australie, j’ai pu enfin reprendre la navigation en haute mer. Pour les prévisions, manque de chance; alors qu’au moins la moitié du temps le vent est de Sud, je me retrouve avec des dépressions vent en pleine face, et d’autres variations complexes, qui ne laissent rien en vue avant 2 semaines.

En analysant tout ça, je vois une relative clémence des vents et qu’en spéculant sur les variations, je devrais arriver à faire cette distance en 6 ou 7 jours.

Le 31 octobre au soir, j’étais prêt à décoller pour le lendemain matin. MAIS ce qui me tracassait c’était la morsure de chien qui ne guérissait pas si bien ; d’autant plus qu’en lisant sur le sujet, je me faisais des frayeurs : On meurt en quelques jours s’il est enragé, les signes d’infections sont accroissement de la douleur, gonflement, rougeurs…Justement surement du fait que je venais d’extraire une partie noire au fond la plaie au couteau, ç’avait créée de tels symptômes. J’envois des messages a Lilly pour d’aller a l’hôpital le lendemain. Aussi qu’elle demande les carnets de vaccination au propriétaire et de ses putains de labradors, qui sèment la terreur en passant le portail d’entrée.

Lors d’une visite chez elle pour tout un week-end, j’avais pris Loupy avec moi afin qu’elle ne reste pas seule au bateau aussi longtemps. Je la tenais dans les bras pour la protéger de ces furies de Labradors. Surtout l’un d’eux, qui aboie avec une voix de caniche, et c’est celui qui m’a mordu. Un pincement à la cuisse m’a fait une belle blessure et douleur musculaire; déjà en convalescence je n’avais pas besoin de ça ; vas y que je boite de nouveau, et de la même jambe.

Donc au lieu de partir naviguer, le matin je prends le bus, puis passe chez Lilly, on prend un taxi pour l’hôpital public. Ce fut l’occasion d’y fêter Halloween ensemble : L’hôpital construit dans les années 80, qui a servi en continu sans rénovations, est en mauvaise état, les patients sont soignés et parquées dans le couloir a tour de rôle. D’après l’infirmière et le médecin, la blessure guérit normalement, ils me mettent tout de même une perfusion pour m’injecter de la pénicilline et un autre produit. Pendant cette durée, assis dans le couloir central, quatre carabiniers entrèrent avec un gars menotté la tête ensanglantée, on discute avec les uns et les autres, observent la vie a l’hôpital, et fait en sorte qu’on ne m’oublie pas...Au final j’ai le sentiment d’avoir été bien soigné, et il n’a pas fallu payer.

Retour au bateau a 14 heures. Je me fais larguer les amarres par le couple d’Américains septantuagénaires, qui jeunes ont fait le tour du monde avec un 27 pieds. Il me montra les mauvaises prévisions pour aller a Robinson Crusoë sur sa tablette. Face à mon intention d’y aller quand même, me dit simplement qu’ils sont trop vieux pour ça.

La marée descendante, me permit d’aller a 6 nœuds sur un filet de gaz, vers l’embouchure a la Ville de Corral pour faire le plein de diesel, et de remplacer la bonbonne de gaz de 15kg Chilienne par une pleine.

J’engage plein Ouest au prés bon plein, ce qui me permet de m’éloigner plus rapidement de la côte, sans trop taper dans le vagues.

Un grain le soir m’a fait réduire la voile, et prendre une bonne averse, j’ai ensuite conservé moins de voilure pour dormir.

Après 2 jours le vent tomba progressivement, les voiles se mirent a claquer de la houle résiduelle, j’enroule toute la voilure et fais 2 heures de moteur, puis l’arrête pour dormir. Au milieu de la nuit réveillé par trop de roulis, je constate un vent de 12 nœuds puis déroule toute la voilure pour faire du prés et de reprendre le sommeil.

La Radio BLU, avec le modem et toute l’installation qui va avec me permet d’avoir des prévisions de vents précises quand je veux. C’est vraiment ce qui me manquait pour ce type de navigations. HEUREUX.

Les prévisions au départ de Valdivia, ont par la suite été légèrement différentes, à mon avantage, et c’est après 5 jours et 10 heures que je mouille l’Ancre à minuit dans la baie habitée de l’ile de Robinson Crusoë. J’avais un peu de lumière du village, car sinon, de jour j’aurais d’abord été ancrer vers l’un des magnifiques endroits au Sud, d’autant que c’était calme.

Tout s’est bien passé lors de cette traversée, j’ai bien mangé, j’ai pu bien dormir, ce qui est important aussi. Il a fait bon, moins froid et moins humide qu’a Valdivia. NON Tout ne s’est pas bien passé : Le réservoir d’eau double peau neuf est déjà éclaté ; j’ai perdu 150 litres d’eau. Et même pas la peine d’essayer de le réparer.

L’ile est très jolie, avec de montagnes abruptes couvertes de verdure. Le village de 1000 habitants est en développement, ils ont même un petit hôpital tout neuf. Son école se remplis de cris d’enfants ; on sent la joie de vivre.

Etant le seul voilier je me fais rapidement remarquer, d’autant que je perds Loupy pendant 2 heures, ce qui m’a permit de connaitre beaucoup de monde.

J’apprends qu’en 2010 il y eu un gros tremblement de terre sur le continent qui eu pour conséquence un Tsunami de 15 mètres de haut, qui détruisit toute la partie basse du village et fit 16 morts. Depuis ils ont reconstruit. Le gouvernement n’autorise pas d’y habiter et ne dédommagera pas la prochaine fois.

Pour aller prendre l’avion de 8 places, il faut passer par la mer. Sinon par un chemin muletier. Hier il y a eu un temps magnifique ; l’occasion pour une randonnée de 2 heures jusqu’au col mirador de Selkirk, d’où en on voit l’autre côté de l’ile. Afin de protéger les nombreuses espèces endémiques, en plus de la complexité de parcours, il n’y a pas de projet de construire une route d’accès à l’aérodrome.

J’ai également rencontré un Américain de Chicago, chercheur de trésor depuis 15 ans sur l’ile. Il a une autorisation officielle et emplois 12 personnes pour retrouver les tonnes d’or que le gouvernement Mexicain a enfouis ici il y a deux siècles. (Pour plus de détails taper, « Juan Fernandes treasure » dans google m’a-t-il dit).

Demain, il me faudra environs 2 semaines pour naviguer les 1600 Milles, jusqu’à l’ile de Pâques. Ce sera avec des prévisions favorables; en vent de travers par 15 noeuds les premiers jours, puis grand largue.


Construction d'une creche.

Vue de la baie depuis le mirador de Selkirk version moderne reconstruite.

Content de pouvoir marcher normalement de nouveau.
Chemin amenage au parc pour observer les nombreuses plantes endemiques.

Vue de l'autre cote de l'ile du haut du col, ou doit se trouver la piste de l'aeroderome.



Le cimetiere

bien que encore froide les enfants apprecient.

Embarquement de vivres et affaires que la famille envoie vers les quelques habitants de l'ile de Selkirk. Celui-ci reviendra avec des langoustes a bord.

Explication geologique de l'archipel a la bibliotheque, seul endroit ou j'ai trouve intenet et d'ou je remplis les legendes (donc manque les accents)

photo d'une photo de l'ile de Selkirk; la micro-baie est mal abrite, mais peut etre j'y fais un tour apres 90 milles de navigation.

lundi 23 octobre 2017

Prêt à partir de Valdivia




De la vie privée des blogs de couples navigateurs, on apprend beaucoup de choses, comme ce qu’ils mangent et à quelle heure, mais pour le reste, on ne peut qu’imaginer qu’ils dorment blottis l’un contre l’autre et font l’amour à couilles rabattues dans des mouillages paradisiaques

DONC autant me démarquer en vous racontant mes histoires, (quand il y en a)... D'ailleurs des voyages on retient surtout les rencontres.

Lors de mon retour en France, j’avais en mission secondaire de me trouver une copine pour les 3 mois que j’y étais. Une relation simple et sympa, se voir quelques fois par semaine, un peu de plage-baignade, une sortie le soir de temps en temps, bavarder et un peu de tendresse. Le plan gagnant-gagnant sans prises de tête. Afin pas perdre de temps à draguer, (en plus j’aime pas), je voyais ça avec l’une des copines célibataires, que je connais, a qui je plais et qui me plaisent aussi ; en plus j’aime bien les voir et on rigole toujours. Rien n’a pu se faire, même pas un bisou. Ça illustre les mauvais rapports humains sur la côte d’azur qui gâche un peu tout (Ou moi qui n’entre pas de le moule qui va avec). Les touristes que j’ai pu guider lors de mon travail de chauffeur guide touristique, ne se rendent pas compte de ce désastre des rapports humains. Les apparences comptent avant tout, et les jalousies pourrissent inconsciemment la vie de toutes les couches sociales.

En arrivant fraichement a Valdivia il y a plusieurs mois; Avec Paly nous étions dehors en badaud sous une fine pluie, après avoir passé une bonne soirée musique live au « pero negro », on a également pu y découvrir la cueca, la danse spécifique du Chili. C’est alors qu’on a fait la connaissance de Lilly.

Elle était avec une copine à attendre le taxi dans la petite rue Esmeralda des sorties nocturnes. Quand je dis, attendaient le taxi, je devrais plutôt dire attendaient le moment de se décider à en prendre un. Il en passe tout le temps. Les taxis sont d’ailleurs étonnement peu chers. Mille pesos, une course dans la ville de jour comme de nuit, ce qui fait 1 euro 50. Par exemple devant la sortie des supermarchés, les taxis sont déjà devant prêt à embarquer les clients préférant retourner chez eux en taxi, plutôt que de marcher ou reprendre le bus, chargés de sacs.

Je ne sais trop comment on a commencé a bavarder, en tout cas nous sommes allé dans un bar juste a coté. Paly étant Argentine, la communication fut aisée ; au fil de la conversation on leur a proposé de voir le voilier et d’y boire un dernier coup. Le bateau était à ce moment à la marina de la ville pour profiter du centre plus facilement. Nous avons donc embarqué dans un taxi. Une fois arrivés, un peu saoul, j’avais du mal à compter les zéros du compteur. Je me disais vaguement « autant 10 000 ça fait cher, autant 1000 pas du tout ». Le temps que je fasse mes calculs, Lilly avait payé et c’est là que j’ai appris que ce n’est pas cher.

Par la suite nous avons maintenu le contact par whattsapp et messenger lors des 3 mois que j’étais retourné en France. Je ne me faisais pas de plans avec Lilly, n’étant pas particulièrement sous le charme. De plus une fois retourné à Valdivia, mon objectif était de faire les préparations, charger le bateau de courses, puis de naviguer vers l’ile Robinson crusoé et l’ile de pâques. Dans la pratique Lilly s’es montrée très disponible malgré qu’elle doive travailler comme secrétaire et s’occuper de 3 enfants. En fait pas trop a s’occuper car ceux-ci sont fraichement adultes donc ils sont autonomes, sauf Macarena sa fille de 22 ans avec son bébé de 8 mois qui habitent aussi chez elle. Macarena a un boulot de vendeuse de donuts. Le jeune papa qui travaille dans un supermarché, s’occupe aussi du bébé ; mais lui habite chez lui, ils ne veulent pas habiter ensemble.

Pourquoi se casser la tête ? ; coquette ; positive, sympa et disponible. Le surlendemain de mon arrivé, il y avait un autre barbecue pour le jour de la fête nationale ; en la raccompagnant au bus je me suis accroché tendrement a elle par amitié et pour la remercier d’être venu si vite. (Je ne l’avais averti qu’en fin de matinée pour le BBQ)

Puis je l’ai invité pour un week-end sur le fleuve avec nuit à bord. Elle m’a dit que c’était la plus grande aventure de sa vie. Le week-end fût froid, partiellement pluvieux et quasi sans soleil, mais ce fut l’occasion de faire le plein de gas-oil a Corral, et de sortir ensemble. Elle aime beaucoup se câliner, et moi aussi.

Chez elle est un appartement petit, je pense 33m², c’est un immeuble/cabane très bien placé dans la ville. Une maison typiquement chilienne, a structure bois, murs en contreplaqué, bradage en tôle et toiture en tôle aussi. Jamais de volets. A préciser qu’à Valdivia il y a eu en 1960 le tremblement de terre le plus fort jamais enregistré de 9,5. Son chez elle, est un séjour cuisine avec juste une table ronde et deux chambres. Les équipements modernes du bébé envahissent presque tout l’appartement ; poussette, parc, siège marcheur, chaise pour manger, transat, baignoire… Mais comme j’ai l’habitude du bateau, je ne me sens pas du tout a l’étroit. Et surtout comme dit plus haut, c’est très bien situé dans la ville.

Une relation classique implique, de faire des projets pour le futur, avec ce que ça a de contraignant n’apportant pas de bonheur immédiat, mais bien des complications; quand a une relation éphémère elle a d’autres défauts, comme du qu’en dira-t on ; et du manque d’implication. Notre relation les bons cotés des deux sans en prendre les défauts. On marche main dans la main dans la rue, la famille, les enfants sont au courant de façon tellement naturelle, et tout le monde est content. Lilly est aussi très généreuse, elle aime préparer a manger, et a veiller a ce que tout le monde se sente bien. Je l’apprécie de plus en plus et je suis content de l’inviter pour une sortie le soir ou pour un autre week-end en voilier sur le fleuve celui là très ensoleillé ; ce fut mémorable. Quand je vais chez elle, j’achète aussi a manger. J’aime bien m’occuper et me rendre utile, j’ai installé des étagères et fait de petites réparations.

Tant qu’a raconter sur la vie de Lilly: Le papa de la première fille (qui a déjà 3 enfants alors qu’elle n’a que 25, vit avec le mari en campagne) est parti 1 an après la naissance du bébé.il n’a jamais payé la pension ridicule de 25 euros par mois, a même plus tard reapparu pour voir la fille, ce qui lui fut de bon sens refusé. Le géniteur des 2 autres, dont Maca, et Edouardo 20 ans, est lui aussi parti, puis peu de temps après est décédé d’une crise cardiaque.

Puis plus récemment elle vient de terminer une relation de 13 ans par celui que je surnomme philipps, car il était représentant chez Philipps lorsqu’il l’a dragué au grand magasin ou elle travaillait comme secrétaire. Grand magasin au centre de la ville qui a pris feu, laissant 200 employés au chômage. Philipps habite à Conception une ville a une centaine de Kilomètres au Nord. Il n’est jamais allé chez elle, monsieur d’un standing plus élevé allait a l’hôtel lorsqu’il venait a Valdivia, ils se voyaient environs 2 fois par mois et lors des vacances. La famille de Lilly ne l’a quasiment jamais vu. Lilly m’a dit avoir beaucoup pleuré cette rupture, mais je l’ai rassuré en disant qu’elle n’a rien perdu, mais lui oui.

Comme la marina est à 8 km de la ville et que j’ai beaucoup de courses à charger dont surtout des bouteilles d’alcool. L’objectif maintenant, atteint était d’avoir 100 bouteilles ; surtout vin et Rhum. Une partie sera vendue aux Gambiers (Sud-Est polynèsie française) ; ou j’arriverai après l’ile de pâques. Pour aller en ville, Je prends de bus n°20 qui passe tous les 10 à 15 minutes, par une jolie route bordée de plans d’eaux. Comme je doit me ménager, ayant encore a récupérer de mon accident. J’embarque avec la valise à roulettes pour transporter ces courses qui sont très lourdes à chaque fois;

Si je suis encore à Valdivia, ce n’est pas tant pour faire les courses, ni ma relations avec Lilly, pas plus les préparations du bateau d’ailleurs, mais des analyses de sang de Loupy, qui n’arriveront que le 30 octobre, d’un laboratoire gouvernemental. Ces analyses sont à faire entre 3 mois et 2 ans pour entrer avec un animal domestique en Nouvelle Zélande.

Comme préparations, j’ai commencé par installer la radio HF, le modem et l’antenne qui va jusqu’en haut du mat; également sa boite d’accord dans un coffre et passer tous les câblages. Ce system n’est pas a la portée de tout le monde à installer. Pas a la mienne non plus d’ailleurs. C’est Christof un ami passionné de radio amateur, qui vit sur son voilier Dana 2 au port de Beaulieu sur Mer; qui m’a convaincu, puis aidé a tout commander. IL a encore fabriqué, l’antenne, préparé tous les câblages, soudé un composant Bluetooth dans le modem ; et pour finir essayé sur son bateau et installé le logiciel de téléchargement de fichiers météo sur le petit PC que je venais d’acheter pas cher.

Deux panneaux solaires supplémentaires, tout un tas de petites choses ; Puis je me suis attelé a en finir avec l’eau dans les fonds : j’ai trouvé pas moins de 3 sources de fuites. Autour d'un boulon de quille, un collier de serrage d’alimentation d’eau et le ballon d’eau chaude qui fuyaient. J’ ai passé plusieurs jours, à éponger, nettoyer, sécher, colmater ; puis recommencer.

Après l’Europe, le continent que je connais le mieux est l’Amérique du Sud ; j’aime beaucoup, grâce a ça je, parle assez correctement l’Espagnole. L’islam est totalement inexistant et c’est pas plus mal. Comme particularités, je remarque que les prix dans les supermarchés sont plus chers que chez les petits commerçants. Ces pays soit disant latino machos, ont pour les femmes certains avantages qu’on n’a pas en Europe. Par exemple pour le Chili et l’Argentine (que je sais) la retraite est à 60 ans pour les femmes alors qu’elle est de 65 ans pour les hommes.

J’ai hâte de partir naviguer, Je vais pourvoir apprécier de naviguer seul ; d’autant que tout ce temps supplémentaire a Valdivia m’a permis de tranquillement continuer ma convalescence. Allez ; bientôt le Pacifique, puis si tout va bien, de l’autre côté des nouveaux continents l’Océanie et l’Asie.
Une biére et une salade a la fameuse brasserie Kunstmann de Valdivia avec Lilly.
Valdivia avec l'hotel Dreams en arriere plan
La vue de chez Lilly
J'avais bien aimé ce groupe et le DJ apres aussi...mais ca commence tard.
Ca en fait des radios, 4 VHF, La grosse radio est une HF icom 718 avec son modem pactor scs usb
A l'interieur de Alwoplast ou j'ai le voilier au petit ponton ainsi que Heinz l'allemand de 76 a Gauche et Michael le suedois a droite (avec sa femme) ici il sont au début des tra pourvaux refaire entierement un safran pour son grand Bavaria. il l'a cassé dans les canaux de patagonie; la marée avait baissé et sans qu'ils s'en soit rendu compte le safran a été trés abimé contre les rochers la nuit du mouillage.
A droite et a gauche 2 panneaux solaires supplémentaires de 100w.
Pour la premiére fois j'ai tésté mon kit transvasage. D'une 15 kg chilienne vers une 3kg butagaz.
Le magnifique week end avec Lilly et Loupy; plaisance quasi inexistante,on a meme vu un gros sanglier traverser la riviere a la nage le soir.
Un pick nick dans les parrages du mouillage.
Les saussisses grillés a la facon scandinave.
Chemin forestier de l'isla del Rey, entierement planté de grands eucalyptus.
Le lendemain on a changé de mouillage,
Bien qu'il fonctionne, cétait l'occasion de remplacer l'ancien alternateur (120 euros).
Voila comment c'est sous l'évier, 2 pompes une d'eau douce et l'autre que j'ai rajouté a Trinidad, pour avoir l'eau de mer a l'evier directement.
sechage d'un passage sous varangueau séche cheveux, pour collmatage d'une fuite difficile d'acces.
photo prise hier, ce parc on le voit de la fenetre de chez Lilly
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dimanche 8 octobre 2017

Retour à Valdivia

C’est donc avec mes deux valises a roulettes récupérées aux poubelles, en bas de chez moi, comme par destin, que mon voisin Roger m’a conduit à l’aéroport. Le bassin fracturé en cours de guérison et le poignet avec une attelle, j’arrive à l’embarquement iberia en boitant. La femme de l’enregistrement m’a demandé quand es ce que je reviens ?; j’ai répondu « Je reviens pas »…C’est dingue comme tout fini par peser : 18 et 32 kilos de bagages. Radios HF, VHF, câbles d’antennes, sacs sous vide, un pilote auto de secours ST 1000 neuf, le réservoir a eau souple de 150 litres… Bon, je ne vais pas vous faire la liste complète ; au total pour plus de 3000 euros d’achats, afin de voguer avec serenité sur l’immense océan pacifique.

Jusqu'à Madrid l’avion est un CRJ 1000 long et étroit avec 2 réacteurs fixées a l’arrière de la carlingue, on y embarque par son propre escalier qui sert également de porte une fois remontée ; comme j’étais bien en avance j’ai pu avoir un siège hublot pour les deux vols. Ensuite a l’aéroport de Madrid, malgré 9 heures d’attente (étant en convalescence hors de question d’aller faire un tour en ville), j’ai pu apprécier la tranquillité en contraste avec le stress environnant de la cote d’azur. Le temps est passé assez vite grâce à mes sandwiches préparés a l’avance, et la wifi.

A minuit heure de l’embarquement, je serai bien allé me coucher, plutôt que de me retrouver coincé au fond d’un gros Airbus A340-600 plein à craquer. Tellement chargé que je me suis demandé s’il allait arriver à décoller avant la fin de la piste.

J’ai souffert de ces 13 heures de vol ; j’avais très mal a la hanche, j’ai même failli aller m’allonger au milieu du couloir tellement j’en pouvais plus.

Une fois a Santiago ; j’ai bien eu mes deux valises. A la douane, on les pose sur un tapis roulant qui les scannent ; y a même des chiens renifleurs. L’interdiction concerne surtout l’importation de produits frais. Une douanière m’a demandé d’ouvrir la valise mauve; en me demandant s’il y des objets métalliques, des appareils éléctroniques. De l’intérieur d’une chaussure j’extrais les palles de l’hélice bec de canard, que j’avais prises avec moi, en vu d’en faire fabriquer de 17 pouces au lieu de 15. Et puis c’est tout…. Je n’ai pas eu a ouvrir la grosse valise rigide que j’avais scotché, cellophanée et même vissée, pour pas qu’elle s’ouvre lors des manutentions. Valise qui a ensuite rejoint les poubelles à Valdivia, car trop volumineuse dans le voilier. En Uruguay ou en Argentine, les douaniers m’auraient très certainement racketté à cause des fortes taxes d’importation, que le Chili ne pratique pas.

Bon l’avion OK, reste à faire les 800 km de bus jusqu'à Valdivia. D’abord le bus pour arriver jusqu’au terminal longues distances en ville. MAIS c’est un long weekend de 4 jours avec fête nationale le 19 septembre ; TOUS les bus pour Valdivia sont complets. Pff, on peut pas penser a tout…je fini quand même après avoir demandé un par un,aux guichets des nombreuses compagnies, par trouver un bus pour Valdivia. Ensuite a la consigne pour laisser les 50kg de bagages, le bus ne pars qu’a 23H30…Même la consigne est pleine, ils ne peuvent me garder QUE la grosse valise. Il est 10H30 du matin ; Ou vais-je aller? Comment me reposer et patienter jusqu'à tard le soir ? il fait trop froid pour rester dehors immobile.

Je suis fatigué ; j’ai mal ; c’est une grande ville faut faire gaffe ; passeport, cartes de crédit, du liquide, une valise a roulette typique de touriste, je suis dans la merde si je me fais braquer. Je vais vers un resto, pour patienter avec bière et wifi…pas de wifi et pas ouvert encore…finalement je vois un petit hôtel ou ils font quelques travaux qui me laissent une chambre pour jusqu’au soir (25€). OUF ca fait du bien, une douche et dodo direct. A 15 heures je vais au resto type populaire mais correct j’y ai bien mangé. Puis retour a l’hôtel.

Le soir tout le terminal est débordant de monde, bien plus que la journée ; on ne peut quasiment pas circuler. La majorité des longs courriers se font de nuit. Ces bus sont confortables, rien a voir avec l’avion, les sièges sont grands et larges, 3 rangées au lieu de 4 d’un bus normal, et on peut bien pencher le siège, WC a bord.

Une fois arrivé le matin a Valdivia, il fait bon et un soleil radieux ; je prends un taxi jusque la marina ; je retrouve Loupy je suis tellement content qu’elle va bien. Un barbecue est organisé dans l’après midi par Michael l’Australien, sa femme et d’autres. Encore une bonne surprise.

Et pour terminer les bonnes surprises l’Amarante va bien, la coque est nickel grâce a l’eau froide et douce du fleuve ; du moisi a l’intérieur, mais ça je le savais, on m’avait averti, et recommandé d’installer un déshumidificateur, qui se branche sur le secteur.

Heureusement, que le barbecue n’a pas été gâché par les mauvaises surprises que je n’ai vu qu’après : LE MOTEUR D’ANNEXE A DISPARU ; et le moteur diesel du voilier ne démarre plus.

La soirée, je trafique et insiste a essayer de le démarrer, il a pourtant failli quelques secondes. Je me calme ; vais me coucher ; il faut laisser recharger la batterie. Le lendemain celui-ci démarre après qu’une bonne heure de chauffage soufflant lui fasse remonter la température. Le moteur avait froid.

Pour le moteur d’annexe Johnson 2 CV, il faudra encore me faire du mauvais sang 3 jours, jusqu'à la reprise du travail d’Alwoplast qui fabrique des catamarans, dont l’activité secondaire est une mini marina avec un ponton pour voiliers…Ils avaient dévissé le moteur du support puis rangé a l’intérieur de l’atelier pour pas qu’on me le vole, c’est gentil. J’étais vraiment content. C’est pas comme en France que t’en trouve un d’occase vite fait bien fait, a tarif raisonnable. J’avais d’ailleurs commencé à regarder sur Yapoo.cl, le bon coin chilien, Eh ben, c’est bien simple, il n’y a que très peu de moteurs disponibles, a la fois chers et pas du tout de 2 a 4 CV. (Loupy était gardé par Marcello, le responsable de la marina Yaté club la Estancilla, juste à coté).

Ce retour a Valdivia, date d’il y a 3 semaines maintenant, d’ici quelques jours je fais une nouvelle publication de ce que j’ai fait a Valdivia, de mes préparatifs et rencontres ici. 

Un selfie devant l'aeroport de Nice:
L'interieur du CRJ 1000
L'aeroport de Nice apres le décollage
A10 Minutes apres le décollage on passe au dessus de l'ile de Porquerolles, La presqu'ile de Giens d' Hyeres ou j'ai acheté remis un mat. Qui était aussi le port de départ avec Patrice, Joaquim et Elina, le 13 Février 2016.
Le CRJ 1000 construit par Bombardier d'ou je suis descendu a Madrid.
A l'aeroport de Madrid
Les tables pour recharger les portables et ordis.
20 Minutes avant d'atterir a Santiago, on passe par dessus la cordillere des Andes.
Le Terminal de bus, avec un grand drapeau Chilien. Ils aiment bien avoir leur drapeau de partout, pas seulement en periode de fete.
Le terminal de bus.
Le quartier du terminal, et le resto ou j'ai mangé
L'Amarante tel que je l'ai retrouvé.


Quelle belle journée, En plus un BBQ avec d'autres navigateurs et Loupy, qui a vecu ici 3 mois en mon absence.